Malgré les déclarations musclées, mènera-t-on une action militaire en Syrie ? Les certitudes de la semaine dernière se transforment, au fil des heures, en hypothèses. Si bien que le doute s’est installé. Depuis des mois le débat tournait autour d’une question simple : que faire ? Avec qui ? Les Occidentaux dont les positions ont varié, ont appliqué une sorte de service minimum. Aujourd’hui, il s’agit de ne pas perdre la face. Voici comment cette situation est perçue au Liban par les francophones du quotidien L’Orient le Jour . Je vous livre quelques réflexions de l’éditorialiste Nagib Aoun, publiées hier. Réflexions désabusées sur un débat universel, l’ingérence à géométrie variable des grandes puissances. Entre valses-hésitations et discours guerriers, propos lénifiants et menaces réitérées, une certitude émerge du brouillamini : le peuple syrien va continuer de souffrir, de payer de sa vie la frilosité des démocraties occidentales, la peur des puis...