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In Amenas, vu par l’éditorialiste du quotidien algérien Liberté

"…En dix ans de mise en place de la base terroriste du Sahel, le monde a fait montre d’une étonnante indolence. Pourtant, les initiatives politiques et les tentatives de création de dispositifs de surveillance et d’anticipation stratégique (Africom américain, état-major des pays du champ, etc.) montrent qu’une réelle inquiétude avait gagné aussi bien les pays du champ, que les puissances en Europe et en Amérique du Nord. La guerre en cours a été imposée à l’initiative des groupes terroristes qui, rappelons-le, ont enfourché l’offensive des mouvements touareg avant de les soumettre, puis décidé d’aller au-delà de l’espace Azawad, et de progresser vers Bamako. La France, pour l’heure presque seule à assumer la riposte, fait une guerre devenue, depuis dix ans, inévitable. Ce qui est arrivé à In Amenas aurait pu arriver à n’importe quel moment, durant ces dix ans. “La solution politique”, quand on la poursuit trop longtemps, finit par profiter aux forces belliqueuses. Au terrorisme...

Somalie. Après l'opération visant à libérer l'agent de la DGSE

Une source raconte ainsi la mort de Denis Allex  : "Lorsque l'attaque des commandos français a eu lieu, l'otage a été conduit dans une autre pièce. Puis une rafale a immédiatement été entendue...". A ce moment une trentaine d'hommes du service action de la DGSE et du COS (une cinquantaine, chiffre mon confrère Jean Guisnel sur son blog) mène l'attaque. Un officier du service action aurait été tué, un autre issu de la même unité manquerait à l'appel. Otage à son tour ? Est-il blessé ? Mort ? Le Mistral, dont c'est la mission, a servi de bâtiment de commandement et de projection et quatre hélicoptères auraient transporté les commandos. Deux enseignements sont d'ores et déjà à tirer de ce cette opération (malgré son échec) : - La détermination du pouvoir politique (François Hollande a donné l'ordre d'intervention il y a plusieurs jours). Constat qui peut être aplliqué au Mali. - La capacité de préserver le secret absolu sur cette opération pe...

L'analyste de renseignement

Le sujet du renseignement est trop souvent examiné au travers du prisme des « grandes idées », bien loin des réalités et des besoins. En France, le groupe de travail n°4 du Livre Blanc, présidé par Ange Mancini, s’efforce de définir le futur de la communauté française du renseignement. Mais que ce soit en France, aux Etats-Unis, au Royaume Uni ou en Allemagne, il est un élément dont personne ne faire abstraction : l’analyste de renseignement. Civil et militaire, c’est surtout de lui et de sa condition que dépendra l’avenir de toute communauté du renseignement. Arnaud Kalika, ancien analyste du renseignement militaire au ministère de la défense, ex- rédacteur en chef de la lettre d’informations stratégiques TTU, aujourd’hui dans le conseil et le risque-pays, nous propose cette réflexion sur un métier singulier. Dans l’atypique communauté mondiale du renseignement, les couloirs sont peuplés de fonctionnaires pressés. En synergie avec d’autres agents, protégés par l’anonymat in...

Attribution Légion d'honneur

Le Premier ministre pourra attribuer dans un délai d’un an, la Légion d’honneur aux personnes tuées ou blessées dans l’accomplissement de leur devoir et « reconnues dignes de recevoir cette distinction ». Ce décret présenté ce matin en conseil de ministres par Jean-Marc Ayrault permet de répondre à des actualités récentes (ainsi les victimes militaires de Mohamed Merah). Ce texte  modifie également le délai pendant lequel le ministre de la défense pourra, dans les mêmes conditions, attribuer la médaille militaire aux militaires et assimilés non officiers. Au cours de ce même conseil Rose-Marie Antoine, a été nommée directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Cet administrateur civil remplace le préfet Rémy Enfrun qui dirigeait l’ONAC depuis 2007.

Un adjudant-chef qui avait tenté de stopper Merrah devant le 17ème RGP, témoigne

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Exclusif : La Dépêche du midi   C'est place de la Liberté à Castelsarrasin que la sous-préfète a remis une décoration rare, la médaille d'argent pour acte de courage et dévouement à l'adjudant-chef J.-L. Ce dernier très ému pensait à ce moment-là aux deux victimes de Merah./Photo DDM, M Il aurait pu mourir, comme ses camarades. Mais, n'écoutant que son courage, il a tenté de rattraper le tueur au scooter, Mohammed Merah, qui ce jour-là, a froidement exécuté deux de ses compagnons, et blessé un troisième. Jeudi soir, à Castelsarrasin, l'adjudant-chef J. L. (1) s'est vu décerner la médaille d'argent pour acte de courage et de dévouement. Le jeune militaire avait les larmes aux yeux, lorsque la sous-préfète Myriam Garcia qui lui a remis son insigne au nom du ministre de la Défense. Jusqu'à ce jour, l'adjudant-chef n'avait jamais raconté son histoire. Et pour cause… Il assiste au meurtre des ses camarades du 17e RGP Il est l'u...

007 au Luxembourg

Toute la semaine, plus aucun exemplaire du Lëtzebuerger Land n’était disponible chez les marchands de journaux luxembourgeois. L’hebdomadaire révélait dans sa dernière livraison que le grand-duc Henri, « aurait des contacts permanents » avec les services de renseignement britanniques. De quoi interpeller et passionner les habitants d’un pays généralement avare de confidences. Mais qui a toutefois son lot « d’intrigants », pour reprendre le titre de l’enquête de nos confrères. Sur quoi s’appuie cette « révélation » ? En 2008, le chef du Service de renseignement de l’Etat luxembourgeois aurait transmis l’information à son Premier ministre, Jean-Claude Juncker. Mais Mario Mille, responsable du SREL, aurait enregistré la conversation, explique l’hebdomadaire qui en publie les détails, à l’insu du chef du gouvernement en utilisant « une montre-bracelet cachant un dispositif d’enregistrement ». L’information que l’ex-chef du SREL (2003-2010) estime fondée sur « des rapports crédib...

Obsèques du général Jacques Lemaire

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Elles seront célébrées demain aux Invalides. Samedi, ce visage familier de la Légion étrangère s'est éteint à l'âge de 89 ans. Officier issu de la promotion  Victoire   de l'EMIA Coetquidan (du 03.07.1945 au 31.12.1945), il fut officier au 2ème BEP en Indochine puis s'occupa de communication auprès du général Massu en Algérie (1957). Jacques Lemaire commanda plus tard à Toulouse la 11ème division parachutiste (1979-81). Il quitta l'armée avec quatre étoiles. Ses obsèques se dérouleront le jour où la Légion étrangère célèbre le 50ème anniversaire de son arrivée au camp de la Demande à Aubagne (devenu quartier Vienot), après avoir quitté Sidi-Bel-Abbès.