Rwanda, Jean-Marie Micombero « Je sais qu’il y a eu multiplication des efforts pour m’abattre, mais je ne céderai pas ! »
Peut-on regarder le drame rwandais avec recul ? Difficile car les images de l’horreur sont insoutenables. 800.000 morts entre le 7 avril et le 14 juillet 1994, 800.000 hommes, femmes et enfants tués parce que Tutsi ; parfois des Hutu l’ont été pour avoir tenté de s’opposer aux massacres. Les génocidaires, acteurs ou planificateurs doivent être jugés ; extrémistes et meurtriers « ordinaires ». C’est le FPR, le Front patriotique rwandais dirigé par Paul Kagamé qui a mis fin au génocide. Ensuite des Hutu ont été tués au Rwanda et en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) où ils ont été poursuivis. Là aussi, les responsables doivent être jugés. Enfin, il y a un troisième fait. En réalité, le premier dans le macabre calendrier. Le 6 avril 1994, l’avion Falcon du président (hutu) Juvénal Habyarimana, qui était en phase d’approche de l’aéroport de Kigali, était abattu par deux missiles . Le président burundais se trouvait également à bord. Pour Paul Kagamé, ce sont l...