Sevez, Légion et Histoire

Ils ont servi tous deux au 4e Régiment étranger. Le premier au Maroc à partir de 1927. Le second à Castelnaudary (Aude), il y a peu (2021-2023). Ils portent tous deux le même nom savoyard, Sevez. Le plus jeune, Etienne est aujourd’hui en région parisienne, où il commande la compagnie de transit du Groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE, Fontenay-sous-Bois, Val de Marne). Agé de 36 ans, ce marseillais a d’abord travaillé dans le secteur bancaire en Angleterre et en France avant de choisir l’armée en 2017. « J’avais été réserviste opérationnel au 1er REC, régiment que j’ai rejoint lorsque je suis devenu officier sous contrat » résume-t-il.

7 mai 45
Son arrière-grand-père n’était pas non plus saint-cyrien. Ce chasseur alpin engagé en 1911 sera blessé à cinq reprises lors de la Première Guerre mondiale et trois fois cité. Lors de sa mort en 1948, lors d’un accident de chasse près d’Offenburg, le général de corps d’armée François Sevez commandait les troupes d’occupation françaises en Allemagne. Les historiens connaissent bien son nom, associé à un moment exceptionnel qui s’est déroulé à Reims, le 7 mai 1945 à 2h41*. La  capitulation sans condition des Allemands, qui mettra fin à la Seconde Guerre mondiale. Quatre généraux apposent leur signature : Jodl, chef d'état-major des forces allemandes, l'Américain Bedell-Smith au nom des Alliés, Sousloparov, pour l'Armée Rouge et donc François Sevez, chef d’état-major adjoint de la défense, au nom du général de Gaulle.


* Une seconde capitulation sera signée le lendemain, à la demande de Staline, au quartier général soviétique, à Berlin. La France sera représentée par le général de Lattre de Tassigny.

Photos : général Sevez ©DR et pour le capitaine Sevez  ©HW.

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