Jean Zay, le Panthéon et le général Delort
Des historiens s’étaient opposés, il y a quelques mois, sur l’opportunité de transférer les cendres du résistant Pierre Brossolette au Panthéon. Au centre du débat, l’animosité de Brossolette envers Jean Moulin. Finalement le président de la République a tranché en faveur du transfert et aucune voix ne s’est élevée pour polémiquer. Dans la liste des quatre figures de la Résistance ( dont deux femmes Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Germaine Tillion) dont les cendres seront transférées au Panthéon, un nom, celui de Jean Zay, a pu étonner. Pour le chef de l’Etat il s’agit d’un choix symbolique. Celui-ci a certainement choisi d’honorer une autre forme de la Résistance, au travers du ministre de l’éducation nationale du Front populaire [ 1 ] , député du Loiret, qui s’engagea dans l’armée en 1939. En juin 1940, avec l'autorisation de ses supérieurs, Jean Zay rejoignit Bordeaux pour participer le 19 , à la dernière session du Parlement replié avec le gouvernement qui débattait de l’aba...