Légion étrangère, Etienne Antal le doyen calédonien
Photo HW - Hier soir, je l’ai conduit, comme tous les samedis, au casino où il a joué pendant trois heures aux machines à sous. Etienne sourit à l’anecdote racontée par sa fille. - Avez-vous gagné ? Nouveau sourire. Etienne Antal a quatre vingt seize ans. Il est le doyen des membres de l’association des anciens légionnaires de Nouvelle-Calédonie. Ils sont vingt huit. Né en Hongrie en 1917, il raconte son engagement. Une rencontre à vingt ans, à Lyon, sur un banc avec un ancien légionnaire endetté. Qui n’a d’autre choix que de repiquer. - Viens lui dit celui-ci, tu verras… Etienne a vu : Sidi-Bel Abbes, Fès, Saigon, le coup de force japonais de1945, une blessure soignée à Calcutta et un retour à Bizerte via Chandernagor et Pondichéry. Clap de fin en 1946. Retour à la vie civile après trois affectati...