Le piège de Kidal : le coût exorbitant d'une victoire symbolique pour Bamako
Le 6 octobre 2026, les forces armées maliennes (FAMa) et le groupe russe Africa Corps sont entrés dans Kidal sans tirer un seul coup de feu. Cette reprise est intervenue six mois après que l'Africa Corps avait dû négocier son retrait face au Front de libération de l'Azawad (FLA) et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM/JNIM). Pour investir cette ville désertée par les rebelles, Bamako a dû mobiliser plus de 200 véhicules, des drones et environ 2 000 soldats, dont une centaine de membres du bataillon autonome des forces spéciales. Si cette opération est largement médiatisée sur le réseau social Telegram et présentée comme une revanche, elle a en réalité exigé une part considérable des moyens offensifs du Mali pour un résultat purement symbolique. Un Centre et un Sud délaissés Pendant que les meilleures unités maliennes se déployaient à 1 500 km de la capitale, le JNIM a intensifié sa pression sur le reste du territoire. Le 10 septembre, le groupe armé a atta...