Myriam Fillaud, du ministère de la défense à la justice antiterroriste
« Reçu ». Myriam Fillaud recourt volontiers au vocabulaire militaire pour valider la réception d’une information. Un esprit déductif l’expliquera sans peine : mariée à un officier de gendarmerie, sœur d’un aîné parachutiste réserviste du 8e RPIMA devenu policier à la BAC (primo-intervenant au Bataclan le 13 novembre 2015), elle a débuté sa carrière de juriste au ministère de la défense (alors ainsi nommé). Master et bourse Mais revenons à l’aurore de cette carrière. Master 2 à la faculté de Caen, dont elle sort major, avec une spécialité affirmée qui construira la suite : le droit des conflits armés. Le droit humanitaire n’est jamais bien loin non plus. S’enchaînent plusieurs stages : au greffe du Tribunal pénal international (La Haye), au bureau du Comité international de la Croix-Rouge à Dakar, à l’état-major des armées à Paris. Un moment clé de cette période est la bourse accordée par la Fondation Bleustein-Blanchet pour la vocation, obtenue en 2004, qui lui aura permis de s...