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Affichage des articles associés au libellé Terreur

Pour eux !

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Près du sapin, hier soir, ils n’étaient pas là. Ce matin, non plus. En fait, ils ne viendront pas. Et ne seront plus jamais là : Claire, Stéphane, Elsa, Thomas, Djamila, Hyacinthe… Eric est le père de l’une des cent trente victimes des attentats. Les dégénérés ont tué Lola, sa fille de 17 ans au Bataclan alors qu’ils étaient venus, tous deux, pour assister à ce concert du vendredi 13 novembre. Hier soir, Eric a dû se répéter, pour la dix millième fois, qu’il aurait donné sa vie pour elle. Mais « ils » en ont décidé autrement. Anéantissant, dans plusieurs lieux, cent trente trajectoires. Noël est la fête de la vie et de la famille. Comment, aujourd’hui, ne pas penser à ces jeunes femmes et ces jeunes hommes ! Devant le Carilllon et le Petit Cambodge, où un sapin de Noël a été dressé (photo HW)

Le patriotisme

En première mi-temps du match de ligue1 de football, PSG-Troyes le public parisien a chanté la Marseillaise. Reprise, également, à la fin de la rencontre qui s'est jouée en fin d'après-midi. Personne n'aurait osé envisagé pareil scénario avant le 13 novembre. De même qu'aucun journaliste du Monde , ne pensait écrire un papier sur "la jeunesse française qui s'empare des symboles républicains" (publié dans l'édition datée d'aujourd'hui). Hymne national, drapeau tricolore refont après la tragédie des attentats, un retour inattendu. Le patriotisme qui faisait jusqu'ici de la résistance fait une réapparition publique de grande ampleur. Pourtant longtemps il sentit le soufre, jusqu'à être uniquement considéré comme porte d'entrée du nationalisme. Il fut aussi instrumentalisé. Mai 68 a contribué à son bannissement du vocabulaire. Le voici revenu incontournable et il ressort du placard de l'histoire dans lequel il n'aurait jamais d...

Hommage national aux victimes des attentats du 13 novembre

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Outre celui rendu aux Invalides ce matin, les Français étaient invités à sortir le drapeau tricolore, comme ici dans le 1er arrondissement parisien (photo HW)

Vu d'Algérie

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C'est le 8 mais 2012 que le président Bouteflika s'est adressé, pour la dernière fois en public, aux Algériens. Ces derniers jours une rumeur le voyait à l'étranger, pour raisons médicales. Ce que dément Adbelmalek Sellal, le premier ministre : "Non, le président est là et reçoit..."  (entretien publié par Le Monde daté de ce jour). Utilisant cet argument imparable : "Le pays est dirigé par le président de la République.Je le sais car je suis son premier ministre."  Abdelaziz Bouteflika, dans un message adressé samedi dernier à François Hollande, a qualifié les attentats de Paris de "véritable crime contre l'humanité". Cette absence physique du président algérien est, depuis trois ans, abondamment commentée par les journalistes et les caricaturistes. Ainsi Dilem, dans le quotidien algérois Liberté . Liberté , 16 novembre 2015

Il y a une semaine...

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  Photo HW Il est 21h20. Chacun prend la main de son voisin. Un arc de cercle se forme devant le Carillon, premier établissement touché, il y a une semaine, par les tueurs. La Marseillaise est entonnée. Puis la chaîne est rompue et tout le monde applaudit. Longuement. En face, devant le Petit Cambodge, une jeune femme chante Piaf.      " Non, rien de rien...". La foule reprend ce refrain. Puis le silence. Profond, grave, difficile aussi ! Quinze femmes et hommes ont été assassinés devant ces deux établissements du Xème arrondissements, vendredi dernier .   L'hommage rendu, une jeune femme se blottit dans les bras de son ami. Le regard perdu...

« Mon petit, ridicule, mesquin Daech, je te dois un aveu : moi aussi, je suis un pervers et un idolâtre. J'aime la vie, le métal, les restaus et, parfois même, regarder un match de foot »

Journaliste toulousain, Simon Cast é ran a perdu, vendredi soir, sa cousine Madeleine. Sur son blog , lessermonsdulundi.com , mon confrère adresse à Daech cette lettre qui est en train de faire le tour du monde. En voici de larges extraits. J'ai bien lu ton communiqué de presse victorieux. Comme on l'imagine, tu dois être heureux du succès de tes attaques menées vendredi soir à Paris. Massacrer des civils innocents qui ne demandaient qu'à jouir d'un bon match de foot, d'un concert de métal ou tout simplement d'un petit restau entre potes, ça défoule, pas vrai ? Alors certes, ça ne te change pas beaucoup des milliers d'exactions commises quotidiennement, depuis des années, en Irak et en Syrie. Mais en bonne multinationale des lâches et des peine-à-jouir que tu es, il te fallait t'imposer sur le marché occidental. Ce que tu as fait, dès janvier, avec l'attentat de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. Toutes mes félicitations : grâce à tes ha...

La Légion et Sentinelle

La 5ème compagnie du 2ème REI (Nîmes) recréée le 15 juin dernier a rejoint, fin octobre, la capitale dans le cadre de Sentinelle . Des légionnaires des 1er REC et 1er REG, du 2ème REG, du 2ème REP, du 1er RE et du GRLE participent au dispositif à Bordeaux, Calais, Marseille, Montpellier, Nice et en Ile-de-France. D'autres képis blancs pourraient intégrer, dans les prochaines heures, l'opération.

12h, gare du Nord, Paris

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Photo HW Photo HW Photo HW

La proximité

La proximité du drame a des traits. Un proche, un ami, une connaissance sont éprouvés par les tueries de vendredi soir. Il y a quelques minutes, l’un d’eux me parlait de ses neveux qui ont perdu, il y a quelques heures, sept copains. Hier soir, un autre ami annonçait, très dignement, que sa petite-fille avait été assassinée alors qu’elle dînait dans le Xème arrondissement. Les témoignages, multiples, sont diffusés par les chaînes de radio ou de télévision. Si aucune liste des victimes n’a encore été publiée, les réseaux sociaux ou des sources diplomatiques fournissent des informations. Ainsi, une quinzaine d’étrangers au moins pourraient avoir été tués. Parmi lesquels trois belges, un espagnol (29 ans), un portugais (63 ans), deux roumains, un britannique, deux sœurs tunisiennes, deux algériens (un homme de 29 ans, une femme de 40 ans), une chilienne, une américaine (20 ans)… La proximité des lieux de la terreur étend l’effarement. Nous pensons que nous aurions pu être clients...

Paris, cet après-midi dans les Xème et XIème arrondissements...

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Aujourd'hui à 15h, rue de Charonne (75011) devant le restaurant "La belle équipe", où 19 personnes selon un bilan provisoire, ont été tuées (photo HW) Place de la République, des Parisiens viennent se recueillir. Toutes les 5mn, la police demande par haut-parleur de quitter les lieux (photo HW). Façade de la brasserie "La bonne bière" dans le 10ème arrondissement, 5 morts (photo HW). Pizzeria "Cosa Nostra", rue de la Fontaine au roi, 75010, au moins 5 morts (photo HW). Devant le bar "Le Carillon". En face se situe "Le petit Cambodge", lui aussi visé. Au moins 15 personnes ont été tués dans ces deux établissements (photo HW). Une jeune femme s'apprête à déposer un bouquet devant "La belle équipe" (photo HW). Près du "Bataclan", cet orthodoxe vient de déposer un bouquet de fleurs (photo HW)..

Le visage de la mort

Ma fille, en pleurs, vient de m'annoncer la mort de l'un de ses copains, assassiné hier soir rue de Charonne, dans un re staurant où il consommait . La douleur s'épaissit. Elle a un visage. Une forme. La douleur est ignoble !  

Dormir ?

Un sommeil de douleur ! Quelques heures à essayer de trouver une parcelle de repos. Mais comment dormir alors que l'on sait que tant de jeunes filles et de jeunes hommes sont vraisemblablement morts hier soir ? Lorsque l'on sait que les lieux qui ont été visés sont habituellement fréquentés par nos enfants. Lorsqu'on découvrira les visages des victimes, le choc sera émotionnellement terrible. Oui, tenter de dormir en pensant aux pères et aux mères...