vendredi 26 août 2016

Suva, le 26 août

C'est un changement total d'attitude !  Ce blog s'était fait l'écho (post du 10 février 2015) de la volonté du Premier ministre fidjien de changer de drapeau. Afin de se débarrasser de l'Union Jack, de la croix de Saint-Georges, du lion, références à l'empire britannique, ancienne puissance coloniale. "Des symboles dépassés et inadaptés" avait alors expliqué  le chef du gouvernement, Franck Bainimarama. 
 
 La médaille d'or obtenue par l'équipe nationale de rugby à 7 aux Jeux olympiques de Rio a sauvé le drapeau. "Très ému par la manière dont les Fidjiens se sont réappropriés leur étendard pour célébrer la médaille historique", l'homme fort de l'archipel a décidé de ne rien changer...pour l'instant.

jeudi 25 août 2016

Le 25 août et la mémoire de la Libération

Paris a fêté aujourd'hui le 72ème anniversaire de sa libération. Je n'y ai pas assisté cette année mais j'ai participé lundi à celle d'Arcachon. Ville girondine libérée le 22 août 1944. L'orateur, qui représentait le maire de la ville a évoqué "l'ardente obligation du devoir de mémoire, pour ne pas oublier les noms de celles et ceux qui répondant à l'appel du général de Gaulle, ont donné leur vie pour que la ville soit de nouveau libre." Ce sont là des propos logiques, habituellement utilisés par les élus français lors de ces cérémonies souvent appelées patriotiques. 
Pourtant, je ne partage pas cet appel au "devoir de mémoire". Je préfère en appeler, plus modestement, au nécessaire et indispensable "travail de mémoire". Qui implique le volontariat. Le devoir, enveloppe collective, devant entraîner mécaniquement une participation de toutes les générations à ce type de cérémonies. 
Or, qu'y voit-on généralement ? Des anciens combattants -de moins en moins nombreux- des porte-drapeaux, des représentants associatifs, des élus. Quelques survivants de la Seconde Guerre mondiale, si peu nombreux aujourd'hui. Uniquement ! Insatisfaisant pour un devoir de mémoire commun, pourtant si souvent sollicité mais qui ne fait pas recette. Il serait bon, je crois, de se poser la question du calendrier de ces journées de commémorations si nombreuses et éparses. Mais aussi, ô sacrilège, de la nécessité du maintien de jours fériés les 8 mai et 11 novembre. Les jeunes générations savent-elles encore ce que contiennent ces deux dates ?

mercredi 24 août 2016

Paris, le 24 août

L'insigne des blessés de guerre existait depuis 1916. Il vient d'être remplacé par une médaille qui "témoigne de la reconnaissance de la nation aux militaires blessés à la guerre ou à l'occasion d'une opération extérieure" précise le décret de création. Auront droit au port de celle-ci : les militaires atteints d'une blessure physique ou psychique "constatée par le service de santé des armées et homologuée par le ministère de la défense." Eligibles également, les prisonniers de guerre blessés au cours de leur détention. Les déportés et internés de la Résistance auront droit au port de cette nouvelle médaille qui reprend les caractéristiques principales de l'insigne des blessés.

mardi 23 août 2016

Ottawa, le 23 août

Le port du hijab par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada (GRC) vient d'annoncer le gouvernement. Enfin d'encourager celles-ci "à envisager une carrière avec la Gendarmerie" a déclaré le porte-parole du ministère de la sécurité publique. Le port du voile islamique a été autorisé au sein de la police de Toronto (Ontario) en 2011 et celle d'Edmonton (Alberta) en 2013. La GRC permet à ses membres de confession sikhe de porter le turban depuis 1990.

lundi 22 août 2016

Paris, le 22 août

Le général d'armée Benoît Puga est officiellement le 33ème grand chancelier de la Légion d'honneur (voir post des 19 mai et 2 juillet). Il a été nommé aujourd'hui lors du conseil des ministres de rentrée.
Patron du commandement des opérations spéciales (COS), sous-chef opérations à l’état-major des armées, directeur du renseignement militaire (DRM) puis chef d’état d’état-major particulier de deux présidents de la République, Nicolas Sarkozy et François Hollande (2010-2016), Benoît Puga avait auparavant commandé le 2ème Régiment étranger de parachutistes. Le nouveau grand chancelier prendra ses fonctions le 1er septembre.
Le conseil des ministres a par ailleurs nommé un nouveau coordonnateur national du renseignement. Il s'agit du préfet Yann Jounot qui était jusqu'ici en poste dans les Hauts-de-Seine.

dimanche 21 août 2016

Le Caire, le 21 août

C'est mon confrère Alexandre Buccianti (RFI) qui, de la capitale égyptienne, raconte l'histoire de Farid Sémeika. En 1928, aux jeux olympiques d'Amsterdam, ce plongeur est double médaillé (argent et bronze). Lors de la Seconde Guerre mondiale, l'ancien athlète rejoint l'aviation américaine et combat dans le Pacifique. Son bombardier abattu, Sémeika est fait prisonnier par les Japonais. Lors de leur retraite, ils l'exécutent et exposent sa tête au bout d'une pique.

vendredi 19 août 2016

Ainsi va le monde, ce 19 août

Il est cette tendance chez certains journalistes de considérer qu'une médaille olympique, mondiale, européenne ou nationale peut aussi être appelée "breloque". Il en va de même chez certains pour les décorations civiles et militaires. 
Il y a là une stupéfiante distorsion de la langue mais surtout un gigantesque mépris pour l'acte qui a mené au podium sportif ou permis d'être distingué par la nation. 
Sur le plan sportif (olympique), la médaille d'or de Teddy Riner en judo, celle de bronze de Christophe Lemaître sur 200m ne seraient donc qu'un bijou de peu de prix si l'on se réfère à la définition de "breloque". Une futilité, une babiole, une bagatelle, un amusement, une bricole si l'on reprend quelques synonymes. C'est manquer singulièrement de respect pour ces hommes et ces femmes qui passent leur vie à s'entrainer pour essayer d'être le ou l'un des trois meilleurs, le jour J,  dans leur discipline. Et qui y parviennent. Je crois pourtant qu'il faut être admiratif de l'abnégation de ceux qui ne trichent pas et mesurer ainsi la valeur de la récompense.
La remarque vaut également pour ceux qui considèrent la Légion d'honneur, l'Ordre national du mérite ou la médaille militaire comme "une breloque". Des mérites et un comportement "éminents" ne vaudraient donc qu'un colifichet. Démonétisation sciemment assumée ou ignorance crasse de la langue française ?