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Grands chanceliers légionnaires

Le général Benoît Puga qui est devenu, le 1er septembre, le 33ème grand chancelier de la Légion d'honneur est le deuxième officier ayant servi à la Légion étrangère à occuper cette fonction. Pendant quinze ans, entre 1954 et 1969, la charge avait, en effet, été confiée au général Georges Catroux (1877-1969). Qui avait servi comme lieutenant à la Légion (2ème RE, 1900-1903). Alors qu'il était en 1940 gouverneur général de l'Indochine, le général d'armée Catroux avait été remplacé dès son arrivée au pouvoir par le maréchal Pétain. Rallié immédiatement au général de Gaulle, celui-ci en fit notamment son haut-commissaire au Levant puis le nomma gouverneur général de l'Algérie (1943). Ce compagnon de la Libération devint ensuite ministre chargé de l'Afrique du Nord (1944) dans le gouvernement provisoire de la République française (GPRF). Il fut également ambassadeur en URSS (1945-48).

Le général Puga, futur grand chancelier de la Légion d'honneur

Au palais de Salm à Paris, le mandat de six ans du général Georgelin prend fin le 9 juin. Mais celui-ci devrait rester à la grande chancellerie jusqu'au 31 juillet. Ensuite, lui succédera le général Benoît Puga. Restent deux questions. Qui le président de la République choisira-t-il pour occuper le poste de chef d'état-major particulier ? L'amiral Rogel, chef d'état-major de la Marine depuis 2011, semble tenir la corde. Voilà pour la première, quant à la seconde elle en découle. Qui sera le numéro 1 de la Royale ? Aujourd'hui, l'amiral Prazuck, DRH de la Marine semble avoir le vent en poupe.

Benoît Puga et les médias

Le général Puga suscite actuellement l'intérêt de médias. "Puga l'Africain " titrait le 20 février le Nouvel Observateur,  qui esquissait un portrait débutant ainsi : "L'homme qui murmure à l'oreille de François Hollande". Ce matin, c'est la Lettre du continent (lettre confidentielle consacrée à l'Afrique)   qui se lance dans l'exercice, voyant en l'ancien chef de corps du 2ème REP "(l') éminence grise des militaires français". Aucune citation toutefois de l'actuel chef d'état-major du président de la République (après avoir été celui de Nicolas Sarkozy). Le général d'armée s'est fixé une ligne de conduite : le silence médiatique.