jeudi 19 juillet 2018

Les hommages de ses pairs au général Jean Maurin


Le général Maurin au Sénat, le 13 juillet dernier @HW
Le général Puga, ancien chef de l’état-major particulier de deux présidents de la République est élogieux : « Avec lui, je pars à la guerre tout de suite car c’est un vrai chef. »  « C’est l’homme de la situation qui est arrivé » rajoute le général de Saint-Chamas, son prédécesseur au commandement de la Légion étrangère. Au COMLE, justement, sa personnalité est saluée unanimement par ses collaborateurs :  « Jamais de propos désobligeants », « il affiche la sérénité des chefs de guerre », « avec lui, l’appellation Père Légion prend tout son sens »…
Jean Maurin a fédéré pendant ses quatre années de présence à la tête de la Légion étrangère. Il aura mené durant cette période deux chantiers complexes : la remontée en puissance des effectifs dans un temps court, la reconstruction, sur le Larzac, de la 13ème DBLE qui a retrouvé son allure. C’est d’ailleurs avec la Phalange magnifique, dont il a été chef de corps, qu’il a passé, mardi, l’une de ses dernières journées de militaire, à l’occasion de la cérémonie de passation de commandement. Avant d’assister aujourd’hui à celle du 2ème REI.
Le 26 juillet, le général de division Jean Maurin effectuera son adieu aux armes. A l’heure du bilan, sa réussite à la tête d’une population complexe (la Légion) ne surprend pas le général Alain Bouquin, qui lui aussi a commandé les képis blancs (2009-2011). «  Je le connais depuis 40 ans. Jean, c’est un saint ! Grande droiture, un sens humain très profond ; il aime les autres avec exigence. » Voilà ses futurs collaborateurs civils prévenus.

Jardins du Sénat, 13 juillet 2018 @HW
Sa deuxième vie professionnelle démarrera dans quelques semaines, en Russie. Pays où il a été attaché de défense (2009-2012) et où, auparavant, il avait été auditeur du CHEM russe, l’académie d’état-major général de la Fédération de Russie (2004-2005). Il deviendra directeur de la sécurité de Renault Russie, en charge du contrôle interne et de l’audit de Renault Eurasie. 

mardi 17 juillet 2018

La destinée de l’adjudant-chef Toplitsch

Le général (2s) Philippe Sommaire est prêt. A 17h15, dans trente minutes, cet ancien commandant en second du Corps européen remettra, sur le front des troupes, la cravate de commandeur de la Légion d’honneur à un ancien sous-officier de la Légion étrangère. Nous sommes le 13 juillet dernier à Strasbourg, sur la place de la République, où l’on s’apprête à célébrer la Fête nationale, en présence du nouveau gouverneur militaire de la capitale alsacienne et sous la présidence du préfet de région. Le drapeau du Régiment de marche du Tchad est là.
Il est 16h50, le portable de Philippe Sommaire vibre. Il le sort de sa poche. Au bout du fil, la fille de l’adjudant-chef Hermann Toplitsch, effondrée, lui apprend que son papa vient de décéder. Alors qu’il s’habillait. Cet ancien de la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), âgé de 94 ans, était titulaire de 10 citations (2 palmes) et avait été blessé à deux reprises en Indochine en 1951 et 1952. Mais c’est en temps de paix que ce légionnaire avait été le plus grièvement atteint. En 1964, en Allemagne, lors d’un accident avec sa Jeep. Il avait dû être amputé d’une jambe.
Dans deux jours, l’adjudant-chef Toplitsch (né autrichien) sera enterré à 14h à Fegersheim, à l’église Saint-Armand d’Ondheim (Bas-Rhin). Devant le cercueil, le général Sommaire qui prononcera l’éloge funèbre, a prévu de placer sur un chevalet la cravate de commandeur de la Légion d’honneur qu’il n’a pas pu lui remettre.

lundi 16 juillet 2018

Alice Guitton va diriger la DGRIS


Enarque, diplômée en histoire de l’art, en philosophie, Alice Guitton, 41 ans, vient d’être nommée à la tête de la direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère des armées. Si les femmes militaires sont encore peu nombreuses à prendre des étoiles, les femmes "civiles", elles, occupent, de nombreux postes de responsabilités, à commencer par Florence Parly, la ministre, Geneviève Darrieusecq, la secrétaire d’Etat, mais aussi avec Anne-Sophie Avé, directrice des relations humaines du ministère, Claire Legras, directrice des affaires juridiques, Myriam Achari, directrice des patrimoines, de la mémoire et des archives, Valérie Lecasble, directrice de la délégation à l'information et à la communication de la défense et porte-parole du ministère.

@idn.france.org
Diplomate, Alice Guitton, ancienne conseillère de la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, (2010-2012) qui était depuis 2015 ambassadrice, représentante permanente de la France à la Conférence du désarmement à Genève va donc devenir, de fait, l’un des « adjoints » de Florence Parly. L’action de la ministre s’appuie, en effet, sur quatre personnes. Le chef d’état-major des armées, le secrétaire général pour l’administration, le délégué général pour l’armement et le directeur général des relations internationales et de la stratégie.

Chargée du pilotage, de la coordination de l’action internationale du ministère et de la stratégie de la défense, la DGRIS, de construction récente – Alice Guitton sera son deuxième directeur général après Philippe Errera – est  historiquement issue « d’une réforme qui est partie sur de mauvaises bases » commente un bon connaisseur du dossier. « Jean-Claude Mallet (fils et neveu de Compagnons de la Libération), ancien secrétaire général de la défense nationale, président de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2007, conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian depuis 2012 (défense et actuellement affaires étrangères), est à l’origine d’une réforme pour laquelle il nourrissait beaucoup d’ambitions, rêvant d’une direction qui insuffle la politique de la défense, comme le fait l’OSD au Pentagone. » Aujourd’hui, si cette direction « produit une réflexion prospective et stratégique de qualité », il existe de sérieux frottements avec les états-majors, dont les chefs ont tous un conseiller diplomatique. En particulier sur la gestion des attachés de défense français à l’étranger et étrangers en France qui est du ressort de la DGRIS. Celle-ci, comme ses prédécesseurs, dont la délégation aux affaires stratégiques, a cependant toujours de la difficulté à trouver sa place dans la conduite des crises entre le Quai d'Orsay, en charge de la politique étrangère de la France et le chef d'état-major des armées, en charge des opérations militaires.

dimanche 15 juillet 2018

Les supporteurs légionnaires



A Brétigny-sur-Orge (Essonne), des légionnaires du 2ème Régiment étranger de génie (Saint-Christol d'Albion, Vaucluse) ayant participé, hier, au défilé sur les Champs-Elysées, supportent l'équipe de France de football lors de cette finale face à la Croatie, qu'ils regardent sur un écran géant dans un hangar de la BA 217.

vendredi 13 juillet 2018

Prise d'armes légionnaire à Paris

@HW
Sept officiers ont été promus ou nommés. Le général Puga, grand chancelier de la Légion d'honneur, le général Maurin, COMLE, ont épinglé tour à tour les décorations. Et puis le général de Saint-Chamas, gouverneur des Invalides, a prononcé la formule rituelle devant le dernier des récipiendaires puis s'est penché vers le caporal-chef tétraplégique, pensionnaire de l'Institution nationale des Invalides, et a lui a remis l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur. Très grièvement blessé en Afghanistan en 2010, Kevin Emeneya (1er REG) sourit légèrement. La cérémonie s'est déroulée en fin de matinée au Jardin du Luxembourg à Paris lors de la traditionnelle prise d'armes de la Légion étrangère d'avant défilé sur les Champs-Elysées dont le thème cette année, est la "Fraternité d'armes".
@HW
Ensuite, au cours du cocktail qui a suivi dans le jardin de la Reine au Sénat, le président de la haute assemblée, Gérard Larcher, a remis un décret de naturalisation "par le sang versé" au caporal-chef Ayoub (1er REC), blessé le 24 juillet 2015 à Tessalit (Mali). "Vous avez rempli vos devoirs vis-à-vis de la communauté française" a-t-il conclu. 

jeudi 12 juillet 2018

Eté faste pour le général Bellot des Minières





Promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur le 4 juillet, le général de division Eric Bellot des Minières a été nommé, hier, en conseil des ministres sous-chef d’état-major « plans » (il était adjoint). Cet officier général ayant servi à la Légion où il commanda le 2ème régiment étranger de parachutistes (2008-2010), reçoit également sa quatrième étoile.

mercredi 11 juillet 2018

Décès d'un pilote du 3ème RHC





Le lieutenant ARNAUD, pilote du 3e régiment d'hélicoptères de combat (3e RHC), est décédé, hier soir, à la suite de l'accident de son appareil, en Côte d'Ivoire. Son hélicoptère Gazelle s’est écrasé à une vingtaine de kilomètres à l’est d’Abidjan, dans le secteur de Grand Bassam, lors d’une mission d’entraînement entre les forces armées françaises et ivoiriennes. Gravement blessé il a été évacué vers la structure médicale de la base militaire française à Port-Bouët. Alexandre Arnaud, 25 ans, y est décédé des suites de ses blessures. Il s’était engagé en 2012. Grièvement blessé dans l'accident, le chef de bord est lui en cours d'évacuation vers la France.