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Les services de renseignement suisses pointent l’espionnage russe sur leur territoire

"La Suisse serait actuellement l’un des points névralgiques des services de renseignement russes en Europe" constate le service de renseignement de la confédération (SRC) dans un rapport qui vient d’être rendu public. Le service de renseignement extérieur (SVR), le service de renseignement militaire (GRU) ainsi que le service de renseignement intérieur (FSB) russes "maintiennent leur présence en Suisse et agissent pour la plupart sous couverture diplomatique." Espionnage à grande échelle Selon les constatations du SRC, près d’un tiers des diplomates accrédités actuellement dans le pays seraient des membres avérés ou soupçonnés des services de renseignement. "À cela s’ajoutent des collaborateurs ne séjournant que temporairement en Suisse et impliqués par exemple dans des « rencontres en pays tiers » , dans des opérations isolées ou participant à des conférences internationales." Cibles : l’OIAC et les organisations sportives internationales Pour...

Viola Amherd, nouvelle ministre de la défense suisse

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@admin.ch Depuis le 1er janvier, Viola Amherd est à la tête du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Et à ce titre responsable du service de renseignement de la Confédération. Née en 1962 dans le Valais, la ministre est avocate. Viola Amherd a été élue le 5 décembre dernier au sein du conseil fédéral. Celui-ci est composé de sept membres qui constituent donc le gouvernement suisse.

Berne renforce sa collaboration en matière d'instruction militaire avec Paris

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@DDPS Le Conseil fédéral a décidé, ce matin, de renouveler l'accord de 2003 qui lie la Suisse à la France en matière d'instruction militaire. Cette collaboration concerne notamment des exercices aériens conjoints et la formation à la cyberdéfense. Avec l'Allemagne et l'Autriche, la France fait partie des trois plus importants partenaires de l'armée de la Confédération.

Jean-Philippe Gaudin, nouveau directeur du Service de renseignement suisse

Originaire du canton de Vaud, le général Gaudin avait auparavant piloté le renseignement militaire. Le Conseil fédéral a choisi cet officier général de 55 ans pour diriger le SRC. Actuellement attaché de défense à Paris, ce divisionnaire quittera l'armée pour prendre en charge, à l'été, le Service de renseignement de la confédération, lequel est compétent en Suisse et à l'étranger. Le SRC qui prend soin, dans sa présentation, de préciser à destination des candidats au recrutement qu'il est "certifié comme étant un employeur offrant des conditions de travail particulièrement favorables à la vie de famille."  

Général Barilli

Depuis le 1 er janvier, le colonel Silvano Barilli exerçait ad interim les fonctions de chef d’état-major du chef de l’Armée suisse. Le voilà confirmé par le Conseil fédéral, obtenant au passage le grade de brigadier (premier grade d’officier général). Agé de 47 ans, né à Bellinzone (Tessin) ce licencié en économie a d’abord travaillé au service marketing de chez Yves Rocher Suisse (1994) avant de rejoindre l’UBS (banque,1995-97).C’est alors qu’il choisit le monde militaire et plus précisément le corps des instructeurs des Forces aériennes. Cet ancien stagiaire du l’ Air Force University à Montgomery (Alabama, USA) a commandé de 2011 à 2014 l’école des recrues et des sous-officiers d’aviation.

Le chef d'état-major des armées suisses n'ira pas au bout

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Crédit : Département fédéral de la défense, de la protection des populations et des sports "Le moment est opportun pour procéder à un changement à la tête des armées" ont estimé le ministre de la défense de la Confédération et l'actuel titulaire du poste, le général André Blattmann. Celui-ci dirigeait l'Armée (pour reprendre la terminologie suisse) depuis le 1er mars 2009. Il ne quittera toutefois l'institution que dans un an, le 31 mars 2017, alors que son départ était prévu en 2018.

Suisse, le général Baumgartner futur commandant de l'armée de terre

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Agé de 54 ans, originaire du canton de Thurgovie, Daniel Baumgartner est un ancien élève de l'académie royale militaire à Bruxelles et du National War college de Fort Mc Nair (Washington DC/USA). Ce divisionnaire deviendra, le 1er avril prochain, commandant des forces terrestres suisses. Il était depuis l'été dernier, responsable de l'instruction.  Copyright : Ministère de la défense, Berne Le général Baumgartner succède au général Dominique Andrey qui occupera les fonctions de conseiller militaire du chef du département (ministre) de la défense, de la protection des populations et des sports (DDPS).

La Suisse renforce sa lutte anti-terroriste

Le Conseil fédéral a décidé la création de 86 postes dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Cette hausse des effectifs concerne le Service de renseignement de la Confédération (SRC), l’Office fédéral de la police (fedpol), le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et le Corps des gardes-frontière (Cgfr). La Suisse mène actuellement 70 enquêtes contre des personnes suspectées de soutenir des organisations terroristes ; 33 ont conduit à l’ouverture d’une procédure pénale.

Un nouveau chef pour la sécurité militaire suisse

A partir du 1er janvier prochain, le brigadier (général) Hans Schatzmann dirigera la sécurité militaire suisse. Après des études de droit à l'université de Berne, H Schatzmann a d'abord travaillé comme juge d'instruction. Devenu avocat, il a ensuite assumé la fonction de président de la société suisse des officiers. Agé de 53 ans, il sera dans quelques semaines commandant de la SM, rattachée au chef de l'état-major de conduite de l'armée.

Un nouveau chef pour le renseignement militaire suisse

Il s'agit du brigadier (général de brigade) Alain Vuitel, 51 ans, diplômé de l'université de Neuchâtel et du King's college de Londres. Ancien responsable de la doctrine militaire, il était jusqu'ici chef-d'état-major du chef de l'armée (équivalent du CEMA français).  Alain Vuitel remplacera le 1er janvier prochain, le brigadier Jean-Philippe Gaudin, 52 ans, qui deviendra alors attaché de défense à l'ambassade de la Confédération à Paris. Depuis 2003, cet ancien du corps des instructeurs des troupes mécanisées et légères (TML) a occupé diverses fonctions dans le renseignement militaire suisse, avant d'être désigné pour le diriger, en 2008.

La Suisse et la Guerre froide

Le Mur de Berlin est tombé depuis 1989, mais la Guerre froide en Suisse vient tout juste de prendre fin. L'armée helvète a en effet terminé de démanteler, il y a quelques semaines, le dispositif d'explosifs placés sur certaines routes, ponts, tunnels et pistes d'aviation afin de protéger la Confédération d'une éventuelle invasion étrangère. La population qui connaissait l'existence de ce réseau miné, ignorait que les explosifs n'avaient pas été neutralisés. La Suisse avait commencé à miner ses infrastructures civiles au début de la Seconde Guerre mondiale. Le dispositif avait été élargi pendant la Guerre froide (années soixante). Le nombre de sites minés se situait, vraisemblablement, entre 2000 et 3000 dans les années quatre vingt. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour les démanteler ? "Faute de spécialistes..." avance-t-on à Berne.

"Etre suisse et légionnaire reste un tabou"

Répond le réalisateur Daniel Künzi dans son dernier documentaire C'était la guerre. Les légionnaires suisses. Qui, après la Seconde Guerre mondiale, se sont engagés à la Légion étrangère et combattront en Indochine et en Algérie. Leur nombre est estimé à 7000-8000. Interrogé par le quotidien helvétique  Le Temps , celui-ci explique que ces jeunes gens avaient "en commun une enfance où ils ont été maltraités. En outre, la Suisse qui sort de la guerre dans une bonne situation financière les a vomis". D. Künzi estime là, qu'il s'agit là "du dernier tabou social de la Suisse du XXème siècle". Les rapports de la Suisse et de la Légion sont en effet complexes, la Confédération ayant toujours interdit à l'institution militaire française d'utiliser sa nationalité lorsque le néo-légionnaire était engagé sous identité d'emprunt.  Le réalisateur considère que ces hommes ont intégré la Légion "sans vraiment savoir ce que c'était (...) Ils s...