Sivens, la politique, les taiseux et les gendarmes (actualisé)
C'est comme si les aiguilles d'une montre s'emballaient et prenaient, à chaque tour, un peu plus de vitesse. Ainsi peut-on résumer Sivens, vite devenue affaire d'Etat. Quatre éléments y ont contribué : la mort d'un manifestant, les mises en accusation violentes de Cécile Duflot, l'absence de voix venues tempérer les attaques menées par l'ex-ministre contre le fonctionnement de l'Etat et en particulier les forces de l'ordre (ici, les gendarmes). Et enfin la surchauffe médiatique. Tout le monde est d'accord pour déplorer la mort d'un jeune homme de 21 ans mais il y a indécence manifeste à la récupérer politiquement. N'aurait-il pas été raisonnable d'attendre de connaître le contenu du rapport d'enquête pour se prononcer. Ainsi, quel était le contexte qui prévalait au moment des faits ? Mais non ! La députée Cécile Duflot n'a pas eu de mots assez durs pour dénoncer ce "scandale absolu" et la "tâche indélébile s...