« La Marque des esclaves » : le double jeu réussi de Vincent Crouzet
L'exercice est chez moi devenu habituel, voire rituel. Bien avant d’ouvrir un roman de Vincent Crouzet, je m’interroge sur le sort qu’il a réservé à Athéna, surnom de la patronne du Service Action de la DGSE qui suit l’auteur de livre en livre depuis Cible Sierra (Robert Laffont, 2022). Pour les non-initiés, il s’agit de la colonelle Coralie Desnoyers, à laquelle son créateur a accordé les caractéristiques de la déesse grecque, à savoir la complexité. En effet, Athéna est à la fois la divinité de la sagesse et de la raison tout en étant déesse de la guerre, et en particulier de la stratégie militaire, mais aussi des arts de la paix et protectrice des héros. C’est ce dernier aspect qui sert de trame à la double histoire racontée dans La Marque des esclaves (éditions L’Animal). Voilà pourquoi la jeune femme se retrouve en Iran afin de tenter de délivrer l’un des siens fait prisonnier, avant d’être elle-même capturée par les Gardiens de la Révolution. Pandora et la boîte de Pandore ...