Les chanceliers de François Broche
Il les a tous connus et c’est sa singularité. François Broche les a tous, un jour ou l’autre, côtoyés : Georges Thierry d’Argenlieu, François Ingold, Claude Hettier de Boislambert, Jean Simon, Alain de Boissieu, Pierre Messmer, François Jacob, Fred Moore. Ces hommes, jeunes alors, qui ont pour trait commun d’avoir « servi la patrie et remporté la victoire », comme la devise de l’ordre de la Libération l’expose pour l’éternité. D’avoir survécu aussi. Ces huit hommes ont également pour analogie d’avoir porté sur la poitrine, à gauche, la croix de la Libération. Et d’avoir été désignés à la tête de l’ordre (chancelier) alors qu’il y avait encore suffisamment de Compagnons de ce monde. Ajoutons ensuite que François Broche, fils lui-même d’un officier à l’origine du bataillon du Pacifique qui figure parmi les 1038 titulaires de la décoration (à titre posthume), connut évidemment les deux derniers chanceliers mais d’honneur, Daniel Cordier et Hubert Germain, l’ultime Compagnon. Ses chancelie...