Légion d’honneur : l’ombre russe


C’est une simultanéité qui ne passe pas inaperçue. Le 14 juillet, lors de la publication de la promotion civile de la Légion d’honneur, apparaissait le nom d’un homme, notoirement pro-russe, habitué des plateaux de télévision. Et ce, le jour où le défilé était marqué par la présence de trente-cinq pays de la Coalition des volontaires pour l’Ukraine dont 25 au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement et que 500 soldats de ces pays défilaient en ouverture de la parade militaire dont vingt-cinq ukrainiens.

Promotion militaire

Défilé auquel a pris part un officier, au solide potentiel, dont le nom figurait lui le 12 juillet au journal officiel, lors de la publication de la promotion militaire et dont l'activité numérique révèle une inclination feutrée pour les thèses de Moscou. Bien que ses fonctions actuelles soient étrangères au conflit ukrainien, il arrive à cet officier de se muer en analyste du champ de bataille, mettant en relief les succès tactiques russes et les pertes adverses.

Une « sensibilité douce » pour Moscou

Cette « sensibilité douce » s’exprime également par une mise à l’honneur ponctuelle de l’appareil militaire russe, qu’il s’agisse de la création de nouvelles unités ou de portraits de généraux. Pour ces derniers, ceux-ci sont accompagnés de la mention prudente « Know your enemy (éventuel) ». Des messages, qui s'insèrent entre deux publications sur la vie militaire nationale et les activités de sa hiérarchie.

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