lundi 18 juin 2018

Daniel Cordier honoré (2)


Daniel Cordier cet après-midi @HW
Après avoir reçu, ce matin à l'Elysée, la plaque de grand'croix de la Légion d'honneur des mains du président de la République, Daniel Cordier a participé au Mont-Valérien à la commémoration du 78ème anniversaire de l'Appel du général de Gaulle. Cérémonie au cours de laquelle Emmanuel Macron a longuement salué la foule. L'ancien secrétaire de Jean Moulin (août 1942-21 juin 1943) a, ensuite, participé à la réception donnée à l'Ordre de la Libération (Paris).

dimanche 17 juin 2018

Daniel Cordier honoré

C'est demain matin à l'Elysée, avant de se rendre au Mont-Valérien pour le 78ème anniversaire de l'Appel du général de Gaulle, que Daniel Cordier recevra des mains d'Emmanuel Macron, la plaque  de grand'croix  de la Légion d'honneur. Secrétaire de Jean Moulin de juin 1942 au 21 juin 1943 (date de l'arrestation du représentant du général de Gaulle en France), Daniel Cordier, 97 ans, est l'un des cinq derniers Compagnons de la Libération encore en vie. Dans la promotion de la Légion d’honneur du 1er janvier dernier, il avait été élevé à la dignité de grand'croix en même temps qu'un autre titulaire de la croix de la Libération, Hubert Germain. Celui-ci a été honoré aux Invalides, le 11 juin dernier par le président de la République.

samedi 16 juin 2018

Quand on est jeune c'est pour la vie !

C'est avec ce thème tiré d'une phrase de Clémenceau qu'Emma, élève à l'Ecole militaire spéciale de Saint-Cyr a remporté, le 6 juin, la première édition du concours d'éloquence organisé, aux Invalides, par le ministère des armées. Mission : parler pendant cinq à six minutes "avec sincérité, humour et impertinence." Le jury présidé par la ministre des armées, et dans lequel siégeait le chef d'état-major, a donc honoré cette jeune femme dont voici l'intervention poétique.

La lauréate entre le journaliste Denis Brogniart et Florence Parly (@DICOD)
"Quand on est jeune, c’est pour la vie !

...Il entra à Saint-Cyr ce grand père méconnu 
Et son regard d’enfant aima le vieux bahut.
Il y voyait la fougue, et la rage et la flamme :
Voici l’école qui forgera les âmes !
Mais ses maîtres et cadres l’y voulurent vieillir,
Car le chef est prudent, mûr, et doit s’appauvrir !
On peut d’un jeune élève le corps endurcir,
Mais l’esprit s’aiguise sans jamais s’assombrir.
Parfois déçu, jamais amer, rongeant son frein
De n’être pas encore un cavalier du Rhin
Bousculant dans certains rêves trop enflammés
Le Reich terrible et son guide illuminé.
Il se voyait oindre par le baptême du feu,
Mais c’était l’année quarante ; frappé par dieu,
Il tomba terrassé par les obus des cieux.
Mais la jeunesse naît quand éteinte on la veut,
Et l’orgueil piqué, il survit, se relève,
S’élance dans l’ivresse qui le porte en rêve.
Puis c’est l’Indochine, la vallée infernale,
Le héros s’appelle… heu… se voit général.
Il n’est pas un marsouin, alors Afrique adieu,
Enchaînant des salsas de démon et de feu,
Tenant trois nuits par semaine sans prendre d’air
Un obélisque en sa compagnie, droit et fier,
Bien tracé, comme une astérisque, légionnaire…
Pour la France et l’amour de son fils sa bataille,
Il part en Algérie, loin de la grisaille,
Il se bat, se dépasse et là c’est le drame ;
Comprend qu’il ne sera pas le capitaine Flam.
Car voici le putsch, où son ardeur le conduit,
Il fait face à la justice et jamais ne fuit,
Jugé à Marseille, on lui passe un savon,
C’est la même lessive à Saint-Marc en prison…
Un sourd reproche en son cœur l’accable muet
Il accuse de sa jeunesse les excès
Et souhaite vieillir, s’abandonner au temps,
Puis renoncer aux petits émerveillement.
Il ne comprenait plus les choses ni les gens,
C’était l’époque du président Mitterrand.
Avant de s’éteindre, il voulut revenir
Vers le passé, revoir les portes de Saint-Cyr.
Et là découvre le désastre, stupéfait :
Dans les rangs glorieux de nos élèves officiers,
Rangs qui ont vu Foucauld et De Gaulle passer,
Deux filles, osant le shako, portant l’épée !
Il contempla l’outrage, les dévisagea.
À ce tribunal sa jeunesse il convoqua,
Mais loin de servir à ses regrets d’avocat,
Elle le fit tressaillir et plus le secoua.
Ce vieux soldat chenu et qui se croyait mort
D’un long frisson fut parcouru de tout son corps ;
Il avait vingt ans, sourit dans une larme,
Découvrant ce secret blotti dans son âme.
Il murmura : « La jeunesse est une femme »."

vendredi 15 juin 2018

L'ex-espion qui parlait trop

Ancien agent du renseignement intérieur Benoît Berque, auteur sous un nom d'emprunt d'un livre de révélations, Je ne pouvais rien dire : un ancien espion raconte (février 2018), a été interpellé, hier matin à sa descente d'avion, par ses anciens collègues, à l'aéroport de Clermont-Ferrand, dans le cadre d'une enquête pour "violation du secret défense". 
Responsable du pôle sécurité à la préfecture du Puy-de-Dôme entre 2011 et 2014, après avoir entamé sa carrière à Direction de la surveillance du territoire (DST) puis à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) enfin à la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) ce sexagénaire, raconte le quotidien La Montagne, s'était engagé à sa retraite dans une activité de consultant en sécurité et analyse de risques au Bénin. Cet ancien commandant de police avait raconté, au début de l'année sous le pseudonyme de Paul-Louis Voger, dans un ouvrage quelques-unes de ses missions. La sortie du livre, publié aux éditions de l'Archipel, avait fait l'objet d'une campagne médiatique appuyée.

lundi 11 juin 2018

Hubert Germain le valeureux

@Cellule communication du gouverneur militaire de Paris.

Il était un petit peu plus de 15 h ce lundi, dans la cour d'honneur des Invalides. Hubert Germain, Compagnon de la Libération, ancien de la 13ème DBLE, entouré de deux légionnaires, a été élevé à la dignité de grand'croix de la Légion d'honneur par le président de la République. Le lieutenant Germain, engagé dès l'origine dans les Forces françaises libres, ancien ministre de Georges Pompidou, a ensuite échangé quelques mots avec Emmanuel Macron. 
Le chef de l'Etat a honoré, au cours de cette cérémonie, 11 autres militaires (d'active ou en retraite). Il a ainsi remis l'insigne d'officier de la Légion d'honneur au colonel François-Xavier Héon (voir post du 9 juin), chef de corps du 1er Spahis (Valence, Drôme). La générale de gendarmerie Anne Fougerat a, pour sa part, reçu l'insigne d'officier de l'ordre national du Mérite.

dimanche 10 juin 2018

Le légionnaire miraculé de Tombouctou

J'ai évoqué à deux reprises dans ce blog (15 avril, 2 mai), l'attaque qui a visé, le 14 avril dernier, les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, au Mali. Bilan : un casque bleu tué et sept blessés dont six légionnaires servant au 1er REG et à la 13ème DBLE. Le plus grièvement atteint étant le caporal-chef Gabriel, auxiliaire-sanitaire au 1er RE (Aubagne, Bouches-du-Rhône). Pour beaucoup, le retour à la vie de ce légionnaire roumain tient du miracle. La balle qu'il a reçu dans l'oeil droit a, en effet, également touché son cerveau. Et pourtant aujourd'hui, il parle, il marche à nouveau. A son réveil, l'un des premiers souhaits qu'il a formulé est de pouvoir passer Noël au sein de son régiment.

samedi 9 juin 2018

Le colonel Héon officier de la Légion d'honneur


Le colonel François-Xavier Héon vient d’être promu au grade d’officier de la Légion d’honneur. Chef de corps du 1er Régiment de spahis (Valence, Drôme), il avait été grièvement blessé le 21 février dernier, près de Gao (Mali) dans l'explosion d'une mine artisanale (IED) lors du passage du VBL (véhicule blindé léger) dans lequel il avait pris place. Deux militaires de son unité qui se trouvaient avec lui dans le véhicule, avaient été tués. Il s’agit du maréchal des logis Emilien Mougin, 31 ans, et du brigadier-chef Thimothée Denoncourt, 32 ans.