samedi 2 juillet 2022

Décès du capitaine Jérôme Favier dans un accident d’ULM

Agé de 33 ans, Jérôme Favier servait depuis 2018 au GIGN. Ce jeune officier est décédé hier matin dans un accident d’ULM. L’appareil, qui appartient au club de Goussainville (Eure-et-Loir) où il effectuait un stage, s’est écrasé à proximité de la commune. Les circonstances ne sont, pour l’heure, pas encore établies. Son père, le général Denis Favier a commandé à deux reprises le GIGN (1992-97 et 2007-2011) avant de se voir confier la direction de la gendarmerie nationale (2013-2016). Le capitaine Jérôme Favier était père de deux enfants. Son épouse en attend un troisième.

vendredi 1 juillet 2022

Thomas Gassilloud, président de la Commission de la défense de l’Assemblée



Ancien militaire entre 2002 et 2007 au 7
e Bataillon de chasseurs alpins, chef d’entreprise, le député Thomas Gassilloud vient d’être élu à la tête de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Enfant des Monts du Lyonnais, il est né il y a 41 ans à Saint-Symphorien-sur-Coise dont il a été maire avant de devenir en 2017 député de cette 10e circonscription du Rhône (Renaissance). Celui qui dit utiliser encore le car pour aller prendre le TGV à Lyon était pressenti pour diriger, sous cette XVIe législature, cette commission. L’ancienne ministre déléguée à la mémoire et aux anciens combattants, Geneviève Darrieussecq (Landes, Renaissance) est l’un des quatre vice-présidents.

dimanche 26 juin 2022

Nouméa, une statue pour l’histoire



©Lizzie Carboni / NC la 1ère

La statue de la poignée de mains entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur*, le 26 juin 1988, a été dévoilée aujourd’hui à Nouméa, place de la Paix qui a été inaugurée concomitamment. Cette poignée de mains marque le point final des intenses négociations, qui, il y a 34 ans, conduisirent aux accords dits de Matignon. Nous sommes quelques semaines après « Ouvéa », où le 22 avril 1988 quatre gendarmes étaient tués à Fayaoué et 26 pris en otages par des indépendantistes. Le 5 mai, 19 indépendantistes kanaks étaient tués lors de l'assaut à la grotte de Gossanah.
Comme l’a rappelé ce matin à Nouméa, Isabelle Lafleur, fille du plénipotentiaire non indépendantiste « Ne jamais oublier qu’une guerre civile s’est déclarée ici. » Depuis le début des années 80 jusqu’à cette signature, celle-ci a fait 90 morts.
Cette poignée de mains a ouvert le chemin d’un « destin commun. » Pour Marie-Claude Tjibaou, veuve du leader indépendantiste « La devise, terre de parole, terre de partage ne doit pas être qu’une épitaphe gravée sur un bâtiment mais un objectif quotidien. » Un objectif toujours aussi compliqué à atteindre en 2022 en Nouvelle-Calédonie.

* Le sculpteur est Fred Fichet qui réside en Nouvelle-Calédonie. En bronze, haute de 2,50 m elle a été fabriquée par la Fonderie Barthélémy à Crest (Drôme).

jeudi 23 juin 2022

L'odonymie, arme russe


La représentation russe à Paris.

La mairie de Moscou vient de rebaptiser l'artère qui abrite l'ambassade américaine. Celle-ci devient : place de la République populaire de Donetsk. La Russie utilise donc l’odonymie (étude des voies de communication) dans sa guerre.
Reprenons l’idée et souhaitons que la mairie de Paris appelle désormais le boulevard Lannes, où est située la représentation diplomatique russe,  boulevard d'Ukraine.

vendredi 20 mai 2022

Sébastien Lecornu, nouveau ministre des armées

© gouvernement.fr

Agé de 35 ans, le nouveau titulaire du portefeuille des armées dans le gouvernement d'Elisabeth Borne, affiche une solide expérience politique. Jugé proche du président de la République et du ministre d'économie Bruno Le Maire, M. Lecornu a été maire de Vernon (2014-2015), président du conseil départemental de l'Eure (2015-2017) avant d'entrer au gouvernement en 2017. Ce fils d'un technicien de l'ex SNECMA  a d'abord été secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire (2017-2018), puis ministre des collectivités territoriales (2018-2020) et était depuis deux ans à l'outre-mer. Sébastien Lecornu remplace Florence Parly qui quitte le gouvernement.

mercredi 18 mai 2022

Et si les Ukrainiens réécrivaient « Boum", la chanson de Charles Trenet ?

Le 16 mai 1941, les auditeurs de Radio Londres, rappelait récemment mon confrère Hervé Chabaud*, pouvaient entendre dans l’émission « Les Français parlent aux Français », une nouvelle version de « Boum », la célèbre chanson (1938) de Charles Trenet. Les nouvelles paroles disaient : »Les mitrailleuses font tac tac, les Allemands nous fich’le trac. » Ces paroles pourraient être, de manière contemporaine, réadaptées par les Ukrainiens. Ainsi : « Quand les bombes russes tombent, boum. Il faut plus que ce boum pour que notre moral s’effondre ! Rappelez-vous les journaux de Poutine, comme ils en faisaient des gorges chaudes, et le ricanement à Moscou sur Kiev, tout’les nuits la mort rôde. Boum, nous avons tenu, boum ! »Il y a 80 ans, dans la version adaptée par la France libre, rappelle Hervé Chabaud, le chroniqueur Maurice van Moppès proposait «à chacun de l’apprendre et de la fredonner pour ses amis pour mieux manifester sa solidarité envers la France libre. »

*http://lhistoirenerafale.lunion.fr

lundi 2 mai 2022

Disparition du général Derville

©DR
En prenant le commandement du 2e REI en 1990, le lieutenant-colonel Yves Derville, n’imaginait pas qu’il quitterait rapidement Nîmes pour participer, au sein d’une coalition internationale, à l’opération Daguet. Là, comme tous les combattants, il eût à affronter la crainte de la menace chimique. Un sentiment de vulnérabilité qu’avait dû connaître son grand-père, tué lors de la première guerre mondiale. « Au cours de Tempête du désert, lors d’une manœuvre de desserrement, je me suis rendu compte que j’avais oublié mon masque à gaz, alors que les SCUD irakiens tombaient » se souvient un sous-officier légionnaire. « Je suis passé au rapport. Le colonel ne m’a pas sanctionné. » Une anecdote qui raconte simplement un chef apprécié de ses subordonnés. « Le 2e régiment étranger a connu avant ou après lui d’autres chef de corps de grande qualité, et même de grand style, mais aucun n’a jamais effacé son aura. Sans affection, sans démagogie non plus, son style de commandement était marqué par un sens profond de la mission, son attachement viscéral au régiment et une très grande attention vouée aux subordonnés » analyse un officier ayant servi sous ses ordres. Le général Derville, est décédé dimanche à Nîmes. A quelques encablures de la caserne Colonel Chabrières qui abrite son régiment de coeur, le 2e Etranger. Ses obsèques auront lieu jeudi à 14h à Marguerittes (Gard). Il était âgé de 76 ans.