lundi 26 juin 2017

GA 10

Le radar GA 10 (Thalès) est l'une des réponses appréciées de militaires face aux attaques menées par les djihadistes au Mali contre les camps de la Minusma ou de Barkhane (ainsi le 1er juin dernier). Celui-ci détecte roquettes, obus, missiles et donne l'alerte quelques secondes avant l'impact. Il y a quelques jours, cette technologie a ainsi permis de sauver plusieurs dizaines de vie au Mali.

samedi 24 juin 2017

Florence Parly à la cérémonie d'hommage à Albéric Riveta

La nouvelle ministre des armées participera mardi 27 juin à Pamiers (Ariège), à l'hommage qui sera rendu au parachutiste Albéric Riveta (1er RCP), décédé accidentellement dans la nuit de dimanche à lundi au Mali, lors d'une opération aéroportée. Le général Jean-Pierre Bosser, chef d'état-major de l'armée de terre et le général Bellot des Minières qui commande la 11ème brigade parachutiste (Toulouse), accompagneront à cette cérémonie Florence Parly.

jeudi 22 juin 2017

Duo inédit à la Défense

Les variations saisonnières de la politique ont propulsé deux visages nouveaux et inattendus. Celui de deux femmes. Florence Parly devient ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq, secrétaire d'Etat. La première, "budgétaire" de Lionel Jospin à Matignon (1997-2000) devint secrétaire d'Etat (Budget, 2000-2002). Florence Parly a ensuite intégré le monde de l'entreprise (Air France, SNCF). Elle avait tenté, en 2002, sa chance au législatives dans l'Yonne (1ère circonscription) mais avait été battue par Jean-Pierre Soisson. La seconde, landaise, médecin allergologue a été conseillère régionale d'Aquitaine (2004-2015) et est maire de Mont-de-Marsan depuis 2008. Elue (MODEM) dimanche à l'Assemblée, elle s'apprêtait à découvrir la Palais-Bourbon. Elle devrait s'occuper des anciens combattants et de la mémoire.

mercredi 21 juin 2017

Fête de la Musique

@HW
Aubade, en cette fin de matinée, de la musique de la Garde républicaine dans la cour d'honneur des Invalides, à Paris. Au milieu des touristes.

lundi 19 juin 2017

Célébration, hier, du 77 ème anniversaire de l'Appel du 18 juin

@ Pierre-Marie Giraud
Quatre Compagnons de la Libération, Fred Moore, Daniel Cordier, Claude Raoul-Duval et Hubert Germain ont participé, hier matin, au Mont-Valérien (Suresnes, Hauts-de-Seine) à la cérémonie marquant l'Appel à la résistance lancé par le général de Gaulle, à Londres, sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940, après la capitulation face à l'armée allemande. Emmanuel Macron et Sylvie Goulard, ministre des armées, étaient présents à cet anniversaire instauré en 1960 et auquel ont participé, sauf circonstances exceptionnelles, tous les présidents de la Vème République. Comme à Oradour-sur-Glane, le 10 juin, plus d'un demi-millier de jeunes avait été invité.
Près de 1000 otages et  résistants ont été fusillés par les nazis, entre 1941 et 1944, au Mont-Valérien, devenu lieu de la mémoire nationale.

dimanche 18 juin 2017

Mort accidentelle d'un parachutiste au Mali


Albéric Riveta, 1er régiment de chasseurs parachutistes (Pamiers, Ariège) a été blessé cette nuit en touchant le sol lors d'une opération conjointe menée avec les forces maliennes dans la région Tarikent (centre du pays). Transporté par hélicoptère, ce chasseur de 1ère classe est décédé peu après son arrivée à Gao. Plusieurs autres parachutistes ont, également, été blessés dans les mêmes circonstances ont annoncé en fin de soirée L'Elysée et le ministère de la défense. Né en 1994 à Papeete (Polynésie), Albéric Riveta s'était engagé en octobre dernier. Il était arrivé lundi à Niamey (Niger) afin de participer à l'opération Aquila au Mali (lutte conjointe contre les groupes terroristes.)

lundi 12 juin 2017

La 13ème DBLE et le souvenir de Bir-Hakeim


Le colonel Percie du Sert remet au commandant de la 4ème compagnie son fanion
 A l’occasion du 75ème anniversaire de la sortie de vive force de Bir-Hakeim, la 4ème compagnie de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère a reçu, samedi, son fanion dans les jardins de l’Ordre de la Libération, à Paris. Cérémonie qui s’est déroulée en présence d’Hubert Germain, dernier officier vivant de la 13, ayant participé à la bataille de Bir Hakeim et l’un des onze derniers Compagnons de la Libération encore en vie. 
 
Hubert Germain (photos Fanny Baldi)

Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, Bir Hakeim est évacué par les hommes de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. Les légionnaires de la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère participaient à cette "sortie de vive force". Les noms des 96 Compagnons de la Libération de la 13ème DBLE, ont, ensuite été appelés dans la cour d’honneur.


samedi 10 juin 2017

Emmanuel Macron et la mémoire d'Oradour-sur-Glane

Lorsqu'il s'est approché, à 11h15, de l'esplanade où il allait prononcer un discours, Emmanuel Macron était entouré de quarante enfants, parmi les cinq cents présents, venus de huit académies. Il sortait de l'église d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), où une partie des 642 hommes, femmes et enfants ont été tués par les SS de la division Das Reich, le 10 juin 1944. "Une journée comme celle-ci" a commenté Robert Hébras, dernier survivant, qui avait accueilli le candidat Macron, le 18 avril dernier. Celui-ci, lui avait promis de revenir s'il était élu. 
@ HW
Si le président de la République a souhaité que des enfants et des adolescents assistent au 73ème anniversaire de ce massacre (247 ont péri) c'est "pour que la mémoire soit transmise dans sa substance par la vision des ruines, des tombes, des noms". "Ce soir" leur a dit le chef de l'Etat, "vous serez des témoins et vous serez devenus à votre tour des passeurs. Mais vous serez bien plus encore, car Oradour n'est pas seulement un drame de guerre, ce n'est pas seulement une épouvantable tragédie. Oradour est un scandale, un scandale absolu." Appelant ces jeunes témoins à la vigilance, il leur a rappelé que "tout recommence et tout peut recommencer." Citant le Rwanda, l'ex Yougoslavie, la Syrie. "La barbarie dès qu'elle le peut se reforme (...) Parfois, c'est chez nous que resurgit la bestialité infâme."

mercredi 7 juin 2017

La réponse aux questions

Le conseil de défense qui s'est réuni ce matin, avant le conseil des ministres, autour du président de la République, a décidé la création d'un Centre national de contre-terrorisme. Celui-ci sera intégré au sein de la Coordination nationale du renseignement (CNR), appelé jusqu'ici Conseil national du renseignement et créé en 2008. Ces deux organismes seront dirigés par un préfet, Pierre Bousquet de Florian qui fut, entre 2002 et 2007, responsable de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Comme lui, deux autres anciens élèves de l'Ecole nationale d'administration devraient être appelés à diriger la DGSE et la DGSI. Le diplomate Bernard Emié, actuellement en poste à Alger, devrait avoir en charge la Direction générale de la sécurité extérieure. Quant au préfet de police de Marseille, Laurent Nunez, il devrait devenir le patron de la sécurité intérieure. 

mardi 6 juin 2017

16h50, quartier Notre-Dame de Paris

@ HW

Oublions l’idée d’un service militaire

Durant la campagne présidentielle, beaucoup de candidats ont évoqué le défunt service militaire, supprimé en 1997. Elève d’école de commerce (Neoma, Rouen), Thomas Carbuccia, dans son mémoire de fin d’étude, s’est interrogé : peut-on revenir au service militaire ? Voici résumées dans cet entretien, ses réflexions.

Le Service national est bien en 2017 un fantasme ?
Le service militaire est une idée maintenant lointaine selon laquelle il offrait un brassage social des populations, une formation citoyenne permettant d'inculquer un niveau minimum de savoir-vivre, savoir-être, voire des bases d'un métier (souvent manuel) et l'amour de la patrie. Cette idée que l'armée forme, éduque la nation et favorise la cohésion nationale était encore vraie dans les années d'après-guerre. Mais rapidement des mesures ont été mises en place pour limiter celui-ci, limiter les contingents. Pourquoi ? Le contexte géopolitique avait changé. Temps de paix, évolution de la doctrine des armées, professionnalisation, plus besoin de "chair à canon"… Le modèle du service national universel (pour les hommes) et obligatoire n'était plus tenable. Cependant, l'idée persiste et revient dans le débat politique lors de chaque élection.

L'armée jouit d'une forte cote de popularité, d'une bonne image auprès de la population française…
L'armée est efficace, elle sait régler des situations de crises même si ce n'est pas son cœur de métier. Le rôle de l'armée est avant tout, la défense de la nation (de ses intérêts et de sa population) par les armes. Le rôle social, d'éducation n'est pas prioritaire. Paradoxalement, il est réel et l'armée ne peut s'en détacher. Général Alain Bouquin : "il ne peut y avoir de bonne défense sans cohésion nationale." (1)
Si l'idée du retour au service national obligatoire revient sans cesse, c'est bien que des crises subsistent, c'est qu'il y a un besoin. Crise du politique, crise des chefs, crise des valeurs, crise de la jeunesse (des jeunes défavorisés en décrochage...). Crises sociétales auxquelles s'ajoutent la menace terroriste et l'Islam radical. Ces crises plus ou moins latentes entretiennent la chimère d'un service national comme étant la panacée. L'armée est efficace et permet d'apporter un cadre, des valeurs, tout comme l'engagement citoyen associatif mais avec un petit quelque chose en plus. La famille et l'école républicaine ne joueraient-elles plus leur rôle d'intégration et de cohésion ? 
En outre, pour des raisons essentiellement financières, le retour au service national universel (autrefois 400 000 garçons par classe d'âge, aujourd'hui 800 000 filles et garçons) est impossible. En outre, l'armée a comparativement aux années 1990, beaucoup moins d'infrastructures et d'effectifs, elle peine à maintenir les qualifications des soldats, elle est sur déployée (opex + Vigipirate + Sentinelle). A coût de milliards et de temps, tout est possible, mais Emmanuel Macron ne possède ni l'un ni l'autre. 

Donc ?
Ne soyons pas pessimistes. Il existe de multiples organismes qui permettent aux jeunes en décrochage de s'en sortir, et, à celles et ceux qui le veulent, de s'engager. Afin d'agir de manière rapide, efficace et à moindre coûts, commençons par développer ce qui existe : SMA, SMV, EPIDE, la réserve (augmentation actée et en cours), le service civique (véritable réussite du quinquennat de François Hollande). Il s'agirait donc de s'appuyer sur cet existant (qui fonctionne) et d’en augmenter le volume. Contrairement aux idées reçues, les Français sont prêts à s'engager pour diverses causes. Or cet engagement est généralement court mais intense, contrairement à un engagement faible mais sur la durée. Il faut donc multiplier "l'offre d'engagement" (militaire, associatif, humanitaire…). C'est la multiplication de plusieurs actions dans lesquelles chacun va se reconnaître et s'investir que viendront les évolutions. Il serait relativement simple et peu coûteux de stimuler des projets (théoriques et pratiques), de petits stages citoyens, dans le cadre de la scolarité (faire passer la Journée défense et citoyenneté de un à trois jours par exemple). L'idée clé serait la proximité (s'inspirer sur service national en Suisse). Des réservistes ou des civils ayant reçu une formation spécifique pourraient donner des instructions théoriques (conduite à tenir en cas d'attaque chimique ou attentats, par exemple). Les organismes militaires et les organes des zones de défense (protection civile, pompiers, gardes forestiers), gendarmes et policiers, pourraient organiser des exercices de défense en fonction des besoins et enjeux des régions. Les jeunes pourraient participer aux exercices de simulation. Ce serait donc une "jeu gagnant-gagnant". Facilitant le maintien des qualifications pour les professionnels et impliquant les jeunes dans une action citoyenne et ludique. 

Donc il ne faut plus que les politiques ressortent le service militaire lors des campagnes électorales ?
Je vous l’ai dit, on ne reviendra pas au service national obligatoire. C'est impossible dans le contexte actuel. Un mois serait une aberration car outre le coût faramineux, il n'y aurait aucun avantage pour l'armée. Celle-ci a la capacité d'inspirer et d'impulser des projets afin de renforcer la cohésion nationale. Ce n'est pas son rôle premier, mais grâce à un renfort massif des réservistes, le lien entre armée et société civile pourrait être stimulé. Laissons tomber les grosses révolutions, les gros chantiers coûteux et longs. Il faut se concentrer sur l'existant qui fonctionne et l'adapter aux reliefs, aux climats et enjeux des régions et départements. En d'autres termes, il s'agit de proposer un "système complet" d'engagement citoyen, du volontaire et de l'obligatoire (à travers l'école), des actions interministérielles, développer la proximité et cibler les jeunes en décrochages car eux aussi sont l'avenir de notre nation. Alors que la menace plane sur la France, que la politique évolue (fin du clivage PS / LR), une dynamique de changement est "en marche". 

(1) ancien commandant de la Légion étrangère.

lundi 5 juin 2017

Georges Delrieu

Qu'est-ce qu'un héros ? Quel niveau de vaillance permettrait d'entrer dans cette catégorie ? Si mes confrères usent et abusent de ce substantif, je suis réticent dans son emploi. Retournons-nous vers une définition qui permet de fournir de repères : " combattant (e) remarquable par sa bravoure et son sens du sacrifice." Celle-ci peut réunir les hésitants. Héros ou pas, voici raconté un destin de combattant de la Seconde Guerre mondiale dont nous pourrions célébrer aujourd'hui, le soixante treizième anniversaire de sa mort, le 5 juin 1944 ; celui de Georges Delrieu.
Celui-ci naît en 1919 dans le Tarn-et-Garonne mais rejoint très vite le Maroc où ses parents s'installent. Doué pour le football, il évolue avec l'Olympique Marocain, club avec lequel il est champion du Maroc en 1936 et champion d'Afrique du Nord, l'année suivante. Il a vingt ans en 1939 et signe en mai un contrat professionnel avec le Racing Club de France (Paris). En novembre, il est mobilisé. Il refuse la débâcle et le 21 juin 40, embarque à Saint-Jean-de-Luz sur le Batory, bâtiment polonais  à destination de l'Angleterre. De Londres, il écrit neuf jours plus tard à ses parents, à Rabat : " Je suis maintenant ici avec les Français qui ne jettent pas le manche après la cognée et qui n'acceptent pas un tel sort pour la France, nous allons former un corps français et nous battre avec les Anglais qui seuls peuvent désormais nous sauver. Et croyez-moi, le temps sera peut-être long, mais la victoire viendra. Heureusement que des chefs comme le général de Gaulle restent encore. L'honneur n'est pas tout à fait oublié.
Engagé dans les Forces françaises libres, l'aspirant Delrieu prend part à l'expédition de Dakar et à la campagne du Gabon. Il a été affecté au 1er bataillon de marche de tirailleurs de l'Afrique française libre (BM 1). Dans sa biographie, à l'Ordre de la Libération, figure cette anecdote : " le 1er novembre 1940 lorsque, de nuit, une pirogue coule avec 7 tirailleurs à son bord. Sans hésiter, il se jette à l'eau pour les secourir et parvient à en ramener deux qui se noyaient."
C'est ensuite, le Cameroun, l'Egypte, où le chef de section Delrieu se distingue à El-Alamein (octobre 1942), pendant les combats en Tunisie (1943) et en Italie où il a débarqué en avril 44, avec la 1ère Division française libre. Le 5 juin 1944, à la tête de ses hommes, Georges Delrieu tombe à Ponte Lucana, lors d'un corps à corps avec les Allemands. Il sera fait Compagnon de la Libération, le 20 novembre 1944.

dimanche 4 juin 2017

Un Français tué dans l'attentat de Londres

Le ministère des affaires étrangères vient de l'annoncer, en cette fin d'après-midi. Un Français figure parmi les sept personnes tuées au cours de l'attaque menée par des terroristes, hier soir, dans la capitale britannique. Sept autres Français sont hospitalisés. On compte quarante huit autres blessés. "Un Français est porté disparu" vient de préciser Jean-Yves le Drian, le ministre des affaires européennes et étrangères.

jeudi 1 juin 2017

Des soldats français blessés au Mali

Des tirs de mortier ont été dirigés ce matin, vers 8h40, contre le camp de la Minusma (ONU) à Tombouctou (Mali), vient de préciser le porte-parole du ministère de la défense. Un obus est tombé à proximité de l'emplacement des soldats de l'opération Barkhane. Plusieurs militaires français ont été blessés dont un grièvement. Celui-ci aurait été opéré dans un hôpital administré par des casques bleus suédois. Ces hommes appartiendraient à la 9ème brigade d'infanterie de marine (Poitiers).