De Nauru à Naoero



Ce pourrait être une question posée dans un jeu de culture générale. Quelle est la capitale de Nauru ? République du Pacifique Sud de 21 km2 et 12 000 habitants, qui fut protectorat allemand (1888-1914) puis sous tutelle, jusqu’en 1968, de l’Australie. Afin de s’émanciper de ce passé colonial, son président, vient d’annoncer officiellement, que les Nauruans vont avoir à se prononcer, par référendum, pour un changement de nom du pays. En cas de victoire, Nauru deviendrait « Naoero ». Ce qui permettrait « d’honorer l’héritage, la langue (le dorerin Naoero), l’identité de la nation » a expliqué David Adeang, le chef d’un Etat qui demeure membre du Commonwealth.

De l’opulence à la faillite

Ce membre océanien de l’ONU procurait, dans la deuxième partie du XXe siècle grâce à l’exploitation du phosphate, un revenu par habitant extrêmement enviable. Avec la baisse du prix mondial de ce composé, l’épuisement des réserves et la mauvaise gestion des investissements, Nauru s’est retrouvé en situation de faillite au début du siècle.
Alors le pays s’est mis à chercher des ressources financières, au point notamment de reconnaître l’Ossétie du Sud et l’Abkhasie, régions géorgiennes autoproclamées indépendantes à l’été 2008 lors de la guerre entre Russie et Géorgie. En échange d’une aide économique de 34 millions d’euros par le Kremlin, selon certaines sources à Moscou.
Ah, oui, la capitale de Nauru est Yaren.

Illustration ©Argoul

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