La photo date du 8 décembre 2023 et a été publiée par le bureau de presse de la présidence ukrainienne. Le chef de cabinet du président Volodymyr Zelensky discute, souriant, avec deux conseillers diplomatiques d’Emmanuel Macron, Xavier Chatel et Bertrand Buchwalter*. En bout de table se trouve un autre interlocuteur français, un adjoint du chef de d’état-major particulier du président de la République, le général Jean de Monicault. Océan Indien C’est cet officier parachutiste rigoureux de 51 ans qui vient d’être désigné comme commandant supérieur des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien (FAZSOI). « Ce n’est pas un hasard si c’est un tel profil d’officier très prometteur, que l’on envoie dans l’océan Indien » note l’un de ses anciens chefs. « Ce qui démontre l’attention portée à cette région » ajoute un ancien camarade de Saint-Cyr (promotion Commandant Morin 1994-1997). Officier Légion A sa sortie de l’école d’application de l’infanterie, c’est la Légion étrangè...
« C’est un déchirement ». Lorsqu’il évoque, au téléphone, son départ très prochain de l’institution, l’émotion gagne le lieutenant-colonel François Hervé-Bazin. Trente-huit ans sous l’uniforme, dont vingt-six à la Légion. Il y a quarante-huit heures, il a effectué un passage de témoin avec son successeur au 4e Régiment étranger (RE) à Castelnaudary (Aude), où il occupait la fonction de C2 (commandant en second du régiment). Précocité « Ma passion pour la chose militaire est née à l’âge de sept ans » déroule-t-il. Adolescent, à Nancy, il prévient ses parents que s’il obtenait le baccalauréat, il irait à Saint-Maixent ; dans le cas contraire, il s’engagerait à la Légion. Résultat ? « J’ai eu le bac par l’élastique », s’amuse-t-il ; il prend donc la direction des Deux-Sèvres. En 1989, le sergent Hervé-Bazin intègre le 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP), alors stationné au camp de Souge. Il y sert dix ans, à Martignas-sur-Jalle (Gironde). Officier Une fois ce premier tremplin ...
Ils furent nombreux ces amiraux à suivre, en 1940, Vichy et la "révolution nationale". Par conviction, obéissance ou, avanceront-ils souvent, après Mers-el-Kébir (1) . Ainsi, François Darlan. Chef d'état-major de la marine (2) , il deviendra en juillet 1940 secrétaire d'Etat puis ministre de la marine du premier gouvernement de l'Etat français puis, à partir de février 1941, chef de ce gouvernement jusqu'en avril 1942. Gabriel Auphan sera également ministre de la marine, d'avril à novembre 1942. Lui succèdera jusqu'en mars 1943, Charles Abrial. Autre amiral à accéder à de hautes fonctions politiques, Jean-Pierre Esteva, résident général en Tunisie qui mettra, lors du débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942, plusieurs bases françaises au service des Allemands ainsi que du carburant. Deux autres amiraux serviront également longtemps le maréchal Pétain : Georges Robert, gouverneur général des Antilles (et Guyane) jusqu'au 14 juillet 1...