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Niger, nouvelle faille dans le dispositif

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Au moins onze soldats, deux civils et 22 assaillants auraient été tués dans l'attaque menée, ce matin, contre l'aéroport international de Niamey selon un premier bilan qui demeure provisoire, fourni par le ministère nigérien de la Défense. Celui-ci précise qu'une « vaste opération » de l'armée « est en cours » et que l'aéroport international, « totalement sécurisé, demeure ouvert au trafic aérien ». Ce qu’a confirmé la direction générale de l’Agence Nationale de l’Aviation civile (ANAC) du pays. Bis repetita Pour la deuxième fois en moins de six mois, l’aéroport Hamani Diori a été visé par une attaque menée vraisemblablement par des djihadistes, beaucoup moins nombreux toutefois qu’au mois de janvier dernier. L’armée nigérienne et des militaires russes d’ Africa Corps stationnés sur place avaient finalement réussi à les repousser. EIS Une nouvelle « faille dans le dispositif » pour reprendre le commentaire d’alors du général Abdourahamane Tiani, à la tête à Niamey ...

Un caricaturiste russe exilé, abattu en Pologne

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  Il y a deux jours, Semyon Skrepetsky a été abattu en Pologne où il résidait depuis 2021. Plus précisément dans une ville située à proximité de la frontière biélorusse. Ce dessinateur de 44 ans, dont le véritable nom était Robert Kuzovkov, était connu pour ses caricatures de Vladimir Poutine, du satrape tchétchène Ramzan Kadyrov, du dictateur biélorusse Alexandre Loukachenko et de Staline. Mais ce russe n’était pas tendre non plus avec les autorités ukrainiennes. Le 12 juin, Semyon Skrepetsky, après un rassemblement, avait déposé à l’ambassade russe à Berlin un tableau représentant l’actuel maître du Kremlin dans les bras de Staline (voir photo ci-dessus). A la suite de cette manifestation, il avait précisé avoir reçu des menaces de mort. La presse polonaise évoque la piste de « tueurs à gages de Poutine » et ses services qui « traquent les Russes indésirables »à l'étranger. Pour sa part, le chroniqueur polonais Piotr Woyciechowski explique sur les réseaux sociaux que « nous som...

Nouvelle enquête d'Ana Boyer

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Sous la monarchie de Juillet, en 1836, le député Adolphe d'Angeville, expliquait que dans les Hautes-Alpes, pour 100 enfants trouvés qui atteignent l'âge de douze ans, il en meurt 74. Mais que le département n'était pas le plus « immoral  »  de France. 190 ans plus tard, l’histoire racontée par Bruno Carpentier dans  « Le silence des louves  »   prend forme avec la disparition d’une enfant de 3 ans. Le réflexe immédiat du lecteur est de penser à celle du petit Emile, dans les Alpes-de-Haute-Provence voisines. L’auteur, qui réside dans cette vaste région provençale, a été en fait rattrapé par ce terrible fait divers. Mais il avait commencé son travail documentaire lorsque l’enfant a disparu, le 8 juillet 2023. Et il s’est bien gardé de consulter la cellule « Emile » de la section de recherches de la gendarmerie de Marseille afin de ne pas influencer sa narration. Monstruosité Bruno Carpentier nous guide patiemment dans un hameau isolé de cette terre alpine...

Le Lot palme de la parité

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Au départ, c’est une information mise en ligne, hier, sur les réseaux sociaux par le quotidien « La Dépêche ». La nomination, à la tête du groupement de gendarmerie du Lot, de la colonelle Caroline Monge. Diplômée de l’école de guerre, celle-ci, qui est aujourd’hui chef du bureau des publications SIRPA-Gendarmerie , prendra ses fonctions au cœur de l’été. Une première La colonelle devient la première femme à commander le groupement du Lot. Ce qui n’est pas le cas de la préfète, Marilyne Poulain, qui est en dix ans, la troisième femme à résider dans l’ancien palais épiscopal, devenu maison de l’Etat. Nombreuses Le département du Lot offre en 2026 une photographie avantageuse de la parité mais le rattrapage, ici (comme tout le pays), a été long. A Cahors, le procureur de la République est Clara Ribeiro, la direction des services de l’Éducation Nationale (Dasen) est assurée par Sophie Sarraute. La sous-préfecture de Figeac est occupée par Eve Hermann, celle de Gourdon par une autre jeune...

Un militaire français de 21 ans tué par « un tir accidentel » au Liban

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Il était arrivé au Liban le 1er juin. Florian Gillet, 21 ans, soldat de première classe au 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (Castres, Tarn) est mort aujourd’hui « atteint par un tir accidentel lors de la phase préparatoire d’un entraînement » a précisé dans un communiqué le ministère des Armées. Ce très jeune militaire avait été déployé dans le cadre d’une mission de partenariat opérationnel au profit des forces armées libanaises «  en qualité d’aide moniteur de combat d’infanterie ».

Mali : La condamnation de Yann V. une diversion face à l'échec sécuritaire

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Le 5 juin dernier, la condamnation à 20 ans de réclusion du lieutenant-colonel Yann V. a marqué un tournant dans la stratégie de la junte malienne. Accusé de déstabilisation, cet officier de la DGSE, pourtant officiellement accrédité auprès des services maliens, fait figure de bouc émissaire. Opacité La procédure judiciaire a brillé par son opacité : un procès à huis clos, aucune preuve matérielle rendue publique et une détention préventive de dix mois sans accès à un avocat. Cette célérité contraste avec le sort des « complices » locaux présumés, officiers généraux, qui attendent, eux, leur jugement. Deux poids, deux mesures Ce verdict contre « l’ennemi extérieur » agit comme une diversion politique, visant à masquer les immenses faiblesses d’un pouvoir né d’un pronunciamento. « C’est simplement une traduction de la politique étrangère du général Goïta » décrypte un diplomate européen, naguère en poste au Mali. Il faut en outre y percevoir un deux poids, deux mesures, des putschistes...

Au Burkina Faso, la révolution des mots

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Au Burkina lorsqu’une administration s’adresse désormais à un usager, la formule d’appel ne sera plus « Monsieur » ou « Madame » mais « Camarade ». Le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo vient d’envoyer une directive en ce sens aux membres de son gouvernement ainsi qu’aux présidents des institutions du pays. La révolution progressiste et populaire (RPP) décrétée par le chef de l’Etat non élu, le capitaine Ibrahima Traoré le…1er avril 2025 est donc en marche. Les ministères concernés En janvier dernier, lors du dernier remaniement, Mathias Traoré, Mikaïlou Sidibé et Célestin Simporé ministres dans le précédent gouvernement ont conservé leur poste dont l’intitulé, lui, a évolué au nom de la RPP. Ainsi Mathias Traoré qui détenait le portefeuille de la « Fonction publique, du travail et de la protection sociale » le 11 janvier dernier est donc resté installé au même bureau du ministère qui s’est appelé le 12 janvier des « Serviteurs du peuple ». Mikaïlou Sidibé est toujours ministre...