Marc-Antoine Brillant, l'homme qui luttait contre les ingérences russes pris en otage par la politique
C’est un cas d’école de sciences politiques ou de journalisme. L’instrumentalisation d’un départ professionnel pourtant parfaitement négocié. Intoxication sans fondement mais qui salit un homme qui quitte un service de l’État qu’il a contribué à créer, qu’il a dirigé et qui, en quelques mois, est devenu une référence internationale. THP Marc-Antoine Brillant, 46 ans, est un saint-cyrien (promotion Général Béthouard, 2002-2003), diplômé de l’École de guerre. Un officier qui a servi notamment au régiment de marche du Tchad et qui, à ce titre, a été engagé dans plusieurs OPEX. Considéré comme un « très haut potentiel » par l’institution, le jeune lieutenant-colonel finira pourtant par la quitter à l’été 2023. « Pour divergences sur son parcours professionnel », raconte l’un de ses amis. Cinq ans plus tôt, l’officier supérieur a été détaché à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Viginum Où il intègre le cabinet du directeur général de l’époque, Guillaume Po...