Troisième année à la tête de la Légion pour le général Jean Maurin

L'accord est général pour saluer ses deux premières années de COMLE (commandant la Légion étrangère). Au sein de la communauté mais aussi de l'état-major de l'armée de terre. Le général Jean Maurin a réussi la remontée en puissance des effectifs avec la création ou recréation d'une 5ème compagnie de combat dans les régiments de mêlée et de génie et le transfert de la 13ème DBLE en France. Voilà pour les objectifs. Côté contraintes : une tâche délicate qui devait être remplie en peu de temps. C'est en s'attachant au back office que l'on comprend mieux la complexité du dossier. 
La Légion a recruté 1800 hommes en 2015 contre mille chacune de ces dernières années. Ce qui oblige à un travail de sélection encore plus acéré ; certes comme hier mais qui exige une minutie supplémentaire en raison de la situation de menace sur la France. Ensuite, engager est une chose, pouvoir immédiatement former en est une autre. Trouver cette disponibilité de ressource en matière d'encadrement ne s'improvise pas. Au 4ème RE (Castelnaudry, Aude) puis dans les régiments d'accueil. La chaîne a fonctionné. "C'est la Légion" répondront les aficionados !
La troisième année de Jean Maurin à Aubagne sera, notamment, occupée à parfaire la reconstruction de la 13. Deux compagnies de combat et une demi-compagnie de commandement et de logistique. N'oublions pas, à nouveau, 1700 légionnaires à recruter. Puis, comme tout chef d'entreprise civil ou militaire à gérer l'incertitude du quotidien.
13 juillet 2016, prise d'armes au Sénat (@HW)
Le général Jean Maurin, homme discret, a également su garder la Légion étrangère loin des tumultes de l'affaire Piquemal. Ce n'est pas le moindre de ses succès.

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