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Niger, Tiani verrouille

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À la suite de la mutinerie des 28 et 29 août à Niamey, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tiani a engagé un verrouillage méthodique de son pouvoir afin de réduire les espaces susceptibles de le fragiliser. Remaniement du commandement militaire Le 11 septembre, le général Moussa Salaou Barmou, membre du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) et chef d’état-major des Armées depuis les premières semaines du régime, a été écarté de son poste. Il est remplacé à la tête des Forces armées (FAN) par le général Mahaman Sani Kiaou, jusqu’alors chef d’état-major de l’armée de Terre. Pour succéder à ce dernier, Tiani a nommé   Abdourahmane Abou Zataka. Tous deux sont généraux de brigade. En outre, les postes d’adjoints au sein des états-majors de l’armée de terre et de l'armée de l’air ont été redistribués. Bien qu’aucune accusation publique n’ait été portée contre le général Barmou, l’éviction de cet ancien patron des forces spéciales constitue un bouleverseme...

Tevosyan le transformiste numérique russe

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  Tevosyan (à d.) à Bangui avec D. Sytyi**,directeur de la Maison russe ©RS, publiée par Impact/AEOW Artur « Mirzoian » Tevosyan est également connu sous d’autres alias : Arthur Mirzoian, Arthur Miroy ou Arthur Nerimbaud. Comme l’homme dépeint par le poète français Rimbaud dans « Le Dormeur du val », Tevosyan est un soldat mais lui sans uniforme, de la guerre d’influence menée par la Russie contre l’Occident, et la France en particulier. Son champ d'action actuel est la RCA, où il est chargé de placer dans le périmètre médiatique les narratifs favorables au Kremlin. Il est « l’une des figures clés de "Politology" en République centrafricaine – une organisation désormais contrôlée par le Service de renseignement extérieur russe (SVR) – et une plaque tournante des opérations d’influence russe en Afrique » détaille INPACT/AEOW dans une enquête sur l’utilisation des outils d’intelligence artificielle d’OpenAI et d’Anthropic « par des États hostiles et des acteurs malveillant...

Marc-Antoine Brillant, l'homme qui luttait contre les ingérences russes pris en otage par la politique

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C’est un cas d’école de sciences politiques ou de journalisme. L’instrumentalisation d’un départ professionnel pourtant parfaitement négocié. Intoxication sans fondement mais qui salit un homme qui quitte un service de l’État qu’il a contribué à créer, qu’il a dirigé et qui, en quelques mois, est devenu une référence internationale. THP Marc-Antoine Brillant, 46 ans, est un saint-cyrien (promotion Général Béthouard, 2002-2003), diplômé de l’École de guerre. Un officier qui a servi notamment au régiment de marche du Tchad et qui, à ce titre, a été engagé dans plusieurs OPEX. Considéré comme un « très haut potentiel » par l’institution, le jeune lieutenant-colonel finira pourtant par la quitter à l’été 2023. « Pour divergences sur son parcours professionnel », raconte l’un de ses amis. Cinq ans plus tôt, l’officier supérieur a été détaché à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Viginum Où il intègre le cabinet du directeur général de l’époque, Guillaume Po...

Niger, de la promesse de rupture à l'impasse sécuritaire

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Le président nigérien et l'ambassadeur de Russie, le 4 septembre Trois ans après le renversement de Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023, la promesse de rétablir la sécurité et la souveraineté au Niger reste loin d’être tenue. Les groupes armés comme le JNIM et l’ État islamique au Grand Sahara poursuivent leurs attaques, entraînant violences et déplacements de populations. La menace touche désormais le cœur de la capitale, où l’aéroport de Niamey a été visé à deux reprises en 2026. Et à la fin du mois d’août, une tentative de mutinerie menée par de jeunes officiers déçus a ciblé, à Niamey, la présidence et la base aérienne 101, révélant un malaise grandissant au sein de l’appareil militaire. Le paradoxe du discours présidentiel Alors que la junte avait fait de l’indépendance stratégique l’un de ses principaux piliers, le régime a dû solliciter l’appui des mercenaires d’ Africa Corps pour déloger les mutins retranchés sur la base 101. Ce recours met en lumière la contradiction d’un...

En Colombie, le légionnaire pris en otage est sain et sauf

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Capture d'écran, journal El Tiempo, Melo Charry à g. Enlevé le 6 août, José Olger Melo Charry a réussi à s’échapper et, après quatre jours de marche, à rejoindre, le 5 septembre au soir, un poste de police à Policarpa dans ce département de Nariño où il avait été enlevé quasiment un mois plus tôt par des membres d’un groupe dissident des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Ce caporal de la 13e DBLE avait été intercepté alors qu’il circulait en voiture dans cette région (sud-ouest du pays) dans laquelle opèrent des organisations criminelles liées au narcotrafic et à l’exploitation minière illégale. À Paris, le ministère des Armées a exprimé son soulagement après la libération de ce légionnaire de nationalité colombienne qui était en permission mais qui n’avait pas reçu de sa hiérarchie l’autorisation de se rendre dans son pays natal, ont précisé les autorités militaires françaises. Ce dimanche, le gouvernement de Bogota a annoncé que sept membres de ce groupe ava...

Ces femmes à la tête de la sécurité africaine

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Qu’elles soient civiles ou militaires, elles occupent toutes le poste de ministre de la Défense dans leur pays respectif. La plus ancienne dans cette fonction est Oppah Muchinguri, en poste depuis 2018 au Zimbabwe. Elle est entrée, pour la première fois, dans un gouvernement à Harare en 1998. Ses homologues ont, quant à elles, été nommées beaucoup plus récemment. Ainsi Stergomena Tax en Tanzanie (docteur en philosophie, 2023), Brigitte Onkanowa au Gabon (générale de gendarmerie, nommée en 2023), Angie Motshekga en Afrique du Sud (ancienne président de la Ligue des femmes de l'ANC, 2024), Roselinda Soipan Tuya au Kenya (juiste, 2024), Geraldine Janet Georges au Libéria (générale, nommée en 2024) et Marie-Chantal Nijimbere au Burundi (diplômée en économie et administration, 2025).

Félix Kersten, les mains qui ont fait fléchir le diable

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À travers l'histoire, des figures de l'ombre sont parvenues à gagner la confiance de dictateurs afin d'infléchir leur cruauté. Elles l'ont fait avec pour seul objectif le bien commun, au risque ensuite, dans ce clair-obscur, d'être  assimilées à de simples collaborateurs. La rencontre avec le diable Eduard Alexander Felix Kersten, né en 1898 à Tartu en Estonie de parents germano-baltes, est un thérapeute manuel formé notamment par un médecin lama tibétain à Berlin, où il exerce une partie de l’année. Il passe les autres mois dans d’autres pays européens comme la Hollande, la Suisse ou l’Autriche, où il reçoit une patientèle fortunée. En mars 1939, il est approché pour traiter Heinrich Himmler, le chef de la Gestapo et de la SS, qui souffre de maux d'estomac chroniques. Grâce à une technique de pressions ciblées sur les centres nerveux, Kersten parvient immédiatement à soulager le diable nazi, devenant pour lui un précieux « Bouddha magique ». Très vite, une dép...