Au Cameroun, la Russie ouvre la porte via l’église orthodoxe



Le 23 janvier dernier, Paul Biya, président du Cameroun a autorisé, par décret, l’implantation de 8 nouveaux cultes. Ce qui porte à 55, le nombre d’églises reconnues par les autorités.

La Russie via le religieux

Parmi ces nouveaux venus : l’église orthodoxe russe. Un choix qui revêt un caractère politique tant celle-ci est identifiée comme un vecteur d’influence du Kremlin. Son patriarche, Kirill (Cyrille) a, selon de multiples sources, travaillé pour le KGB dans les années 70 alors qu’il vivait à Genève où il représentait le patriarcat de Moscou, auprès du Conseil œcuménique des Eglises (COE). Selon un document déclassifié de la police fédérale suisse cité en février 2023 par deux quotidiens helvétiques, Le Matin dimanche et SonntagsZeitung, « l’église russe avait passé un pacte avec le régime soviétique, ce qui lui permettait de survivre et d’avoir un peu d’ouverture vers l’étranger. En échange, elle devait espionner pour le gouvernement ». Le nom de code de Kirill était « Mikhailov ».

Un maillon
Les temps ont changé mais Kirill, supporteur de « l’opération militaire spéciale » constitue un maillon utile du dispositif de Vladimir Poutine. En début d’année, à l’occasion du Noël orthodoxe, Kirill s’enflammait, évoquant la « guerre sainte et sacrée » menée par la Russie en Ukraine. Reprenant les standards de la propagande poutinienne : son pays est victime d’une attaque de l’Occident contre les valeurs traditionnelles dont la Russie est la forteresse*.
Une église orthodoxe qui s’inscrit dans la stratégie globale de Moscou, au même titre que les « maisons russes ».

* Cité par le Grand Continent

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