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Ces officiers généraux (2s) candidats aux municipales (2)

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J’évoquais le 23 février dernier sur ce blog, les candidatures à Toulon de Laurent Isnard, vice-amiral d’escadre sur la liste de la maire sortante  Josée Massi (sans étiquette),  de Jacques Mallard, vice-amiral sur une liste concurrente, celle de Laure Lavalette, députée RN du Var. Et celle à Bordeaux, du général de corps d’armée Bruno Clément-Bollée qui s’est engagé sur la liste de l’économiste libéral Philippe Dessertine. Ajoutons aujourd’hui, toujours dans la même ville, celle de Marcel Kapfer, général de brigade qui fut sous-directeur de la défense et de l'ordre public de la gendarmerie nationale, qui figure dans l'équipe de Thomas Cazenave (droite modérée). A quelques dizaines de kilomètres, c’est le général de division aérienne Thierry Gouaichault, qui commanda la base aérienne 120 de Cazaux (2011-2013), qui s’est lancé à la conquête de la mairie de La Teste-de-Buch (sans étiquette). Autre tête de liste mais loin du Bassin d’Arcachon, celle de Bertrand de La Chesnais à C...

Le jour où…je suis devenu agent secret

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Jour J, c’est le titre de cette nouvelle collection des éditions de l’Observatoire destinée à donner la parole à des auteurs, autrices de récit de vocation. Vincent Crouzet baptise la collection avec «  Le jour où je suis devenu Espion  » et raconte ainsi sa construction d’homme de l’ombre et une partie de son expérience à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). Un métier si souvent fantasmé. - Dans  «  Le Jour où je suis devenu espion  »  vous racontez, bien entendu, une partie de votre histoire mais aussi celle de l'Unita* ? L'histoire de la fin de la guerre civile en Angola, opposant le gouvernement de Luanda à l'opposition armée de l'Unita a composé une grande partie de mon travail pour la DGSE dans les années 1990 et 2000. J'ai, en effet, fait partie des agents qui ont suivi ce mouvement de guérilla, et, ce, bien après la fin du conflit en 2002... - Quelle image conservez-vous de Jonas Savimbi ? Celle d'un homme à deux visages. Dans le...

Arraisonnement par les forces armées belges d’un navire suspecté d’appartenir à la flotte fantôme russe et lié à l’Iran

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Battant pavillon guinéen, l’Ethera, ce navire de 180 m construit en 2008, a été intercepté cette nuit au large d’Ostende par les forces armées belges et conduit sous escorte au port de Zeebruges. Il appartiendrait à la flotte fantôme de pétroliers utilisée par la Russie pour contourner les sanctions internationales et figure, à ce titre, sur la liste des navires sanctionnés par l'Union européenne comme faisant partie de la flotte. Axe russo-iranien Cette opération baptisée  Blue intruder  ( «  intrus bleu  » ) a été réalisée « avec le soutien des forces de défense françaises » a expliqué sur le réseau X, le ministre de la défense belge, Théo Franken.  Selon le Trésor américain, l’Ethera est associé « au vaste empire maritime contrôlé par Mohammad Hossein Shamkhani » le fils de l’amiral Ali Shamkhani, conseiller du Guide suprême iranien, que l’armée israélienne aurait tué hier lors des frappes visant justement Ali Khamenei. L’Europe considère Hossein Shamkani « ...

Légion étrangère, les futurs chefs de corps

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Cet été, les 2e et 3e REI, le 2e REP, la 13e DBLE et le GRLE auront à leur tête un nouveau visage. A Nîmes, c’est le colonel Nathanaël Ponticelli, instructeur à l’école de guerre, qui prendra le commandement du 2e régiment étranger d’infanterie.  A Kourou, c’est le lieutenant-colonel (TA) Paul-Henri Gauzence de Lastour, actuellement au commandement de la Légion étrangère, qui aura la charge du 3e régiment étranger d’infanterie.  Le colonel Mathias Falzone, en poste à l’EMAT, retrouvera lui Calvi, pour y diriger le 2e régiment étranger de parachutistes.  Dans l’Aveyron, la 13e demi-brigade de Légion étrangère « reconnaitra pour chef » le colonel Clément Launay, actuellement à l’état-major de la 6e BLB.  Enfin, à Fontenay-sous-Bois, c’est le lieutenant-colonel Samir Benykrelef, aujourd’hui commandant en second du Groupement de recrutement de la Légion étrangère qui en prendra la tête.

Les coups de menton de Viktor Orban

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  Mercredi, le premier ministre hongrois a ordonné à ses soldats de se déployer dans les installations énergétiques afin de prévenir des actions présumées des Ukrainiens. Ce qui a été aussitôt réalisé. A moins de deux mois des élections législatives, l’opposition accuse Viktor Orban de « manœuvre à des fins de propagande ». Et le site d’information 444.hu , très critique pour un pouvoir ferme soutien du Kremlin au sein de l’Union européenne, de rappeler que lors des dernières législatives, il y a quatre ans, « la peur de la guerre a fonctionné pour le Fidesz (parti au pouvoir) lui permettant (…) finalement de remporter une victoire plus large que prévu contre la coalition d'opposition à six partis. » Photo : ©Facebook

Les musulmans russes au service du Kremlin (2)

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Le mufti Albar Hazrat Krganov, responsable de l’Assemblée spirituelle des musulmans de Russie (DSMR) peut être considéré comme un missus dominicus, littéralement un « envoyé du maître ». Chargé par le Kremlin de développer des liens avec les responsables musulmans africains. Ainsi récemment au Sénégal, avec des représentants de la confrérie soufie Tariqa Qadiri. Des liaisons qui interrogent. L’islam russe n’est-il pas devenu un outil d’influence au service de Moscou ? Un sergent-recruteur ? Au service d’un vaste dessein : renforcer le réservoir de combattants des Forces Armées de la fédération de Russie (FAFR) en Ukraine. Un spécialiste de la Russie à Balard livre son analyse : « la mécanique mise en place par Moscou repose sur trois points : sacraliser la guerre en mobilisant orthodoxie et islam institutionnel ; exporter ce narratif en direction d’oreilles attentives ; valoriser religieusement et pécuniairement l’engagement de recrues étrangères ». C’est ainsi que des milliers d’Afric...

Les musulmans russes au service du Kremlin (1)

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Albir Hazrat Krganov est le chef de l’Assemblée spirituelle des musulmans de Russie (DSMR). Une organisation musulmane panrusse. Ce mufti encore quadragénaire « attira l'attention de Poutine dès le début de la seconde guerre de Tchétchénie, lorsqu'il se rendit sur le front pour soutenir l'agression du Kremlin. Par la suite, le mufti fut intégré à divers conseils présidentiels grâce à l'intervention personnelle de Poutine » raconte Paul Goble, spécialiste des questions ethniques et religieuses en Eurasie. Mobilisation spirituelle Selon l’islamologue Rinat Mukhametov*, Krganov est d’une loyauté sans faille pour le Kremlin « même sans qu'on le lui demande  ». Sous sa direction, l’islam officiel russe s’est rapidement imposé comme un pilier décomplexé de l’« opération militaire spéciale ». Objectif : offrir une mobilisation spirituelle structurée et légitimer religieusement l’effort de guerre. Participant également à l’écriture du discours mémoriel de la Grande Guerre ...