Dix ans de suspension de port de la Légion d'honneur et du Mérite pour François Fillon
Grand officier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite, François Fillon est suspendu pour dix ans du port des insignes « de toute décoration française ou étrangère ressortissant à la grande chancellerie de la Légion d’honneur ». Cette mesure disciplinaire a été publiée ce matin au Journal officiel, à la suite de la condamnation définitive de l’ancien Premier ministre (2007-2012) et candidat à l’élection présidentielle de 2017 dans le dossier des emplois fictifs de son épouse, Pénélope. François Fillon a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, 375 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
Des exclusions en série dans l'affaire Bygmalion
Le Journal officiel publie également d’autres décrets d’exclusion et de suspension visant des personnes condamnées dans l’affaire dite « Bygmalion ». Sont ainsi exclus de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite : Éric Césari, ex-directeur général de l’UMP, et Philippe Blanchetier, qui était le trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 (ce dernier ayant lui-même été condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois ferme et exclu de la la LH et de l'ONM en juin 2025).
Dans ce même dossier de fausses factures, Henri Plagnol (ancien parlementaire et secrétaire d’État) a été suspendu pour cinq ans de la Légion d'honneur. Quant à Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne, il a été exclu de l’Ordre national du Mérite.
Favoritisme au SDIS 13
À noter également dans cette série de décrets, la suspension pour quatre ans (de la Légion d'honneur et de l'Ordre national du Mérite) de l’ex-colonel Luc Jorda, ancien directeur du Service départemental d'incendie et de secours des Bouches-du-Rhône, après sa condamnation définitive par la justice pour favoritisme et détournement de fonds publics.
Ces décisions ont été prononcées en application du code de la Légion d’honneur, de la médaille militaire et de l’ordre national du Mérite, « par le président de la République, sur proposition du grand chancelier et après avis du conseil de l’ordre ».
Photo ©Matignon
