Des promesses d’un avenir meilleur au piège des usines de drones russes
Pensant améliorer leur quotidien et se forger un avenir, de nombreuses jeunes femmes africaines ont postulé au programme Alabuga Start . Ce dispositif tire son nom d’une zone économique spéciale située au Tatarstan, à environ 1 000 kilomètres à l’est de Moscou. Les publicités sur les réseaux sociaux, relayées par des influenceurs et parfois même par des ministères locaux de l'Éducation, leur font miroiter un avenir radieux : des bourses d'études, un logement gratuit, des cours de langue et une formation professionnelle en logistique, en hôtellerie ou en restauration. À cela s'ajoute la promesse d'un salaire mensuel attractif. Pour ces jeunes filles, pour la plupart âgées de 18 à 22 ans, l'offre se révèle particulièrement convaincante dans un contexte de chômage de masse dans leur pays d'origine. Brutale réalité Pourtant, dès leur arrivée à Alabuga, la réalité les rattrape brutalement. Ce que les recrues ignorent, c'est que le site dissimule en réalité une u...