lundi 17 septembre 2018

L'Institution des invalides de la Légion étrangère

Ils sont actuellement 71 pensionnaires, âgés de 32 à 101 ans, à résider à l'IILE située à Puyloubier (Bouches-du-Rhône). Le doyen est l'adjudant-chef François Monarcha, engagé en 1936, qui porta la main du capitaine Danjou lors de la commémoration de la bataille de Camerone, en 2015. 

samedi 15 septembre 2018

Poursuite de la réforme de la gouvernance de l'Ordre de la Libération

La gouvernance, du fait notamment de la disparition progressive des Compagnons de la Libération, devait évoluer. Ainsi le conseil d’administration (qui a remplacé le conseil de l’Ordre) qui comprenait outre le chancelier (devenu délégué national du Conseil des communes « Compagnon de la Libération »), les derniers Compagnons vivants, les maires des cinq communes « Compagnon », va intégrer les chefs d’état-major des trois armées (dix-huit unités ont reçu la croix de la Libération), le secrétaire général pour l'administration du ministère des armées, le président de l’association des familles de Compagnons, le président de l’association du musée, le président du conseil scientifique du musée et le président de l’association nationale des communes médaillées de la Résistance française. Cette modification détaillée par un décret publié, ce matin, au Journal officiel « constitue une mesure de cohérence afin que tous les acteurs soient représentés. Il y a 1061 croix de la Libération et tous les Compagnons sont égaux » commente le général Christian Baptiste qui devient délégué national de l’ordre de la Libération. Cette dénomination s’impose désormais dans les textes officiels. Ainsi le « Conseil des communes Compagnon de la Libération » devient (ou redevient) Ordre de la Libération, plus universel.
En 2017, le conseil des ministres du 12 avril avait décidé du transfert de la tutelle du ministère de la justice à celui de la défense (devenu des armées), la création d'une fonction de chancelier d'honneur (attribuée à Daniel Cordier), la constitution d'un conseil scientifique du musée de l'ordre de la Libération (présidée par Christine Levisse-Touzé).

lundi 10 septembre 2018

La fourragère de l'ordre de la Libération remise au 44ème RI (DGSE)

Héritier du Bureau central de renseignements et d'action de la France libre, le 44ème RI, régiment auquel sont rattachés les militaires de la DGSE, recevra lundi 17 septembre à Paris, la fourragère de l'Ordre de la Libération. Celle-ci est destinée" à pérenniser l'Ordre de la Libération et à préserver de l'oubli le souvenir des Compagnons de la Libération"  selon l'arrêté de création de 1996. Cette fourragère noire et verte a été attribuée aux 17 unités Compagnon de la Libération " ou héritières du patrimoine d'unités Compagnon". Le noir pour marquer le deuil de la France (défaite de 1940 et occupation) et le vert, l'espoir.

Deux Compagnons de la Libération parmi les cinq encore en vie, Daniel Cordier et Hubert Germain devraient assister à cette cérémonie. Daniel Cordier a été affecté à l'été 1941 au service Action du BCRA. Il a été intégré à la DGER en 1944, organisme né de la fusion des services secrets de la France libre.

samedi 8 septembre 2018

Disparition de Georges Zwang survivant du 1er régiment de fusiliers marins

@DR

Le premier maître Georges Raymond Zwang, figure des Français libres et connu comme étant l’un des derniers survivants du 1er Régiment de fusiliers marins, vient de décéder à l’âge de 103 ans, à l’Institution nationale des Invalides (Paris), annoncent (sur leur page Facebook) les fusiliers marins et commandos marine (FUSCO marine) et le président de la section du 20ème arrondissement de Paris de la Société des membres de la Légion d’honneur (SMLH). Le chef d’état-major de la marine, l’amiral Prazuck, « salue la mémoire d’un homme qui, très tôt, dans le grand désordre de l’histoire, a fait un choix ferme et s’y est tenu, avec courage dans le danger, avec détermination dans la solitude, avec enthousiasme et camaraderie dans nos unités. »
Georges Zwang est né le 20 mai 1915 à Paris. Le 28 août 1939, précise FUSCO marine, « il est mobilisé à Cherbourg où il embarque sur un dragueur de mines. En juin 1940, il refuse la défaite française et rejoint Portsmouth, en Angleterre. Embarqué à bord du croiseur « Queen Elizabeth », il sert dans l’océan Atlantique, sur les côtes de Norvège et en Méditerranée. En 1941, il se porte volontaire pour intégrer les commandos de la Royal Navy avec lesquels il participe à des raids en Grèce et en Crète, avant de rejoindre les Forces navales françaises libres (FNFL) le 10 novembre 1941. Il sert ensuite comme second-maître manœuvrier au sein du 3ème escadron du 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM). Il se distingue notamment en juin 1944 à Radicofanie (Italie) et en août 1944 à Toulon lors d’un affrontement au cours duquel il est sévèrement blessé.
Libéré de ses obligations militaires, il poursuit sa carrière dans la réserve, et en 1956 se porte volontaire pour servir au sein du 3ème bataillon de la Demi-brigade de fusiliers marins (DBFM), où il ne peut malheureusement être maintenu en raison des séquelles de ses blessures. Son investissement dans de nombreuses amicales et associations du souvenir continuent néanmoins de témoigner de son engagement envers la France et le monde militaire.
Le premier-maître Georges Zwang est décoré en 1946 de la Médaille militaire ainsi que de la Croix de guerre 39-45 avec palme, et est promu au grade de commandeur de la Légion d’Honneur le 17 juillet 2014. »
Ses obsèques auront lieu le mardi 11 septembre à 14h à la cathédrale Saint Louis des Invalides.

lundi 3 septembre 2018

La censure algérienne interdit un film sur Larbi Ben M'Hidi

" Pas assez de violence et de torture" reprochent, à Alger, les membres du Centre national de recherche et d'études sur le mouvement national et la révolution, après avoir visionné Ben M’Hidi, le film que Bachir Derrais vient de consacrer à l'un des fondateurs du FLN. " Ils m’ont demandé pourquoi j’ai montré les désaccords entre les chefs de la Révolution (...) On m’a reproché de porter atteinte aux symboles de la Révolution" explique le réalisateur au site TSA. Dans une autre interview publiée, aujourd'hui également, par Jeune Afrique, il précise que "dans le courrier qui m’a été adressé, la commission me reproche de ne pas avoir assez mis l’accent sur les tortures subies par Larbi Ben M’Hidi durant sa période de détention entre les mains des parachutistes du colonel Bigeard. Or aucun élément n’atteste que Ben M’Hidi a subi des tortures durant sa captivité. Tous les témoignages des militaires français qui ont pris part à son arrestation, à sa détention et à son exécution attestent qu’il n’a pas été soumis à la torture..."
Les circonstances exactes de la mort de Larbi Ben M'Hidi, 34 ans, chef politico-militaire du FLN pour la région d'Alger, arrêté à la mi-février 1957, sont longtemps restées controversées. La thèse officielle présentée, à l'époque, par l'armée française était le suicide. Les Algériens affirmaient qu'il avait été fusillé après quinze jours d'interrogatoires et de tortures. Mais en 2007, dans un entretien au Monde, le général Aussaresses précisait que Ben M'Hidi a été pendu dans la nuit du 3 au 4 mars dans la plaine de la Mitidja (thèse déjà évoquée dans son livre, Services spéciaux, Algérie 1955-1957, Perrin). Avant de quitter Alger "un groupe de parachutistes lui a rendu les honneurs, sur ordre du colonel Bigeard." avait également raconté Aussaresses.
La sortie nationale et internationale de ce long métrage était annoncée pour ce mois de septembre.

dimanche 2 septembre 2018

"Démineur" de Victor Ferreira


Victor Ferreira ? Un homme qui a la Légion dans la peau ! C’est d’ailleurs le titre d’un ouvrage qu'il a consacré aux tatouages légionnaires en 2014. Trente ans auparavant, le jeune portugais recevait son képi blanc. Il l’a porté 23 ans.
Ensuite, devenu reporteur-photographe et... français, il a voulu au travers de deux ouvrages « La Légion dans la peau » et « Légionnaire » (avec Bertrand Constant, 2016, Mareuil éditions) expliquer la galaxie légionnaire, au travers de l’image et du texte. Insatiable voyageur, il poursuit ses rencontres. Cette fois-ci avec les hommes et les femmes (militaires ou civils) du déminage. Victor Ferreira nous offre dans son dernier livre Démineur (Mareuil), 70 portraits (photo/texte) qui nous permettent d’explorer le quotidien de ces hommes et de ces femmes et de mesurer la force de leur engagement. Sa curiosité nous enrichit. Démineur sort en librairie le 6 septembre (20 €).

samedi 1 septembre 2018

Le 4ème RE et le COMLE

Dans la nouvelle hiérarchie de la Légion étrangère, les numéros un, deux et trois ont commandé ou servi au sein du régiment de formation de la Légion étrangère, le 4ème RE (Castelnaudary, Aude). Le général Denis Mistral l'a commandé (2009-2011), tout comme le chef d'état-major, le colonel Nicolas Dufour (2015-2017). Le numéro deux du commandement de la Légion (COMLE), le colonel Thomas O'Mahony y a également été affecté (comme naguère les généraux Bruno Dary, Alain Bouquin, Jean Maurin).