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Australie, la générale Susan Coyle à la tête de l’armée de Terre

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«  Un moment profondément historique  » explique le ministre de la défense australien, Richard Marles. La lieutenante-générale Susan Coyle va devenir, en juillet prochain, la première femme à diriger l’armée de Terre australienne. Experte en cyberguerre, cette scientifique diplômée du Collège militaire royal a servi en Afghanistan, aux Iles Salomon et au Moyen-Orient. Elle a notamment commandé le 17e régiment des Transmissions.  «  Elle est également titulaire de trois maîtrises de troisième cycle et est ancienne élève de l'École de guerre de l'armée américaine  »  précise sa biographie .  Une nomination qui correspond à la guerre du premier tiers du 21e siècle, axée sur la technologie. Susan Coyle est actuellement chef des capacités interarmées. Quelques précédents Avant Susan Coyle, la générale Alenka Ermenc avait été nommée en 2018, chef d’état-major des forces armées slovènes. En 2022, la contre-amirale  Antonette Wemyss Gorman a été nomm...

Le Jean Tranape a quitté Brest pour Nouméa

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Le patrouilleur d’outre-mer (POM) Jean Tranape, qui vient de passer trois mois à Brest afin d’obtenir sa qualification opérationnelle, a quitté ces derniers jours le Finistère pour Nouméa, son port définitif. Où il rejoindra son jumeau, le POM Auguste Bénébig. Ces deux unités d’une classe qui en comptent six, portent des noms de Compagnons de la Libération, généralement natifs des territoires d’où ils seront basés (2 en Polynésie, 2 à la Réunion). Ce qui est le cas de Bénébig et de Tranape. Ces deux sous-officiers ont connu l’enfer de Bir Hakeim et s’y sont distingués au sein du bataillon du Pacifique. Le premier est décédé à Nouméa le12 août 1993 à Nouméa. Le second un 21 août, mais 2012 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Photo : © Wikipedia

La brigade de gendarmerie de Lesneven portera demain le nom de Xavier Salou, tué en Nouvelle-Calédonie

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Demain, Louis le Franc, préfet du Finistère, présidera avec le général Hubert Bonneau, directeur général de la gendarmerie, la cérémonie de « baptême « de la brigade de Lesneven (Finistère). Le 16 mai 2024, ce haut fonctionnaire, alors haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, fut un des premiers à apprendre la mort de l’adjudant-chef Xavier Salou, 46 ans, dont le nom sera donné ce vendredi à l’emprise militaire. Adjoint au commandant de peloton de véhicules blindés de l’escadron11/1 de Satory, le sous-officier a été tué « par un tir accidentel » alors qu’une mitrailleuse était montée sur un engin blindé. Nous étions au cœur des émeutes qui ont ébranlé le territoire durant plusieurs semaines. La veille, un autre gendarme mobile, Nicolas Molinari, 22 ans, de l’escadron 21/1 de Melun avait été tué par un tir à Plum (sud-ouest du « Caillou »). Finistérien, Xavier Salou était originaire de Ploudaniel, commune située à 4 Km de Lesneven. Photo : ©La voix du gendarme

Sevez, Légion et Histoire

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Ils ont servi tous deux au 4e Régiment étranger. Le premier au Maroc à partir de 1927. Le second à Castelnaudary (Aude), il y a peu (2021-2023). Ils portent tous deux le même nom savoyard, Sevez. Le plus jeune, Etienne est aujourd’hui en région parisienne, où il commande la compagnie de transit du Groupement de recrutement de la Légion étrangère (GRLE, Fontenay-sous-Bois, Val de Marne). Agé de 36 ans, ce marseillais a d’abord travaillé dans le secteur bancaire en Angleterre et en France avant de choisir l’armée en 2017. « J’avais été réserviste opérationnel au 1er REC, régiment que j’ai rejoint lorsque je suis devenu officier sous contrat » résume-t-il. 7 mai 45 Son arrière-grand-père n’était pas non plus saint-cyrien. Ce chasseur alpin engagé en 1911 sera blessé à cinq reprises lors de la Première Guerre mondiale et trois fois cité. Lors de sa mort en 1948, lors d’un accident de chasse près d’Offenburg, le général de corps d’armée François Sevez commandait les troupes d’occupation fra...

« L’enfant respectée » fille du « Grand soleil du XXIe siècle »

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Les régimes communistes et totalitaires n’ont jamais été avares d’épithètes flatteuses et louangeuses. Kim Ju-ae, la fille du potentat nord-coréen Kim Jong-un est ainsi désignée comme « l'Enfant Noble », « l'Enfant Respectée » ou « la Fille Bien-aimée ». De père en fille Selon le renseignement sud-coréen, «  la Corée du Nord serait en train d'accélérer ses efforts pour garantir la succession à Kim Ju-ae  » (voir post du 12 février). Nouveau signe qui vient corroborer cette tendance, la présence de la jeune fille (13 ans vraisemblablement) lors d’un exercice militaire «  au volant d'un char avec son père à la 60e base d'entraînement à Pyongyang, le 19 mars 2026  » décrypte à Séoul l’agence  Yonhap . Précisons qu’aujourd’hui dans ce pays lunaire, le prénom « Ju Ae » est désormais réservé à une seule personne et ne peut être utilisé par les citoyens ordinaires. En effet, depuis 2023, «  sur ordre du dictateur, les femmes qui portent le même prénom que sa fille...

Le recrutement d’enfants soldats par Téhéran

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Le 29 mars dernier, Alizera Jafari, 11 ans, était tué par une frappe de drone* à un poste de contrôle à Téhéran. Il était alors en compagnie de son père,  bassidji  du Corps des gardiens de la révolutions islamique (CGRI). La mère de l’enfant a déclaré au journal  Hamshari  que son mari avait évoqué «  une pénurie de personnel  » et qu’il était donc parti avec Alizera et son frère, âgé de 9 ans. Lui expliquant que le plus grand des deux devait «  se préparer pour les jours à venir  ». Enfants armés Amnesty international  explique avoir vu des photos ou des vidéos montrant des enfants «  maniant des armes comme des AK47, ou se tenant aux côtés de membres du CGRI ou d’autres forces à des postes de contrôle, pendant des patrouilles ou des rassemblements militarisés organisés par l’Etat à Téhéran, Meched et Kermânchâh.  » L’ONG rappelle que l’article 93 des statuts et règlements du corps des gardiens de la révolution autorise les enfant...

Domol Leydi, le signe d’une insécurité qui inonde la Niger

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Le 27 mars dernier le conseil des ministres nigérien adoptait un projet d’ordonnance instituant des organisations territoriales d'auto-défense. Celles-ci dénommées « Domol Leydi »,  «  sont des auxiliaires des Forces de Défense et de Sécurité, sont chargées plus précisément de missions de sensibilisation, de renseignement et d'auto-défense de leurs terroirs respectifs » lit-on dans le compte-rendu du conseil. Le texte précise également que les personnels de cette structure sont issus des Forces de défense et de sécurité « r essortissants des terroirs concernés ou parmi les habitants de ces terroirs ». Une décision qui avalise une situation existante, ces milices locales de protection existent déjà mais seront armées, formées par les FDS. Les risques Cette décision « confirme si besoin était, une situation extrêmement inquiétante , note un ancien de l’ex-ministère de la Coopération. La junte Tiani n’arrive pas à contenir une menace qui ne cesse de s’étendre ». Notamment, ver...