Le service après-vente du Kremlin tourne au ralenti


Une cérémonie minimum, ce matin à Moscou, pour rendre hommage aux 27 millions de Soviétiques (dont des Ukrainiens) morts pendant la « grande guerre patriotique », nom donné par les Russes à la Seconde Guerre mondiale.

Parade minimaliste
Une guerre qui commence le 22 juin 1941 et met ainsi brutalement fin au pacte germano-soviétique, signé 22 mois auparavant, que les discours officiels se gardent bien, aujourd’hui, d’évoquer. « L'exploit de la génération victorieuse inspire aujourd'hui les soldats qui accomplissent les missions de l’opération militaire spéciale. Ils font face à une force agressive armée et soutenue par l'ensemble du bloc de l'OTAN. Malgré cela, nos héros progressent » a déclaré, sur la place Rouge, Vladimir Poutine où s'est déroulée la parade. Mais une parade minimum, de moins de quarante-cinq minutes sans équipements militaires. Ce qui est particulièrement inhabituel. Et qui contrastait singulièrement avec celle marquant, il y a un an, le 80e anniversaire de la capitulation nazie. Il est vrai que le Kremlin craignait un défilé de drones ukrainiens. Qui est resté à l’état de menace.

Cherche invités désespérément

Une célébration qui s’est déroulée en présence de quelques invités seulement « que des dictateurs, des traitres européens et quelques représentants de pays qui n’existent pas » expliquait, hier, dans sa « Lettre de Russie », le journaliste Paul Gogo. Qu’on en juge, les présidents de Biélorussie, d’Ouzbékistan et du Kazakhstan, le président du Laos, le sultan de Malaisie, le Premier ministre slovaque, les présidents d’Abkhasie et d’Ossétie du Sud (deux Etats sécessionnistes de Géorgie) et trois délégations de la Republika Srpska (entité serbe de Bosnie-Herzégovine).

 Photo : ©Présidence de Russie

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