Premiers éléments sur l'affaire des deux agents de la DGSE soupçonnés de trahison

L'avis, publié au Journal officiel du 28 juin 2017, était passé relativement inaperçu. Le 15 juin précédent, la Commission du secret de la défense nationale, saisie quinze jours plus tôt par Sylvie Goulard, alors ministre des armées, émettait un avis favorable à la déclassification de documents de la DGSE. La ministre avait, en effet, reçu le 4 mai, une requête formulée par Jean-Marc Herbaut et Nathalie Poux, vice-présidents chargés de l'instruction au tribunal de grande instance de Paris. Ces deux magistrats avaient été chargés de l'instruction d'une information judiciaire ouverte, notamment, pour "trahison par intelligence avec une puissance étrangère, provocation directe au crime de trahison et compromission du secret de la défense nationale."
Selon nos informations, c'est la DGSE qui a découvert cette affaire. La trahison de ces deux agents, au profit de la Chine, aurait été repérée par un service interne chargé de déceler les retournements ou les tentatives d'infiltration. La Direction générale de la sécurité extérieure, en accord avec le ministère des armées, aurait alors saisi le procureur de la République de Paris, lequel, en vertu de l'article 40 du code de procédure pénale, aurait ouvert cette information judiciaire.
Les deux agents, aujourd'hui "retraités", ont été placés en détention depuis décembre dernier.

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