La Légion, l'étranger et la langue française

L'engagement constitue un saut dans l'inconnu pour l'étranger, difficile à appréhender pour nous, Français. Arrivant à Castelnaudary (Aude), la grande majorité des engagés volontaires ne parle pas un mot de français, langue de travail de la Légion. Pour mesurer la difficulté à laquelle ces hommes se trouvent confrontés, imaginons-nous nous engager dans l'armée finlandaise sans parler le finnois ou chinoise sans parler mandarin ou cantonnais. Pour évoquer cette réalité, l'actuel COMLE (commandant la Légion étrangère), le général Jean Maurin raconte une anecdote personnelle. "Je suis russophone et j'ai commencé à apprendre cette langue au lycée Jules Verne à Nantes. En 2004, j'ai été auditeur au CHEM russe à Moscou. Les premières semaines ont été difficiles pour suivre l'enseignement dans une langue que pourtant j'avais entretenue. J'ai compris alors ce que pouvait ressentir un légionnaire étranger. J'ai compris qu'il ne sert à rien de faire de long discours..."

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