Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont devenus « un goulag de l'information »
Dans le classement 2026 de la liberté de la presse, Reporters sans frontières constate qu’en Afrique « la liberté de la presse reste globalement très dégradée ». Avec une situation particulièrement préoccupante au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
Propagande d’Etat
« Qu'il s'agisse de la mise au pas de la télévision malienne Joliba TV ou du quotidien burkinabè L'Observateur Paalga - ou bien encore de la séquestration du journaliste Serge Oulon à Ouagadougou - la presse dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel est soumise à une répression très dure » détaille RFI, alors qu’est célébrée aujourd’hui la journée mondiale de la liberté de la presse. Depuis que des juntes ont pris le pouvoir dans ces trois pays la propagande d’Etat tient le haut du pavé.
Intimidation
Les journalistes y sont muselés, détenus, enlevés voire ont disparu. Des journaux sont interdits, c’est un climat systématique d’intimidation qui règne. Comme l’explique le chercheur Ousmane Diallo d’Amnesty International, cité par plusieurs sites africains et Radio France International « Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, nous entrons dans une phase de “zombification” des citoyens sahéliens », considère-t-il « Comme à l'époque soviétique, nous entrons dans une phase où les citoyens sont embrigadés. Comme dans les pays de l'Est dans un passé récent, le Sahel est devenu un goulag de l'information. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie… ».
Image réalisée via l’IA ©Gemini
