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Le 27 mai 1943, le CNR

  Le 27 mai 1943 le général de Gaulle quitte Londres pour Alger. Le même jour, dans un appartement situé 48 rue du Four dans le 6e arrondissement parisien, autour de Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, ont pris place les représentants des huit grands mouvements de résistance, ceux de deux importants syndicats d'avant-guerre et enfin ceux des six principaux partis politiques de la IIIe République. Les réunir tous n’a pas été chose facile. Jean Moulin a rencontré l'hostilité des chefs de mouvements lorsqu'il a voulu faire entrer dans ce CNR les représentants de partis ou tendances politiques d'avant 1940. Mais comme sa mission l'exigeait, il est parvenu à constituer en territoire occupé un conseil représentatif de toutes les formations participant à la lutte contre l'occupant. Le premier acte du CNR est de réclamer la constitution d'un gouvernement provisoire sous la présidence du général de Gaulle. Daniel Cordier l’un des quatre derniers compagnons d...

La réponse aux questions

Le conseil de défense qui s'est réuni ce matin, avant le conseil des ministres, autour du président de la République, a décidé la création d'un Centre national de contre-terrorisme. Celui-ci sera intégré au sein de la Coordination nationale du renseignement (CNR), appelé jusqu'ici Conseil national du renseignement et créé en 2008. Ces deux organismes seront dirigés par un préfet, Pierre Bousquet de Florian qui fut, entre 2002 et 2007, responsable de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Comme lui, deux autres anciens élèves de l'Ecole nationale d'administration devraient être appelés à diriger la  DGSE et la DGSI. Le diplomate Bernard Emié, actuellement en poste à Alger, devrait avoir en charge la Direction générale de la sécurité extérieure. Quant au préfet de police de Marseille, Laurent Nunez, il devrait devenir le patron de la sécurité intérieure. 

Alain Zabulon coordinateur du renseignement

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Crédit : Sud-Ouest La confirmation est venue ce matin du conseil des ministres. Le préfet Alain Zabulon a été nommé coordonnateur national du renseignement. Son nom circulait, en effet, depuis plusieurs semaines mais sa nomination n'est intervenue qu'après son audition,  à l'Assemblée nationale,  par la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac. Directeur de cabinet adjoint du président de la République, M. Zabulon succède à Ange Mancini. Nicolas Sarkozy avait crée le poste en 2008 et son premier titulaire avait été Bernard Bajolet, aujourd’hui directeur général de la DGSE. Un autre collaborateur direct de François Hollande quitte, également, la présidence. Il s'agit de Pierre Besnard, chef de cabinet, nommé préfet des Hautes-Alpes. Autre mesures individuelles, le général Gomart a été nommé directeur du renseignement militaire, le vice-amiral Joly, préfet maritime de la Méditerranée et le contre-amiral Beaussant, commandant des forc...

Renseignement. Départ d'Ange Mancini

Ange Mancini, coordonnateur national du renseignement quittera ses fonctions, le 12 juin prochain, selon un décret publié ce matin au Journal officiel. Le préfet Mancini avait bénéficié en 2009 d’une dérogation afin de poursuivre sa mission à la tête de la préfecture de la Martinique. Il avait, deux ans plus tard, succédé à Bernard Bajolet à la tête du CNR. M. Mancini est âgé de 68 ans. Le JO de ce 12 mai publie, également, l’arrêté de nomination d’Amaury de Hauteclocque  qui devient sous-directeur des affaires internationales, transfrontalières et de la sûreté à la police aux frontières (DCPAF). Celui-ci, qui a dirigé le RAID pendant plus de cinq ans devrait prendre ses fonctions demain.