Azerbaïdjan, Martin Ryan libre



Le geste politique était attendu. Le président azerbaïdjanais Ilham Alyiev vient de gracier l'homme d'affaires français Martin Ryan, emprisonné à Bakou depuis la fin de l'année 2023 et condamné en mars dernier pour « espionnage » à dix ans de prison. La France a accueilli cette décision avec soulagement, la qualifiant de « geste humanitaire » issu d'un « dialogue patient et exigeant ». Conclusion très diplomatiquement résumée qui est la réciprocité à la levée des sanctions européennes visant l'oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov. Selon des diplomates, la France aurait fait pression à Bruxelles pour retirer l'industriel des listes de sanctions pour des « raisons de sécurité nationale » afin d'obtenir cette libération. Cette concession a provoqué la colère du président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a dénoncé une démarche « autodestructrice » vis-à-vis des proches du Kremlin
Seul ressortissant français parmi les vingt personnes graciées, la libération de Martin Ryan survient dans un contexte bilatéral très tendu, détérioré par le soutien de la France à l'Arménie après la reprise du Haut-Karabakh. Un autre citoyen français, Anass Derraz, demeure emprisonné en Azerbaïdjan.
Le 14 septembre dernier à Bakou, l’agence de presse Azertac publiait une dépêche sur « la cuisine azerbaïdjanaise qui séduit à Paris… ».

Photo : ©APA

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