Niger, de la promesse de rupture à l'impasse sécuritaire
Le président nigérien et l'ambassadeur de Russie, le 4 septembre Trois ans après le renversement de Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023, la promesse de rétablir la sécurité et la souveraineté au Niger reste loin d’être tenue. Les groupes armés comme le JNIM et l’ État islamique au Grand Sahara poursuivent leurs attaques, entraînant violences et déplacements de populations. La menace touche désormais le cœur de la capitale, où l’aéroport de Niamey a été visé à deux reprises en 2026. Et à la fin du mois d’août, une tentative de mutinerie menée par de jeunes officiers déçus a ciblé, à Niamey, la présidence et la base aérienne 101, révélant un malaise grandissant au sein de l’appareil militaire. Le paradoxe du discours présidentiel Alors que la junte avait fait de l’indépendance stratégique l’un de ses principaux piliers, le régime a dû solliciter l’appui des mercenaires d’ Africa Corps pour déloger les mutins retranchés sur la base 101. Ce recours met en lumière la contradiction d’un...