Benjamin Chevallier, le saint-cyrien devenu médecin au SAMU de Paris
« Mon général, j’ai l’honneur de choisir de servir à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris ». Cent fois Benjamin Chevallier a espéré pouvoir prononcer cette phrase. Cent fois, celle-ci a résonné dans sa tête. Et plus le temps passait, plus elle apparaissait cohérente. Entré troisième saint-cyrien* à l’École supérieure d’application du génie (ESAG) à Angers, « je pensais donc que le plus dur était derrière moi. Pourtant, je fus le premier officier à ne pouvoir intégrer la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris ». Une immense déconvenue car, à 25 ans, le jeune homme n’envisage son avenir qu’à la BSPP, au sein de laquelle il a déjà effectué de nombreux stages. Il résume : « ce fut comme un divorce non consenti » qui le conduit immédiatement à démissionner de l’armée, et sans plan B. Avec toutefois en tête, les paroles de son parrain de promotion à Cyr : « Ne pas subir, toujours lutter ». La fougue de la jeunesse Treize ans plus tard, Benjamin Chevallier revient avec recul sur cette pé...