Christophe Gleizes, l'otage du 8 mai
En ce 8 mai, la mémoire est un champ de mines entre la France et l'Algérie. Alors que les cloches sonnent dans l’hexagone pour célébrer la victoire sur le nazisme, la ministre déléguée aux armées, Alice Rufo se rend en Algérie afin de commémorer le massacre de Sétif (et Guelma), le 8 mai1945. Dans ces deux villes du Constantinois, des incidents éclatent lors des défilés. L’apparition de drapeaux algériens et de slogans indépendantistes déclenche un engrenage de violences, puis une féroce répression qui va durer plusieurs semaines. Au total, plusieurs dizaines de milliers d’Algériens sont tués ainsi que 102 Européens. Retour de C. Gleizes Dans ce climat de réconciliation mémorielle fragile, l'Élysée a fixé un cap clair : la restauration d'un « dialogue efficace ». Pour cela, l’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, rappelé à Paris il y a un an, accompagne la ministre et effectue donc son retour dans la capitale algérienne. Il aura, précise l’Elysée, une « atten...