Après l’attaque contre l’aéroport de Niamey, beaucoup de questions sur le bouclier russe
L’attaque des forces djihadistes contre l’aéroport de Niamey (Niger) dans la nuit du 28 au 29 janvier interpelle. Comment des forces ennemies ont-elles pu progresser et frapper un site particulièrement sensible sans être détectées ? Défaillance du renseignement ? Victoire tactique, humiliation stratégique L’attaque a été finalement repoussée par les forces nigériennes et les mercenaires russes de l’ Africa Corps . Moscou vend alors dans sa communication un « succès opérationnel ». Pourtant, rapidement, les images diffusées par les assaillants, ainsi que des informations recoupées auprès de sources locales, établissent un bilan bien différent : plusieurs avions de l’armée nigérienne ont été détruits ou endommagés, affaiblissant la capacité aérienne du pays, des infrastructures ont été touchées... « Victoire tactique, humiliation stratégique » résume un militaire français. Car la base militaire 101, un espace où sont regroupés des éléments des forces armées nigériennes, des conting...