mercredi 16 janvier 2019

Le président de la République présentera demain à Toulouse ses vœux aux armées

Noël 2018, Tchad @Elysée.fr

La cérémonie se déroulera au Pôle national des opérations aéroportées de Toulouse Francazal, demain à 17h devant 1600 invités, militaires et civils. Auparavant, Emmanuel Macron devrait assister à une présentation de la 11e Brigade parachutiste (10 000 hommes et femmes dont 8500 d’active) par son commandant le général Patrick Collet, et du PNOAP. Ensuite, il devrait rencontrer les militaires de ces différents régiments projetés dans la bande sahélo-sahélienne (Barkhane) et assister à une démonstration effectuée par le Groupement de commandos parachutistes. L’A400m sera, également, au programme de cette après-midi.

dimanche 13 janvier 2019

Nathanaël Josselin et Simon Cartannaz, pompiers morts à Paris


Âgés de 27 et 28 ans, Nathanaël Josselin et Simon Cartannaz (à gauche) sont entrés, hier matin, les premiers dans la boulangerie de la rue de Trévise à Paris (IXème arrondissement) où est immédiatement survenue une explosion à la suite d’une fuite de gaz. Ces deux sapeurs-pompiers sont morts ainsi que deux civiles. Simon Cartannaz était caporal-chef et comptait cinq ans de service au sein de la caserne des pompiers de Château d'Eau, dans le Xe arrondissement. Nathanaël Josselin comptait lui quatre ans de service au sein de cette caserne. Il était père d’un garçon de quatre ans. Un troisième sapeur-pompier, Maxime Hacquart qui avait disparu a finalement été retrouvé par une brigade cynophile et évacué dans un état grave à l’hôpital. Ses jours ne seraient plus en danger. 

jeudi 10 janvier 2019

Mirage 2000 D disparu : les deux membres d'équipage sont morts

Florence Parly, la ministre de la défense, a annoncé, ce jeudi soir, le décès du capitaine Baptiste Chirié et du lieutenant Audrey Michelon, membres de l'équipage du Mirage 2000D qui avait disparu peu après son décollage de la base de Nancy-Ochey vers 11h mercredi, alors qu'il effectuait un vol d'entrainement à basse altitude au-dessus du massif jurassien. Le pilote, Baptiste Chirié totalisait 24 missions de guerre et 940 heures de vol. Navigateur officier d'armes, Audrey Michelon totalisait 97 missions de guerre et 1250 heures de vol.

Pacifique Sud « Tous les grands acteurs sont là », explique le général Marchand, commandant des FANC

Le général de division Thierry Marchand commande les Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC, 2000 personnels). Le Pacifique Sud est en mutation avec des acteurs tels que la Chine et la Russie qui sont en train de bouleverser l’ordre traditionnel. C’est ce qu’observe le COM-SUP à Nouméa. Thierry Marchand a commandé la 13ème Demi-Brigade de Légion étrangère (2006-2008).
@Fanc
Commander les FANC exige d'être un militaire-diplomate ?
Non. Commander les FANC c’est d’abord commander des soldats dans le cadre de missions confiées par le chef d’état-major des armées sous l’autorité du président de la République. Ces missions comprennent, bien entendu, une dimension liée à l’environnement international et particulièrement dans cette région du monde où se croisent de nombreux intérêts. J’ai dans ma zone de responsabilité 9 pays (1) dont 5 qui disposent de forces armées. Cela nécessite un investissement personnel important mais aussi de l’Etat-major et des différentes unités des FANC. Pour travailler avec ces forces amies et alliées nous devons bâtir des actions de coopération qui s’établissent en cohérence avec les grandes lignes de notre diplomatie. Vous savez c’est également le cas au Sahel ou en Moyen-Orient même si le contexte opérationnel est là-bas plus pressant. Il n’y a rien d’original là-dedans. Mais je ne crois pas à l’existence de militaires-diplomates pas plus qu’en celle de diplomates-militaires.
Les lignes dans le Pacifique Sud bougent très vite ?
Oui j’ai le sentiment que nous assistons à une accélération depuis quelques années. Pendant toute la guerre froide, la zone océanienne n’était pas considérée comme une zone chaude de la géopolitique mondiale. L’émergence de la Chine et la mondialisation des échanges à partir des années 90 a modifié cette donne. Aujourd’hui, tous les grands acteurs sont là et les enjeux de la zone ont sensiblement évolué.
La présence chinoise en Nouvelle-Calédonie est-elle en place ?
La Chine est très présente dans la région. Il n’y a qu’à aller faire un tour au Vanuatu, aux Tonga ou aux Samoa pour s’apercevoir de cette réalité. D’un côté, ils apportent une aide importante à ces pays qui ont peu de ressources propres. De l’autre, ils obtiennent de très nombreuses licences de pêche pour exploiter les ressources halieutiques de la région. Ce n’est pas le cas en Nouvelle-Calédonie où la présence chinoise reste faible. Au-delà de la Chine, beaucoup de pays viennent également pêcher dans la région et cela nous oblige à engager, quotidiennement, des moyens militaires pour surveiller nos espaces maritimes et garantir notre souveraineté.
Quant aux Russes ?
Ils sont encore peu présents.  Mais ils semblent avoir des velléités de revenir dans cette région du monde.
Les menaces et les risques sont-ils clairement identifiés ?
Aujourd’hui, nous faisons principalement face à des risques naturels : cyclone en priorité mais aussi volcanisme, tremblement de terre, et tsunami. Mais ces risques peuvent se transformer en menace par les conséquences sociales et politiques importantes qu’ils peuvent générer dans des pays aux faibles capacités d’action. Les FANC sont donc principalement organisées pour remplir des missions dite HADR c’est-à-dire des opérations de gestion de crise humanitaire liées à des risques naturels. Dans le registre des menaces, je note cependant que l’Australie se montre de plus en plus préoccupée par le rapprochement de l’islamisme radical en provenance de l’Asie du Sud Est. Un attentat a eu lieu dans les rues de Melbourne, il y a un mois à peine
Mécaniquement, les missions des FANC ont évolué ?
Elles s’orientent progressivement de plus en plus vers des missions de coopération et d’influence alors qu’hier nous étions plus directement engagés dans des missions strictes de souveraineté nationale.
@reflectim.
La recomposition est également passée, depuis la fin des essais nucléaires français, par un resserrement des liens avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande ?
Clairement. Ces deux pays avec lesquels nous étions brouillés pendant la période de nos essais nucléaire en Polynésie ont fortement resserré leurs liens avec la France. La preuve, l’Australie acheté aujourd’hui des sous-marins français. Cette évolution de nos relations avec les grands pays de la région est essentielle si nous voulons avoir une influence régionale.
Entretenir une présence militaire en Nouvelle-Calédonie ainsi qu'en Polynésie...la question se pose-t-elle encore ?
Non, je ne crois pas que la question se pose. D’abord parce qu’il faudra toujours protéger nos espaces et nos populations. Ensuite parce que la France a des ambitions et des intérêts dans le Pacifique Sud. C’est clairement ce qu’a annoncé le Président Macron lors de sa visite en Australie en mai dernier.


(1) Nouvelle-Zélande, Australie, Vanuatu, Fidji, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Salomon, Tonga et Nauru.

mercredi 9 janvier 2019

Les débris d’un Mirage qui s’est écrasé dans le Haut-Doubs retrouvés

Ce Mirage 2000, a disparu des écrans radar en fin de matinée, peu après son décollage de la base aérienne de Nancy-Ochey (Meurthe-et-Moselle). Contact a été perdu dans le secteur de Mignovillard, à la limite du Doubs et du Jura. Selon le quotidien L’Est Républicain, des débris mais aussi un parachute et une carte ont été retrouvés sur les hauteurs du village, à 1 050 mètres d'altitude. Les deux militaires qui pilotaient l'appareil, un homme et une femme, sont pour l'instant introuvables.

lundi 7 janvier 2019

Disparition de Guy Charmot, doyen des Compagnons de la Libération

Il avait eu 104 ans, le 9 octobre dernier. Guy Charmot qui est décédé cette nuit à Marseille où il habitait, était le doyen des Compagnons de la Libération. Il était aussi le dernier des 39 médecins décorés de la croix de la Libération. Je l’avais rencontré en 2016, pour un article consacré aux derniers Compagnons. Voici la partie qui lui était consacrée (1).

@HW
 "Au début de la guerre, un de mes infirmiers m’a donné un gris-gris pour me protéger des balles. Malheureusement, celui-ci ne préservait pas des éclats d’obus" raconte, malicieux, le docteur Charmot en cette mi-mai 2016. Blessé près de Toulon en 1944, il continuera de soigner les hommes du Bataillon de marche n°4 (BM4) comme il le fait depuis qu’ils ont partie liée, c’est-à-dire décembre 1940. "Le bataillon, 800 hommes a eu 800 tués ou blessés" précise-t-il. Guy Charmot a rallié la France Libre en septembre 1940 au Cameroun, avec une demi-douzaine d’Européens et une cinquantaine de tirailleurs qui partirent de Haute-Volta (Burkina-Faso). (…) "J’avais aussi un certain goût du risque" concède-t-il. "Je chassais le lion à découvert, j’ai fait de l’alpinisme. Pendant la guerre, en Italie, près du lac de Bolsena, le chef du bataillon est tué ainsi que son ordonnance. J’y vais. J’étais persuadé, qu’à mon tour, j’allais être tué. J’ai alors retrouvé une prière de mon enfance…" Le soleil chauffe l’appartement clair du 7ème étage situé à quelques centaines de mètres du stade-vélodrome, à Marseille. "La guerre, c’est mon jardin secret. Longtemps, je n’en ai pas parlé… ". Avant de nous quitter nous évoquons d’ailleurs les recherches médicales qu’il entreprit, sa carrière qu’il poursuivit jusqu’à quatre vingts ans, des chanteurs d’entre-deux-guerres qu’il aimait écouter : le jeune Charles Trenet, l’ensorceleuse Rina Ketty. 

Les obsèques de Guy Charmot se dérouleront vendredi à Marseille. Celui-ci était grand officier de la Légion d'honneur. Il ne reste plus que quatre Compagnons de la Libération encore en vie.

(1)   Publié dans La Cohorte magazine de la SMLH (juin 2016)

dimanche 6 janvier 2019

Nouvelle promotion de la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme




Quarante victimes d’attentats viennent de se voir attribuer la Médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme. Cette liste, publiée ce matin par le Journal officiel, concerne des victimes d’attentats commis à Médine (Arabie Saoudite, 26 février 2007), Toulouse (19 mars 2012), Paris (7, 9 janvier et 13 novembre 2015), Villers-Cotterêts (8 janvier 2015) et Nice (14 juillet 2016). Seize le sont à titre posthume. Une première promotion comportant 124 noms avait été publiée le 4 novembre dernier.