mercredi 1 décembre 2021

Six femmes...

Avec Joséphine Baker, ce sont six femmes qui ont été admises au Panthéon (sur 81 personnes transférées). Un chiffre appelé à progresser. Six est aussi le nombre de femmes "immortelles" qui siègent à l'académie française (sur 35 académiciens(nes) actuellement). Cinq sièges sont à pourvoir... Six enfin est le nombre de femmes "Compagnon" de la Libération (sur 1038). Dans ce dernier cas, l'ordre étant forclos, le rapport ne sera jamais modifié.  

samedi 27 novembre 2021

Osez Joséphine*


©Réunion des musées nationaux

Enfant, ma mère me parlait souvent de notre presque voisine, Joséphine Baker. Nous habitions Bordeaux et alors, au mitan des années 60, on citait souvent la propriétaire du château des Milandes, en Dordogne. Où résidaient ses douze enfants, adoptés et venus de diverses latitudes. C’était l’époque du slogan « Si tous les gars du monde voulaient se donner la main... » On évoquait souvent sa carrière, elle apparaissait sur les écrans de nos télévisions. Mais autant que je me souvienne, on parlait peu de son engagement unanimement gaulliste et résistant. Ses ennuis financiers entraînèrent son expulsion des Milandes, en 1969. L’affaire fit grand bruit. Après sa mort en 1975, malgré sa gloire passée cette franco-américaine aux multiples vies et engagements fut oubliée du plus grand nombre. Aujourd’hui, la presse rivalise pour rappeler ce qu’elle fut.
Cette « panthéonisation » de Freda Josephine Mac Donald (Joséphine Baker) propulse justement au centre de l’actualité cette femme à l’avant-garde de combats sociétaux. Mardi, elle sera la sixième femme à faire son entrée dans le mausolée de la montagne Sainte-Geneviève à Paris, dont la devise est toujours : Aux grands hommes, la patrie reconnaissante. Formule qui mériterait certainement d’évoluer…

* Accroche de la pétition destinée à obtenir l’entrée au Panthéon.

jeudi 18 novembre 2021

Mort accidentelle d'un légionnaire du 2eme REI


Le caporal Ouladzislau Chastakou est décédé accidentellement aujourd'hui "lors d'une activité nautique encadrée et réalisée dans le contexte de la préparation opérationnelle des unités du 2ème Régiment étranger d'infanterie" annonce ce soir dans un communiqué de presse la Légion étrangère. Originaire de Biélorussie, ce légionnaire âgé de 24 ans avait intégré la Légion en 2018.

jeudi 11 novembre 2021

« Mission terrestre terminée, mon général ! »

Hubert Germain, ces derniers mois, avait donné son accord au déroulement de la cérémonie d’adieu du dernier Compagnon de la Libération de ce 11 novembre, à l’Arc de Triomphe (Paris) puis au Mont-Valérien (Suresnes, Hauts-de-Seine). Conception à laquelle il avait participé.
Lors de la première séquence, celle de ce matin, il avait demandé qu’un arrêt soit observé devant la statue du général de Gaulle, lors de la remontée de sa dépouille sur un engin blindé. Pour, symboliquement lui dire : « Mission terrestre accomplie, mon général ! »

mercredi 10 novembre 2021

A Hubert Germain qui portait le poids de l’histoire !

©HW

Cette phrase a été écrite ce matin sur l’un des deux registres posés sous le Dôme des Invalides (Paris) où est exposé le cercueil d’Hubert Germain. Le public peut depuis 10h, et jusqu’à 18h, venir rendre hommage au dernier Compagnon de la Libération, décédé le 12 octobre dernier. Ensuite viendront se recueillir le Premier ministre, la ministre des armées, la ministre chargée de la mémoire et des anciens combattants, le chef d’état-major des armées...
Des militaires des 18 unités Compagnons de la Libération assurent une garde d’honneur et se relaient toutes les 30 minutes. Il en sera de même cette nuit.
Demain, la dépouille sera placée sur un AMX-10 baptisé Bir Hakeim, escorté par la Garde Républicaine et sera conduite à l’Arc de Triomphe. Le président de la République rendra alors hommage à l’ensemble des Compagnons de la Libération. Ensuite, le cercueil prendra la direction du Mont-Valérien (Hauts-de-Seine) où Hubert Germain reposera dans le caveau n°9.

dimanche 31 octobre 2021

Adieu au dernier Compagnon de la Libération les 10 et 11 novembre


Derniers préparatifs avant l'inauguration du Mémorial en 1960 ©Ordre de la Libération

Le 10 novembre, le public pourra se recueillir devant le cercueil d’Hubert Germain sous la coupole dorée des Invalides (Paris), de 10 à 19h. Le dernier Compagnon sera veillé par des militaires représentant les 18 unités « Compagnon de la Libération ».
Le lendemain, en fin de matinée, la dépouille placée sur un AMX-10 baptisé Bir Hakeim escorté par la Garde Républicaine, sera conduit à l’Arc de Triomphe et fera face au Soldat Inconnu. Le chef de l’État rendra alors hommage à l’ensemble des Compagnons de la Libération. Ensuite, le cercueil prendra la direction du Mont-Valérien (Hauts-de-Seine) où Hubert Germain reposera dans le caveau n°9.
Ces différentes séquences s’inspirent de la cérémonie des 10 et 11 novembre 1945 de transfert des corps des 15 autres (le seizième le fut en 1952) « morts pour la France » inhumés en 1960 dans la crypte du Mémorial de la France combattante.

vendredi 29 octobre 2021

Inauguration d'une place Hubert Germain à Montrigaud

©1er régiment de Spahis

Celle-ci s'est déroulée hier dans la Drôme, dans cette commune* où Hubert Germain avait ses origines familiales. Dans un texte préparé il y a quelques semaines, et lu par le général Baptiste délégué national de l'ordre, le dernier compagnon de la Libération expliquait que c'était là qu'il avait "appris à aimer la terre et la richesse qu’elle me suggérait (...) Sachez aussi que j’ai avec moi, ici dans ma chambre à l’hôtel national des Invalides, un peu de terre de Montrigaud et j’ai exprimé la volonté qu’elle soit mise dans mon cercueil pour m’accompagner à jamais."
Décédé le 12 octobre dernier, Hubert Germain reposera au Mémorial de la France combattante au Mont-Valérien (Hauts-de-Seine). La cérémonie se déroulera le 11 novembre prochain.

*Devenue depuis 2019 par fusion, commune déléguée de Valherbasse.