Stress post-traumatique du combattant, l’invisible ennemi (1)
Ils s’appellent Jean-Louis, Nicolas et Xavier. Tous trois ont été militaires. Dans l’armée de Terre. Ils ont en commun d’avoir eu leur trajectoire lourdement fendue par une blessure. Physique ou psychique, en l’occurrence le stress post-traumatique. Parfois l’une suivant l’autre. Hier, ces hommes (ils étaient en réalité six) se sont retrouvés lors d’une table-ronde organisée au salon du livre militaire de Brive (Corrèze) à raconter leurs souffrances, leurs douleurs intimes, ce désespoir qui conduit au bord du précipice, la patience de leur épouse et de leurs proches, l’écoute des médecins et l’apport de certains dispositifs dédiés. Afin d’entamer ou de tenter d'engager une reconstruction. Encore faut-il être identifié ? Honte Xavier lui s’est tu. « Pendant 20 ans, par honte, je n’ai jamais parlé de ce stress post-traumatique ». Cet ancien du 35e régiment d’infanterie (Belfort) a « vu et fait des choses » en Bosnie, au Kosovo, qui ont provoqué ses troubles. Jean-Louis « Mal intéri...