L’exploitation minière redéfinit les conflits au Sahel
C’est une lutte déterminante que se livrent au Mali, au Burkina Faso et au Niger les acteurs du maelström sécuritaire : celle pour la mainmise sur l’écosystème minier. Pour ACLED, qui vient de publier un rapport sur le sujet, l’exploitation minière modifie l’architecture des conflits au Sahel central. L’ONG est spécialisée dans la veille, la collecte, l’analyse et la cartographie des violences politiques. Cette étude, intitulée « Extraction sous le feu : comment l’exploitation minière redéfinit les conflits au Sahel central », concerne le contrôle des mines (en particulier d’or) par les groupes terroristes armés (GTA), notamment le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) lié à al-Qaïda, par l’État islamique dans la province du Sahel (EIPS), les groupes indépendantistes — comme le Front de libération de l’Azawad (FLA) au Mali —, les milices pro-gouvernementales — telles que les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) au Burkina Faso — mais aussi les armées régulière...