De l'usage de la communication
Quel visage doit prendre la communication lorsque ce visage est celui de la mort ? Ainsi, l’Afghanistan. L’exécutif n’a que peu de temps pour se déterminer. Tant la circulation instantanée de l’information impose, que dis-je exige aujourd’hui, une réponse toute aussi rapide. S’il ne réagit pas dans les instants qui suivent, on interprètera cela comme de la gêne voire de l’amateurisme. Mais s’il communique immédiatement, forcément dans des termes hyper-convenus, il sera critiqué pour son manque de réflexion, accusé de réagir mécaniquement, sans discernement ou forme de compassion. La locomotive médiatique est infernale parfois mais il est vrai que le politique l’entretient avec entrain, contribuant à la maintenir en régime de croisière. Lorsqu’on se situe en période de crise, lorsqu’il s’agit d’évoquer la mort de soldats dans une guerre que ce politique n’aime pas nommer, il est nécessaire de faire preuve de discernement et notamment de gérer la machine à réactions. Comme le font le...