BIR-C la milice numérique au service de la junte du Burkina Faso
Qu'y a-t-il en commun entre Célestin Simporé, Wangnin Zerbo, Bationo de Kyon et Ibrahim Traoré ? Tous sont des rouages essentiels, à différents niveaux, du Bataillon d'intervention rapide de la communication (BIR-C). Cette organisation est présentée par les partisans du régime comme un pilier fondamental « de la souveraineté nationale ». Pour le capitaine Ibrahim Traoré le chef de la junte, ces communicateurs d'un genre nouveau sont investis d'une mission claire : déconstruire « le mensonge » des médias dits impérialistes et « renforcer la conscience nationale ». Aigle Pourtant, cette image de gardiens de la vérité est vigoureusement contestée par une organisation comme Reporters sans frontières, qui qualifie le BIR-C de « milice numérique ». Selon RSF, ce groupe ne serait pas un simple mouvement citoyen spontané comme le régime le présente, mais une structure organisée au sein de laquelle les plus hautes autorités sont directement impliquées. L'enquête de RSF révèl...