Les bouchers iraniens continuent de rendre la justice
A l’écart de l’actualité, le pouvoir iranien continue d'éliminer ses opposants. Hier, Mohammad Amini Dehaghani et Aref Khoshkar ont été exécutés, annonce le Comité de soutien aux droits de l’homme en Iran.
Le premier, arrêté lors du soulèvement du début d'année, était accusé d’avoir incendié le bâtiment du gouvernorat de Dehaghan (province d’Ispahan) à l’aide de cocktails molotov, « d’avoir incité les manifestants à attaquer les forces de sécurité et d’avoir l’intention d’utiliser une arme » détaille le CSDHI sur les réseaux sociaux. Il a été pendu.
Aref Khoskhar
Autre prisonnier politique, Aref Khoskhar était détenu depuis 2022. Il avait été arrêté le 11 novembre de cette année-là, lors d’une manifestation suivant la mort d’une jeune fille, pour un voile mal porté. Selon le journaliste Armin Arefi, il avait condamné à mort pour « port d’une "arme" et son usage ainsi que pour le meurtre d’un milicien pro-régime ». Les demandes de réexamen de son dossier, qui contenait lui aussi des zones d’ombre, par plusieurs organisations internationales n’ont pas été suivies. Deux hommes accusés de « corruption sur terre » et de faire « faire la guerre à Dieu ».
Autre prisonnier politique, Aref Khoskhar était détenu depuis 2022. Il avait été arrêté le 11 novembre de cette année-là, lors d’une manifestation suivant la mort d’une jeune fille, pour un voile mal porté. Selon le journaliste Armin Arefi, il avait condamné à mort pour « port d’une "arme" et son usage ainsi que pour le meurtre d’un milicien pro-régime ». Les demandes de réexamen de son dossier, qui contenait lui aussi des zones d’ombre, par plusieurs organisations internationales n’ont pas été suivies. Deux hommes accusés de « corruption sur terre » et de faire « faire la guerre à Dieu ».
Photo : Mohammad Amini Dehaghani (à g.) et Aref Khoskhar (à dr.) ©CSDHI.
