mardi 14 mai 2019

« La Nation saura que vous avez fait votre devoir » déclare le chef de l’Etat lors de la cérémonie d’hommage aux deux nageurs de combat


@DR

« J’étais prête à l’absence mais pas à le perdre » expliquait, ces dernières heures, la compagne de l’un des deux commandos marine tué dans la nuit de jeudi à vendredi au nord du Burkina-Faso, lors de l’opération entreprise pour libérer deux otages français. Elle l’a certainement redit, ce matin, dans la cour d’honneur des Invalides au président de la République lors de l’hommage national rendu aux maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Une cérémonie rendue encore plus poignante par l’accord donné par les familles à la télévision de pouvoir les filmer.  « En tête de la colonne d’assaut, deux hommes d’exception (…) défiant la mort pour sauver des vies…pour sauver la vie des nôtres » a rappelé Emmanuel Macron lors de son allocution.  « Une vie arrêtée n’est pas une vie perdue. Celui qui meurt au combat a rempli sa destinée. C’est le sens de l’engagement ! Votre exemple nous maintient à la hauteur de nous-mêmes. » Les deux militaires ont reçu, à titre posthume, la Légion d’honneur.

samedi 11 mai 2019

Otages, des questions


Les deux ex-otages français, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, étaient partis en vacances au parc national de la Pendjari au Bénin. Il s’agit de l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l'Ouest. Sur le papier, l’aire était protégée. Sauf que la région, aux frontières du Burkina-Faso et du Niger, est située dans une zone fortement déconseillée par le ministère des affaires étrangères. Pourquoi ces deux touristes s’y sont-ils rendus malgré les avertissements ? 
En fin d’après-midi nos deux compatriotes atterriront à Villacoublay. Terrible retour, car leur guide et deux commandos engagés pour les délivrer sont morts. Leur vie, désormais et à jamais, sera marquée par ce poids.

vendredi 10 mai 2019

Deux commandos marine tués au Burkina Faso


C’était deux jeunes militaires. Cédric de Pierrepont était né en 1986. Alain Bertoncello en 1991. Ces deux opérateurs des commandos Hubert (Marine/commandement des opérations spéciales) ont été tués, cette nuit, lors d’une opération menée dans le nord du Burkina Faso afin de libérer les deux ressortissants français enlevés le 1er mai au Bénin. Une américaine et une sud-coréenne détenues par ce groupe de ravisseurs ont également été découvertes. Selon plusieurs sources, l’opération a été menée avant que les otages ne soient remis à des djihadistes au Mali.
Le maître Cédric de Pierrepont et  le maître Alain Bertoncello 
Emmanuel Macron, qui « s’incline avec émotion et gravité devant le sacrifice de nos deux militaires », présidera une cérémonie d’hommage nationale aux Invalides en début de semaine prochaine, précise l’Elysée. Le chef de l’Etat accueillera les deux ex-otages français, ainsi que l’ex-otage sud-coréenne, à leur retour en France, prévu demain à 17 heures à Villacoublay (78).

jeudi 9 mai 2019

Disparition du général Jean Delaunay

Ancien chef d’état-major de l’armée de terre (1980-83), le général d’armée Jean Delaunay est mort, hier, au Chesnay (78), à l’âge de 96 ans. Saint-cyrien de la promotion La veille au drapeau (1943), regroupée à Coëtquidan en 1945 à la Libération, au sein de la promotion Victoire, très grièvement blessé à une main en Indochine, il commanda la 10e brigade mécanisée de Reims et les écoles de l’armée de Terre. CEMAT, Il démissionna, s’étant opposé au ministre de la défense, Charles Hernu, à propos de la réduction de 10% des effectifs de l’armée de terre, et avait mis en doute l’efficacité de la dissuasion nucléaire. Grand officier de la Légion d’honneur, il avait durant sa retraite (ou deuxième section) accompagné la réinsertion de prisonniers.

mardi 7 mai 2019

65e anniversaire de la chute de Diên Biên Phù



Le 7 mai 1954, après 56 jours de combats, Diên Biên Phù tombe sous les assauts du Viêt-Minh. 1 700 soldats français et légionnaires étrangers sont morts dans la bataille, 1400 ont disparu et 70% des 10 000 prisonniers ont péri dans les mois qui ont suivi la chute du camp. A 17h, ce 7 mai, le général de Castries qui commande à Diên Biên Phù (nommé général au cours de la bataille) s’entretient par téléphone avec son supérieur, le général Cogny, commandant en chef au Tonkin (selon la transcription officielle de la conversation).
-          Castries : "La situation est extrêmement grave. Les combats sont confus et se livrent partout. Je sens que la fin approche mais nous nous battrons jusqu’au bout."
-          Cogny : "Bien compris. Vous vous battrez jusqu’à la fin. Pas question de hisser le drapeau banc…"
-          Castries : "Bien compris. Nous détruirons les canons et tout le matériel radio. Le poste radio des courants porteurs sera détruit à 17h30 et nous nous battrons jusqu’au bout… "

dimanche 5 mai 2019

Algérie. Un frère de l’ex-président Bouteflika et deux ex responsables du renseignement arrêtés

L’Histoire est souvent malicieuse. Les idéologies ou les satrapes les incarnant, alors qu’ils pensaient garder le pouvoir indéfiniment, sont parfois balayés. Abdelaziz Bouteflika, président absent, a dû quitter, sous la pression de la rue algérienne, le pouvoir alors que sa représentation, son double, envisageait de se présenter pour un cinquième mandat. Son frère, considéré comme le chef du clan, vient d’être placé sous mandat de dépôt par le tribunal militaire de Blida ainsi que deux des puissants anciens chefs du renseignement, les généraux majors Mohamed Mediène dit Toufik (également surnommé au sommet de sa puissance, Rab Dzaïr -Dieu de l’Algérie-) et son successeur Athmane Tartag, dit Bachir. Ils sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’Etat. » En coulisse la maison semble, pour l’instant, tenue par le général Gaïd Salah, chef des armées qui donne ainsi des gages aux opposants. Une rustine ?

samedi 4 mai 2019

Réorganisation de la sécurité à l’Elysée


Le général de gendarmerie Eric Bio-Farina est nommé directeur de la sécurité de présidence de la République (DSPR), une nouvelle entité dont l’annonce avait été retardée par l’affaire Benalla. Il reste commandant militaire de l’Elysée. Le colonel Benoit Ferrand dirigera le groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) où il remplace le général Lionel Lavergne. Celui-ci, exposé par l’affaire Benalla, va rejoindre la direction des opérations et de l’emploi de la gendarmerie, en qualité d’adjoint selon l'Essor de la gendarmerie.