Nouvelle enquête d'Ana Boyer
Sous la monarchie de Juillet, en 1836, le député Adolphe d'Angeville, expliquait que dans les Hautes-Alpes, pour 100 enfants trouvés qui atteignent l'âge de douze ans, il en meurt 74. Mais que le département n'était pas le plus « immoral » de France. 190 ans plus tard, l’histoire racontée par Bruno Carpentier dans « Le silence des louves » prend forme avec la disparition d’une enfant de 3 ans. Le réflexe immédiat du lecteur est de penser à celle du petit Emile, dans les Alpes-de-Haute-Provence voisines. L’auteur, qui réside dans cette vaste région provençale, a été en fait rattrapé par ce terrible fait divers. Mais il avait commencé son travail documentaire lorsque l’enfant a disparu, le 8 juillet 2023. Et il s’est bien gardé de consulter la cellule « Emile » de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille afin de ne pas influencer sa narration. Monstruosité Bruno Carpentier nous guide patiemment dans un hameau isolé de cette terre alpine...