dimanche 19 février 2017

Les pilotes belges quitteront Cazaux dans deux ans

Après quatorze ans de coopération sur la base aérienne 120, les pilotes belges seront formés à partir de 2019 aux Etats-Unis (Texas) et quitteront donc Cazaux (Gironde).
En 2004, le France et la Belgique décidèrent de mutualiser la formation de leurs pilotes. Le passage en Aquitaine représentait la dernière étape de formation (combat air-air et sol-air), effectuée sur Alphajet. Ce programme aura permis de breveter plus de 150 pilotes belges.

jeudi 16 février 2017

Le succès des 'fortes têtes" sur Facebook

30.000 visites en 48h, 60.000 en une semaine, la page Facebook du 4ème Régiment étranger de la Légion étrangère (Castelnaudary, Aude) génère beaucoup de trafic. Le 8 février, son administrateur et créateur, le chef de bataillon Hervé Bazin (OSA du régiment des "Fortes têtes") postait quatre photos sur "l'inauguration de la nouvelle piste à la ferme de Cuin" qui accueille la 2ème compagnie des engagés volontaires. Rien de spectaculaire donc mais le succès, comme en témoignent les chiffres cités, a été immédiat.

mardi 14 février 2017

L'armée luxembourgeoise

 Le Quotidien
 



C’est une petite armée. 995  personnels militaires et civils. 72 officiers de carrière, 8 officiers commissionnés (contractuels), 220 sous-officiers dont 53 sont affectés à  la musique, 42 caporaux, 515 soldats et 138 civils. Budget 2017 : 81 millions d’euros. Salaire net d'un soldat : 1684 €

samedi 11 février 2017

Légion étrangère, les futurs chefs de corps

A l'été prochain, six régiments changeront de commandant. Ce sont, le 1er régiment étranger de cavalerie (Carpiagne, Bouches-du-Rhône) qui sera dirigé par le colonel Olivier Baudet, aujourd'hui à l'EMAT. Le 1er régiment de génie (Laudun, Gard) lui aura pour chef, le colonel Olivier Pinard-Legris, en poste actuellement au cabinet du CEMAT. Le 2ème REG (Saint-Christol, Vaucluse) voit son commandant en second prendre la direction du régiment. Il s'agit du colonel Grégoire Potiron de Boisfleury. En Guyane (Kourou), le 3ème régiment étranger d'infanterie aura pour commandant le lieutenant-colonel Louis-Antoine Laparra actuellement à la 6ème BLB (Nîmes). Le Détachement de Légion étrangère de Mayotte (DLEM) sera placé sous la responsabilité du lieutenant-colonel Thomas Labouche, actuellement en mission aux Etats-Unis. Enfin, le régiment formation de l'institution, le 4ème régiment étranger (Castelnaudary, Aude) aura pour chef de corps le lieutenant-colonel Alexis de Roffignac, en poste encore quelques mois au CFT à Lille.

jeudi 9 février 2017

Décès d'André Salvat, Compagnon de la Libération

Catalan de Prades (Pyrénées-Orientales), André Salvat est décédé en début d'après-midi à Perpignan. Il avait 96 ans. 
En 1939, âgé de 19 ans le jeune homme, fils d'un combattant de la Première Guerre mondiale devenu invalide, est sergent. Il est affecté au 24ème RIC à Tripoli (Liban). "Avec quelques camarades nous avons choisi de continuer le combat. De Palestine, notre compagnie en formation est passée en Egypte où les Français du canal de Suez nous ont accueillis à bras ouverts" m'avait-il raconté, il y a quelques années, lors de l'écriture d'un ouvrage*. Le 1er BIM (bataillon d'infanterie de Marine) est formé. "Equipés et armés pour la guerre du désert, nous nous sommes trouvés en Libye face aux Italiens. Donc, première campagne au sein de la 8ème armée britannique (1940-41) pour notre unité française. Nous avons participé aux prises de Bardia et Tobrouk et je me suis vu attribuer la croix de la Libération par le général de Gaulle en 1941."
En Syrie, il retrouve, dans le camp d'en face, son ancien régiment, le 24ème RIC. L'armistice de Saint-Jean-d'Acre "mettra un terme à cette pénible affaire". 
Devenu officier, André Salvat rejoint le bataillon du Pacifique, et commande une section tahitienne. Blessé lors de la sortie de vive force de Bir-Hakeim, le 11 juin 1942, il se bat ensuite à El Alamein, en Italie où il est, de nouveau blessé, en mai 1944. Il sera, une troisième fois touché, le 25 août, lors des combats pour la libération de Toulon.
Evacué vers l'Italie, il retrouve son unité deux mois plus tard dans les Vosges, participe à la campagne d'Alsace et termine la guerre dans le massif de l'Authion, dans le sud des Alpes, en avril 1945.
André Salvat poursuit sa carrière militaire. Quatrième blessure en Indochine. Il sert ensuite en Algérie, en Allemagne, en France. Et au Zaïre où il sera attaché de défense. Le colonel Salvat avait quitté la vie militaire en 1973. Il était grand officier de la Légion d'honneur.
Treize Compagnons de la Libération sont encore en vie.

* Les Compagnons de la Libération, Privat, 2006

Adieu à la Légion étrangère

Les chefs de corps ayant quitté leur commandement légionnaire l'été dernier, ont fait, le 27 janvier, leur adieu à la "maison-mère" à Aubagne (Bouches-du-Rhône). Il s'agit du colonel Meunier (ex 2ème REP, aujourd'hui au CPCO à Paris), du colonel Rousseau (qui commandait le 1er RE, aujourd'hui à l'EMAT), du lieutenant-colonel Petiteau (chef de corps pendant deux ans également, du GRLE, aujourd'hui à l'EMAT). Manquait le colonel Putz (ex patron 2ème REI, aujourd'hui au CHEM) qui n'a pu être être présent.

lundi 6 février 2017

Le 6 février 1934, le jour où la Chambre des députés a failli être investie

Il y a tout d'abord le scandale Stavisky. Cet escroc, bénéficiant d'amitié dans le milieu politique de la IIIème République a volé, à l'aide de bons du trésor, de très nombreux épargnants. Une demi-douzaine d'élus est concerné. L'annonce du suicide de Stavisky en janvier 34, laisse accroire que l'on a fait disparaitre un témoin gênant. Le scandale est énorme. "Les ennemis de la République et du gouvernement vont s'engouffrer dans la brèche pour dire qu'il faut chasser ces pourris"  explique l'historien Serge Bernstein, auteur d'une histoire du "6 février 1934".
Ce mardi-là, des groupes se forment au coeur de Paris. L'extrême-droite (majoritairement) veut investir le Palais-Bourbon. L'Action française (monarchiste) et la Solidarité française (du parfumeur François Coty) veulent ébranler la République. 
De son côté, l'Union des anciens combattants, elle, porte une pétition demandant que la République soit "nettoyée". A côté de ces "ligues", il y a également l'Association républicaine des anciens combattants (communiste). Et puis, les plus nombreux, les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque. Eux ne manifesteront pas avec les autres sur la rive droite de la Seine mais entoureront le Palais-Bourbon, sur la rive gauche.
Les heurts sont très violents. Des manifestants, place de la Concorde, coupent au rasoir les jarrets des chevaux de la Garde Républicaine. Des coups de feu sont tirés. Quand il a appris ces affrontements, La Rocque donne l'ordre de dislocation à ses Croix-de-Feu. Des conseillers municipaux de Paris, comme Pierre Taittinger, fondateur de la Ligue des jeunesses patriotes, demandent à Edouard Daladier, président du conseil (depuis le 30 janvier) de démissionner pour arrêter l'effusion de sang. Le chef du gouvernement refuse...ce 6 février. Il remettra sa démission le lendemain.
15 personnes ont été tuées ce 6 février 1934 et plus de 300 blessées.