« Non immemor », une opération pour retrouver les médaillés de la Résistance française encore vivants


Joséphine Baker, Louis Aragon, Pierre Mendes-France font partie des 65 066 titulaires de la médaille de la Résistance française (MRF). Une décoration créée en 1943 par le général de Gaulle (voir post du 24 avril). Mais combien sont encore en vie ? Pour répondre à cette interrogation, l’ordre de la Libération vient de lancer l’opération « Non immemor ». En référence à la devise figurant au revers de la médaille « Patria non immemor » (La patrie n’oublie pas).

Identifier
« Nos récents travaux, menées en particulier avec le concours de partenaires, d’administrations et de soutiens institutionnels, nous ont permis la mise à jour d’une liste fiable d’un nombre restreint de titulaires encore en vie » explique le général Thierry Burkhard, délégué national de l’ordre de la Libération et organiquement, président de la commission nationale de la médaille. Pour l’heure, une vingtaine a été identifié. Mais plusieurs milliers de situations n’ont pas encore été éclaircies. « 4 073, ce 28 avril » détaille Fabrice Bourrée, responsable du service de la médaille de la Résistance française.

Deux décorations
La MRF souligne « les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l’Empire et à l’étranger auront contribué à la résistance du peuple français contre l’ennemi et ses complices depuis le 18 juin 1940 ». C’est la seconde décoration créée, par le chef de la France libre, après la croix de la Libération. Près de 80 % de ses titulaires sont issus de la résistance intérieure. « Elle s’inscrit dans le processus de reconnaissance et d’unification de la Résistance » précise Vladimir Trouplin, historien et directeur-conservateur du musée de l’ordre de la Libération (Paris).

Souligner l’engagement
Dans le détail des attributions de la médaille de la Résistance française, précisons que 40 % l’ont été à titre posthume. Que 22 unités militaires l’ont reçu ainsi que 18 collectivités territoriales et 15 collectivités civiles. Cas unique, l’Ile de Sein a reçu à la fois la croix de la Libération et la médaille de la Résistance française.
Avec cette opération l’Ordre de la Libération « réaffirme une conviction forte : derrière chaque nom, il y a un engagement, un courage, une histoire, explique Fabrice Bourrée. Retrouver ces médaillés, ou leurs descendants, c’est faire vivre la mémoire de la Résistance et refuser qu’elle s’efface dans l’anonymat ».

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