jeudi 18 juillet 2019

Trois sapeurs du 19e RG meurent en Guyane




Affectés en Guyane dans le cadre de la mission Harpie, le sergent-chef Edgar Roellinger, les caporaux-chefs Cédric Guyot et Mickaël Vandeville "sont morts accidentellement hier après-midi" a précisé, ce matin, la ministre des armées, "alors qu’ils installaient des charges explosives pour détruire les installations souterraines d’orpailleurs clandestins. Huit d’entre eux ont été victimes d’émanations toxiques au fond d’une galerie et trois d’entre eux sont décédés."  Ces militaires du 19e Régiment du génie de Besançon étaient déployés pour une mission de courte durée en Guyane, au sein du 9è Régiment d’infanterie de marine. "Les cinq autres militaires ont été évacués à Cayenne où ils ont été hospitalisés. L’un d’entre eux est dans un état grave" a ajouté Florence Parly.

samedi 13 juillet 2019

Prise d’armes légionnaire au Sénat


 
Légionnaires du 1er RE @HW

« L’événement est devenu coutume puis tradition » a expliqué, en fin de matinée, le général Mistral dans les jardins du palais du Luxembourg, rappelant que depuis 2005, la Légion effectue tous les 13 juillet une prise d’armes au Sénat. Celle-ci réunit la Musique de la Légion étrangère et le régiment qui défilera le lendemain sur les Champs-Elysées, en l’occurrence en 2019, le 1er Régiment étranger. Ce rendez-vous a été l’occasion de remettre huit décorations, sept Légion d’honneur et un ordre national du Mérite. Parmi les récipiendaires, un ancien caporal-chef qui a servi aux 2e Régiment étranger de parachutistes et 4e Régiment étranger, fait chevalier de la Légion d’honneur. Un peu plus tard, un légionnaire d’origine népalaise, a reçu son décret de naturalisation des mains du président du Sénat, Gérard Larcher. Cet engagé volontaire avait été très grièvement blessé lors de l’avalanche qui avait emporté une cinquantaine de sapeurs du 2e REG dans le secteur du petit Argentier (Savoie), le 18 janvier 2016. Six légionnaires avaient été tués.
Dix bourses d’études ont également été remises à des enfants de légionnaires par la fondation Maria et Jean Busnot.

vendredi 12 juillet 2019

Thierry Burkhard, CEMAT

@ministère des armées

La réponse à la question posée, hier dans ce blog, est intervenue dans l'après-midi. C'est la ministre des armées qui l'a fournie lors des adieux aux armes du général Jean-Pierre Bosser aux Invalides. C’est le général Thierry Burkhard qui lui succédera comme chef d’état-major de l’armée de Terre. Ce natif du Territoire de Belfort choisit, après Saint-Cyr (dont le bataillon était commandé par Jean-Louis Georgelin) et au sortir de son école d’application (infanterie, Montpellier) en 1989, la Légion étrangère et le 2e Régiment étranger de parachutistes (REP). Il y restera jusqu’en 1996. Après avoir été breveté en 2000, il retournera à la Légion, au 4e Régiment étranger (RE, Castelnaudary) puis en 2008 commandera la 13e demi-brigade alors stationnée à Djibouti (13e DBLE). 
Cet officier connu pour être très proche de ses hommes, fut ensuite conseiller communication du chef d’état-major des armées, conseiller du Coordonnateur national du renseignement, n°2 du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) avant d'en prendre la commandement et enfin inspecteur de l’armée de Terre.

jeudi 11 juillet 2019

Un légionnaire futur CEMAT ?

C'est aujourd’hui que le général Jean-Pierre Bosser fera, dans la cour d’honneur des Invalides (Paris), ses « adieux aux armes. » Pour lui succéder à la tête de l’armée de Terre, plusieurs noms sont régulièrement cités. Celui du général Bernard Barrera et de trois officiers généraux ayant commandé à la même période (2008-2010), un régiment de Légion étrangère : Eric Bellot des Minières (2e REP), Thierry Burkhard (13e DBLE), Benoît Durieux (2e REI).

mercredi 10 juillet 2019

Livre "Albéric Vaillant ou la passion de la Légion"



La biographie de Michel Tirouflet, "Albéric Vaillant ou la passion de la Légion" (Nuvis) a le grand mérite de rappeler le rôle joué par cet officier dans l'histoire de l'institution. Parce qu'il contribua, notamment, avec Pierre Messmer, après le putsch des généraux en Algérie, à ce que la Légion ne fut pas dissoute par le général de Gaulle. Seule, une unité symbolique l'a été, le 30 avril 1961, le 1er REP.  
Lorsqu'à la veille du putsch des généraux en Algérie, Albéric Vaillant prend, dans un contexte extrêmement compliqué, le commandement du 1er Régiment étranger (ce qui fait alors de lui le patron de la Légion), il démontrera "sa grande capacité à maitriser les événements." C'est ce qu'ont expliqué, hier soir, à l'amphithéâtre Austerlitz, à l'hôtel national des Invalides (Paris), l'auteur de l'ouvrage, Michel Tirouflet, et le général Michel Guignon dont la carrière militaire débuta en Algérie (qui intervint par téléphone).
Le général Albéric Vaillant, fils de médecin (1915-2011), affecté à la veille de la déclaration de guerre sur la ligne Maginot, eut une carrière exemplaire. Huit ans après sa disparition, il reste une personnalité de la Légion étrangère et un homme profondément respecté.

mardi 9 juillet 2019

Protéger ensemble


 
@ministère de la défense
Est le thème du défilé militaire du 14 juillet. 4 212 hommes et femmes y participeront. Ainsi que 200 cavaliers de la Garde républicaine, 196 véhicules, 66 avions, 36 hélicoptères. Cette célébration de la fête nationale sur les Champs-Elysées se déroulera sur 1200 m et durera deux heures (revue des troupes, défilé, final).

samedi 6 juillet 2019

Champagne

@Wikipedia

Champagne est le titre du manuscrit d’Alan Seeger, écrivain américain mort pour la France en 1916, que vient d’acquérir la Maison Taittinger. Rédigé en 1915, ce texte s’adresse aux générations futures afin de leur rappeler le sacrifice de ceux qui sont morts pour la liberté.
" …Et l’hommage attendri d’un toast silencieux. Buvez !
Dans le vin d’or où passe un reflet rose,
Laissez plus longuement vos lèvres se poser,
Et pensant qu’ils sont morts où la grappe est éclose,
Et ce sera pour eux comme un pieux baiser. "
Fils d’un industriel new-yorkais, Alain Seeger né en 1888 s’engage "par amour de la France" en août 1914 à la Légion étrangère (2e régiment de marche du 2e étranger qui deviendra Régiment de marche de la LE). Il est tué dans la Somme, le 4 juillet 1916, jour de la fête nationale américaine.

samedi 29 juin 2019

Le cimetière de Ben M'Sick



@HW
Louis Galley, deuxième classe à la 5eme division blindée de la Légion étrangère est vraisemblablement mort durant la période d’entrainement de son unité au Maroc, avant que celle-ci ne parte combattre, à la fin 1944, en France. Ce légionnaire repose dans l’un des carrés militaires français du cimetière Ben M’Sick à Casablanca (Maroc). 645 sépultures de militaires morts au Maroc pendant la période du protectorat français, entre 1907 et 1956 y sont entretenues.
Un carré anglais abrite 48 tombes d'aviateurs et de marins britanniques, sud-africains et canadiens, tombés pendant la Seconde Guerre mondiale. Un monument américain commémore le débarquement allié au Maroc lors de l'opération Torch (8 novembre 1942). Il a été inauguré en 1992. Enfin, le carré allemand se compose de 344 tombes : 120 corps de la guerre 1914-1918 et 224 de 1939-1945. Les sépultures de ces hommes tués au combat ou morts en captivité au Maroc ont été rassemblées en 1978.

lundi 24 juin 2019

Les Taytel, le légionnaire juif, sa femme et sa fille gazés en 1944

@ Sud-Ouest
Depuis hier, l’école primaire de Teuillac, en Gironde, porte le nom de Rachel Taytel. Adolescente juive gazée à l’âge de 16 ans, en janvier 1944, avec  ses parents à Auschwitz (Pologne). David Taytel, né russe en 1903 est devenu polonais en 1919. Ses cinq années passées à la Légion étrangère lui permettront de devenir français à l’issue de son contrat. Etabli dans la Meurthe-et-Moselle, il y fait venir sa femme Myrla et sa fille Rachel, racontait, hier, dans son édition dominicale le quotidien Sud-Ouest. En octobre 1939, la famille se réfugie en Gironde. Plus précisément à Teuillac (près de Blaye). Deux ans plus tard, ils sont les seuls habitants de la commune à porter l’étoile jaune. En 1944, Maurice Papon, secrétaire général de la préfecture de la Gironde fera rajouter leur nom à liste des personnes à arrêter. David, Myrla et Rachel sont rassemblés à la synagogue de Bordeaux, transférés au camp de Drancy puis envoyés, avec le convoi 66 en Pologne. Ils arrivent à Auschwitz le 20 janvier 1944. Ils portent les matricules 11 260, 11 261, 11 262 et sont aussitôt gazés.

vendredi 21 juin 2019

Le 1er RE défilera le 14 juillet à Paris

Cette année, c'est le 1er régiment étranger (RE) qui défilera le 14 juillet sur les Champs-Elysées. Stationné à Aubagne (Bouches-du-Rhône), il contribue au soutien du commandement de la Légion étrangère, assure la gestion du personnel de l'état-major et arme le centre de sélection et d'incorporation. Ambassadeur de la Légion, les pionniers qui défilent avec le tablier de buffle et la hache sur l'épaule lui sont rattachés ainsi que la musique (MLE).

mardi 18 juin 2019

Le général Gausserès réélu à la tête de la FSALE

@LE

Le congrès de la Fédération de sociétés d’anciens de la Légion étrangère (FSALE), qui s’est tenu ce week-end à Nîmes, a réélu à sa présidence le général le général (2s) Rémy Gausserès. Ancien chef de corps du 2ème REP (1990-92), le général Gausserès avait succédé, en 2013, au général Robert Rideau.
Le conseil d’administration a également  désigné le général Emmanuel Maurin (lui aussi chef de corps entre 2002 et 2004 du REP) à la vice-présidence d’une fédération qui compte 145 amicales, représentant près de 10 000 adhérents. Les généraux Michel Yakovleff (qui commanda le 1er REC) et Pierre Chavancy (à la tête de la 13e DBLE de 2002 à 20004) ont intégré le conseil d’administration.

lundi 17 juin 2019

La prochaine promotion de Saint-Cyr s’appellera "Compagnons de la libération"

L’idée circulait depuis quelques mois. Le délégué national de l’ordre de la libération, le général Christian Baptiste (2s), l’a confirmé ce soir lors de la traditionnelle réception, à Paris, des familles de compagnons. La prochaine promotion des élèves de l’Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr portera le nom de "Compagnons de la Libération." 1038 hommes et femmes (6) ont reçu la croix de la Libération, ainsi que 18 unités militaires et cinq villes (Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l’île de Sein). 91 % de ces compagnons se sont engagés avant décembre 1942. "En partage, la nécessité pour eux de porter ces valeurs" a expliqué le délégué national devant les familles, mais également le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Au cours de son intervention, le général Baptiste a, également, annoncé la recréation, cet automne, à l’Ecole de l’air (Salon-de-Provence) de l’escadrille de chasse n°1, première unité compagnon de la Libération, le 21 juin 1941. Dissoute en août de la même année pour laisser place au groupe de chasse Alsace. Demain, au Mont-Valérien (Suresnes), Hubert Germain sera le seul compagnon présent (ils sont quatre encore en vie) à la cérémonie marquant le 79e anniversaire de l’Appel du général de Gaulle.

mardi 11 juin 2019

Attaquante des Bleues, Valérie Gauvin a un faible pour l'armée

@FFF
Si elle n’était pas joueuse professionnelle de football à Montpellier, Valérie Gauvin, 23 ans, aurait probablement souscris un engagement dans l’armée. L’Equipe raconte dans son édition de ce 11 juin, que l’attaquante internationale, qui dispute actuellement la coupe du monde avec l’équipe de France, "a déjà poussé les portes d’un centre d’information et de recrutement." Qu’elle a, en outre, effectué en 2012 un stage d’une semaine à Poitiers, dans un régiment. "J’adore cela depuis toujours" explique la joueuse. Qui précise qu’elle aurait aimé être pilote de chasse. "Mais c'était compliqué. J'ai mis cela de côté."

lundi 10 juin 2019

Les services de renseignement suisses pointent l’espionnage russe sur leur territoire

"La Suisse serait actuellement l’un des points névralgiques des services de renseignement russes en Europe" constate le service de renseignement de la confédération (SRC) dans un rapport qui vient d’être rendu public. Le service de renseignement extérieur (SVR), le service de renseignement militaire (GRU) ainsi que le service de renseignement intérieur (FSB) russes "maintiennent leur présence en Suisse et agissent pour la plupart sous couverture diplomatique."

Espionnage à grande échelle
Selon les constatations du SRC, près d’un tiers des diplomates accrédités actuellement dans le pays seraient des membres avérés ou soupçonnés des services de renseignement. "À cela s’ajoutent des collaborateurs ne séjournant que temporairement en Suisse et impliqués par exemple dans des « rencontres en pays tiers», dans des opérations isolées ou participant à des conférences internationales."

Cibles : l’OIAC et les organisations sportives internationales
Pour les Suisses, l’espionnage russe a visé en 2018 deux cibles : les analyses de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) relatives à l’utilisation d’armes chimiques en Syrie d’une part, et la tentative d’assassinat de l’ancien membre des services de renseignement russes Sergueï Skripal à Salisbury (Grande-Bretagne) d’autre part. "Le SRC a fourni une importante contribution au succès de la contre-opération visant à contrecarrer l’attaque au détriment de l’OIAC, notamment parce qu’il avait déjà connaissance de l’unité du GRU impliquée.  Celle-ci avait mené à plusieurs reprises des cyber opérations contre des intérêts suisses : sa trace avait déjà été décelée en 2016 et 2017." Le SRC précise également dans son rapport avoir partagé ses informations "avec des services partenaires" ce qui leur a permis d’identifier l’équipe du GRU à son arrivée. "Arrêtée par les autorités néerlandaises, elle aurait très probablement entrepris des actions contre la Suisse ultérieurement. La collaboration internationale aurait donc empêché une cyberattaque contre le Laboratoire de Spiez (l’Institut suisse de protection NBC)."
Autres centres d’intérêt pour les russes, les organisations sportives internationales qui ont leur siège en Suisse. Ainsi "l’Agence mondiale antidopage (AMA) et diverses fédérations sportives dans le contexte des enquêtes sur le programme de dopage russe."

dimanche 9 juin 2019

Vétéran belge du DDay

@ministère de la défense Belgique
Les Alliés viennent de célébrer leurs vétérans ayant participé au débarquement en Normandie, le 6 juin 1944. Le 5 juin 2019, à Portsmouth (Angleterre), c'est le baron Ludo de Vleeschauwer, vétéran belge de 93 ans, ayant appartenu à la Section belge de la Royal Navy, qui a été honoré.

samedi 8 juin 2019

La Légion d'honneur pour les 3 sauveteurs morts au large des Sables-d'Olonne

Le président de la République a annoncé, aujourd'hui, sur Twitter son intention d'attribuer la Légion d'honneur, à titre posthume, aux trois sauveteurs morts, hier, au large des Sables-d'Olonne (Vendée), en allant secourir un bateau en perdition dont le marin est porté disparu. Yann Chagnolleau, Alain Guibert et Dimitri Moulic étaient des bénévoles de la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer). Leurs quatre collègues ont pu regagner la côte à la nage.

dimanche 2 juin 2019

Disparition de Michel Serres

Laurence von der Weid/SMLH

Ancien de l’Ecole navale, Michel Serres est mort hier, a 88 ans. Il y a un an, à Paris, il était invité de la première édition des Rendez-vous de la SMLH*En philosophe, il avait parlé de la temporalité. Concluant ainsi son propos : « …Tout a changé. Mais non, il y a quelque chose qui n’a pas changé et qui ne changera jamais : c’est l’attente de l’heure de notre mort. » Académicien, il était grand officier de la Légion d’honneur.

*Société des membres de la Légion d’honneur.

dimanche 26 mai 2019

François Broche, "La cathédrale des sables, Bir Hakeim"





Qui se souvient qu’il y a 77 ans, débutait la bataille de Bir Hakeim ? Du 26 mai au 11 juin 1942, la 1re Brigade française libre à tenu tête à l'Afrika Korps et à ses alliés italiens sur le front de Libye. Ne décrochant de sa position qu'après avoir permis le repli des troupes britanniques. Un livre vient nous rappeler cette bataille symbolique. Celui de François Broche, La cathédrale des sables (Belin). Une unité française autonome va donc affronter sur ce plateau désert de Cyrénaïque, pour la première fois, la puissance militaire allemande dirigée par le tacticien Rommel. 3723 français libres commandés par Koenig mettront en échec italiens et allemands, dix fois plus nombreux. C’est cette victoire militaire (mais aussi d’opinion pour les alliés), qui se conclue dans la nuit du 10 au 11 juin par une sortie de vive force, que raconte cet ouvrage. François Broche le fait intimement. Son livre est celui que tout homme de presse a envie d’écrire. L’historien est journaliste. On l’imagine, envoyé spécial, au milieu des Français libres. Les observant face aux multiples vagues d’assaut, partageant craintes, douleurs, espoirs, attentif aux paroles qu’ils échangent, aux saillies pour vaincre "le signe indien" et dissimuler appréhension et peur de la mort (1000-1500 morts, blessés, prisonniers, disparus ?). Pour qui connait la fin de l’histoire, celle-ci fait figure d’épopée. L’apport, précieux, de François Broche est de nous permettre de vivre au plus près des combattants encerclés. Il est un mémorialiste inspiré et fidèle. A la mémoire de ces hommes et plus particulièrement à celle de son père, Félix qui y trouva la mort lorsque le PC de son cher bataillon du Pacifique fut bombardé le 9 juin.

La cathédrale des sables, Bir Hakeim, François Broche, Belin, 25 €

mercredi 22 mai 2019

Disparition du lieutenant François Gniewek


 
DR
Cette figure de la Légion étrangère, vient de disparaitre, à Paris, à l’âge de quatre-vingt-douze ans. Franciszek (François) Gniewek n'a pas encore seize ans quand il participe à la libération de Paris avec les FFI (Forces françaises de l'intérieur), en 1944. La même année, il s'engage à la Légion étrangère. Il servira à la 13ème DBLE, à la 4ème CSPLE et au 2ème REC. Sous-officier, il prendra part à deux campagnes d’Indochine, à Dien-Ben-Phu, puis sert en Algérie. Il sera blessé, durant sa carrière,  à quatre reprises. Franciscek Gniewek était titulaire de neuf citations dont deux à l’ordre de l’armée. Il avait quitté le service en 1961 avec le grade d’adjudant-chef et sera nommé lieutenant de réserve. Il y a deux ans, il s’était vu conféré la dignité de grand officier de la Légion d'honneur. Il est l'un des quelques officiers ayant servi à titre étranger, à avoir porté lors de Camerone, la main du capitaine Danjou. Ses obsèques seront célébrées lundi 27 mai à 10h30, à la cathédrale Saint-Louis des Invalides.

mardi 14 mai 2019

« La Nation saura que vous avez fait votre devoir » déclare le chef de l’Etat lors de la cérémonie d’hommage aux deux nageurs de combat


@DR

« J’étais prête à l’absence mais pas à le perdre » expliquait, ces dernières heures, la compagne de l’un des deux commandos marine tué dans la nuit de jeudi à vendredi au nord du Burkina-Faso, lors de l’opération entreprise pour libérer deux otages français. Elle l’a certainement redit, ce matin, dans la cour d’honneur des Invalides au président de la République lors de l’hommage national rendu aux maîtres Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello. Une cérémonie rendue encore plus poignante par l’accord donné par les familles à la télévision de pouvoir les filmer.  « En tête de la colonne d’assaut, deux hommes d’exception (…) défiant la mort pour sauver des vies…pour sauver la vie des nôtres » a rappelé Emmanuel Macron lors de son allocution.  « Une vie arrêtée n’est pas une vie perdue. Celui qui meurt au combat a rempli sa destinée. C’est le sens de l’engagement ! Votre exemple nous maintient à la hauteur de nous-mêmes. » Les deux militaires ont reçu, à titre posthume, la Légion d’honneur.