jeudi 25 février 2021

La Légion s'européanise

  

©GRLE

La crise sanitaire perturbe le recrutement de la Légion. Si les mesures contraignantes de circulation empêchent les étrangers de se présenter dans les habituelles proportions, beaucoup de militaires en fin de contrat ont choisi, en 2020, de renouveler un contrat face aux incertitudes du marché civil de l’emploi. Ainsi les objectifs de l’année dernière, soit 1200 postes, ont été atteints. Cette année, la barre est encore plus haute : 1400 recrutements. D’autres personnels en fin de contrat renouvelleront mais l’objectif ne sera pas simple à atteindre. D’autant que les recruteurs de l’institution constatent un tarissement des habituels candidats venus d’Amérique du Sud. Comme les Brésiliens ou les Colombiens.

Nouvelle tendance

La Légion s’européanise du fait de ces difficultés de circulation. Avec une nouveauté, des recrues issues d’Europe occidentale. Le flux français lui, atteint, un taux qui correspond aux critères attendus depuis de nombreuses années : 14 %.Un chiffre obtenu grâce au travail fourni par les neuf postes d’information de la Légion (PILE) en province mais aussi par le bureau d’information de Papeete. 8 Polynésiens ont ainsi intégrés les képis blancs depuis le 1er janvier dernier et 60 candidats sont en attente. Le Groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE, Fontenay-Sous-Bois, Val-de-Marne) attend beaucoup également du nouveau BIRLE qui, d’ici un mois, va ouvrir ses portes à Saint-Denis à la Réunion. Quatre réservistes y ont été recrutés et sont en train d’être formés au recrutement par deux sous-officiers, en mission de courte durée. Le lieutenant-colonel Prenveille, commandant du GRLE est impatient de voir arriver les premiers postulants. Enfin, une constante : les Népalais. Malgré les difficultés à voyager, ceux-ci continuent à se présenter, documents en règle.

lundi 22 février 2021

RDC, l'ambassadeur d'Italie tué dans une attaque au Nord-Kivu

 

 ©Ministère italien des affaires étrangères

Agé de 43 ans, Luca Attanasio était l’un des plus jeunes chefs de poste du réseau italien des affaires étrangères. Ce matin, il a été tué avec son garde du corps et un chauffeur congolais du Programme alimentaire mondial (PAM) lors d’une attaque menée par des hommes armés dans le Nord-Kivu. L’attaque aurait eu lieu vers 10h15 (heure locale) sur un tronçon routier entre Goma et le parc de Virunga, connu pour être un une zone abritant des milices, des rebelles rwandais et des bandes criminelles. Le diplomate est décédé à l’hôpital où il avait été transporté. Le carabinier Vittorio Iacovacci qui l’accompagnait était lui âgé de 30 ans. Aucune précision quant à l’identité et l’âge de la troisième victime. Luca Attanasio était ambassadeur auprès de la République démocratique du Congo (RDC) depuis le 31 octobre 2019.

jeudi 18 février 2021

Le Service historique de la défense créé son prix des lecteurs

Destiné à récompenser un ouvrage d’histoire militaire paru l’année précédente en langue française, ce premier prix sera attribué par les lecteurs à l’un des 10 ouvrages retenus par un comité de sélection. Ouvert à tous, le vote se déroulera du 1er mars au 31 mai prochains, via un formulaire disponible sur le site internet du SHD : www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/actualites/prix-des-lecteurs-du-service-historique-de-la-defense, ou via un bulletin proposé dans les salles de lecture du SHD. Les dix livres sélectionnés sont :

-       Prisonniers de guerre. Vivre la captivité de 1940 à nos jours, Evelyne Gayme, Imago.

-       S’adapter pour vaincre, comment les armées évoluent, Michel Goya, Perrin.

-       Les maquisards, combattre dans la France occupée ; Fabrice Grenard, Vendémiaire.

-       Un adieu aux armes ; destins d’objets en situation de post-guerre, Patrick Harismendy, Erwan Le Gall (direction), Presses universitaire de Rennes.

-       Distinguer et soumettre, une histoire sociale de l’armée française 1872-1914, Mathieu Marly, Presses universitaires de Rennes.

-       L’art et la bataille, les campagnes d’Italie, 1800 et 1859, Aude Nicolas, éditions Bernard Giovanangeli.

-       Devises de l’armée française, de l’Ancien Régime au XXIème siècle, Alban Peres, Arcadès Ambo.

-       L’appel de guerre, des adolescents au combat, 1914-1918, Manon Pignot, éditions Anamosa.

-       Etre soldat de Hitler, Benoît Rondeau, Perrin.

-       Les désorientés : expériences de soldats français aux Dardanelles et en Macédoine, 1915-1918, Francine Saint-Ramond, Inalco Presses.

mardi 16 février 2021

L'ex-otage Edith Blais, détenue 450 jours par les djihadistes raconte

 

 ©Radio-Canada

Otage pendant 450 jours des djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), la québécoise Edith Blais a réussi à échapper aux geôliers qui la détenaient, en compagnie de l’italien Lucas Tachetto. Détention qu’elle décrit dans Le Sablier (Les éditions de l’Homme). Elle raconte dans ce livre qui paraîtra demain au Canada et le 15 avril en France, comment le 12 mars 2020, alors qu’une tempête de sable se lève, elle a réussi, avec son compagnon, à s’évader. "Selon nos calculs, on avait 80% de chances d’être rattrapés, 10% de chances de se perdre et de mourir de soif et 10% de chances de réussir" détaille la jeune femme de 36 ans. Durant ces dix heures de marche dans le désert, elle se foule une cheville. Lucas Tachetto, lui est pieds nus. Pourtant, la couple réussira dans son entreprise. Avec la protection de la chance. Première manifestation de celle-ci : ils arrivent à retrouver la route Kidal-Tombouctou qu’ils souhaitaient rejoindre. Ensuite, un chauffeur routier accepte de les embarquer bien qu’il soit conscient, précise l’autrice, de leur statut d’otages en cavale. Surtout, le camion est contrôlé par des djihadistes. Edith et Luca "enturbannés" sont sauvés par le camionneur qui ment sur leur origine. Celui-ci parvient ensuite, à les déposer devant le siège de la Minusma à Kidal. Ces deux voyageurs avaient été kidnappés le 17 décembre 2018 au parc national W, au Burkina Faso (frontière avec le Bénin). "Cela a été notre erreur. On nous avait dit qu’il y avait des éléphants...pas des djihadistes."

samedi 13 février 2021

L'après COVID imposera-t-il une nouvelle politique de commémoration ?

 ©DR

L’après-COVID nécessitera-t-il de repenser certains pans de la politique économique et sociale ? Ainsi le nombre de jours fériés liés aux grandes guerres, comme le 11 novembre et le 8 mai ? Cette dernière date ne l’est toutefois plus tout à fait. Mais le 11 novembre, si. La question pourrait se poser. Surtout dans un contexte où les commémorations nationales, comme le constatait le rapport Kaspi en 2008, n’attirent pas les foules. L'objet du jour férié est mis à mal. Paradoxalement depuis 1999, les journées commémoratives se sont multipliées : 6 ont, en effet, été créées depuis la fin du XXème siècle. Ce qui fait que nous en sommes à 12. Ces dates n’en restent pas moins précieuses pour transmettre des repères historiques, des valeurs (comme l’engagement) et pour contribuer à façonner une identité républicaine avec l’objectif de rassembler les citoyens. Il s’agit en somme aujourd'hui d’inventer pour mieux impliquer. Mais pas forcément besoin de jours fériés pour cela. Si le 14 juillet fait figure d’intouchable, en revanche pour les deux autres… Mais la bataille en coulisses risque d'être âpre.

jeudi 11 février 2021

Vétéran de l'évacuation de Dunkerque, l'ONA II en vente

 ©Interenchères

Ce petit yacht de 11 mètres, construit en 1931 par un chantier naval anglais, a participé comme nombre de navires -qui composèrent une flottille hétéroclite- à l'opération DynamoIl s'agit de la gigantesque opération d'évacuation des troupes anglo-canadiennes, belges et françaises bloquées à Dunkerque, vers la Grande-Bretagne, du 26 mai au 4 juin 1940. 338.000 militaires purent quitter les plages. Deux jours après le début de l’évacuation des bateaux civils, yachts, bateaux de pêche, navires de plaisance tentèrent de récupérer et de faire ensuite traverser la Manche aux soldats bloqués, comme l'a montré le film de Christopher Nolan, Dunkerque (2017). L'Ona II est l'un d'eux. Sauvé et restauré, nous précise le site Interenchères, par un ingénieur britannique en 2004 qui le restaura, ils sera ensuite acquis par le journaliste Nicolas Beytout (L'Opinion). Le 22 mai prochain, il sera donc vendu aux enchères à Paris. Il est estimé par la commissaire-priseur Marie-Line Balsan, entre 85 et 100.000 euros.

lundi 8 février 2021

Le logo d'un nouveau service, le SEO

 

Décliné en plusieurs couleurs voici le nouveau logo du Service de l’énergie opérationnelle (SEO) qui remplace depuis le début de l'année, le Service des essences des armées (SEA). Une évolution qui est intervenu après quatre-vingt ans d’existence, avec la mise en place d’une nouvelle stratégie énergétique du ministère des armées. Une décision, comme l’avait expliqué Florence Parly à l’automne dernier, qui s’appuie "sur le triptyque : consommer sûr, mieux et moins." L’ingénieur général Jean-Charles Ferré dirige dorénavant le SEO. Il est à la tête de cette direction interarmées depuis 2018.