Du rêve d'enfant à la Légion : le dernier salut du lieutenant-colonel Hervé-Bazin
« C’est un déchirement ». Lorsqu’il évoque, au téléphone, son départ très prochain de l’institution, l’émotion gagne le lieutenant-colonel François Hervé-Bazin. Trente-huit ans sous l’uniforme, dont vingt-six à la Légion. Il y a quarante-huit heures, il a effectué un passage de témoin avec son successeur au 4e Régiment étranger (RE) à Castelnaudary (Aude), où il occupait la fonction de C2 (commandant en second du régiment). Précocité « Ma passion pour la chose militaire est née à l’âge de sept ans » déroule-t-il. Adolescent, à Nancy, il prévient ses parents que s’il obtenait le baccalauréat, il irait à Saint-Maixent ; dans le cas contraire, il s’engagerait à la Légion. Résultat ? « J’ai eu le bac par l’élastique », s’amuse-t-il ; il prend donc la direction des Deux-Sèvres. En 1989, le sergent Hervé-Bazin intègre le 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP), alors stationné au camp de Souge. Il y sert dix ans, à Martignas-sur-Jalle (Gironde). Officier Une fois ce premier tremplin ...