De gauche, Hitler Mussolini a vaincu l’extrême-droite
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| ©Jury national des élections Pérou/Le Monde |
Dans le village andin de Queropalca, au Pérou, l'élection municipale vient de se conclure par la victoire de Hitler Mussolini Simeon Flores. Âgé de 45 ans, celui-ci représentait le parti de centre gauche Ahora Nación (« La nation maintenant »). Il s'est imposé d'à peine 25 voix face à son opposant d'extrême-droite. Mais ce n’est pas le score le plus important : ce sont ses deux prénoms, empruntés à des noms de dictateurs, qui ont immédiatement suscité la curiosité des médias, alors que localement cette association n’en suscite aucune. Le maire s'y fait d'ailleurs appeler « Musso », comme l’explique la correspondante du Monde à Lima.
Une pratique répandue
Au Pérou, l'attribution de prénoms empruntés à des personnages qui ont marqué l’histoire la plus funeste comme Hitler, Staline, voire Mao est une pratique répandue, en particulier dans les zones rurales des Andes et de l'Amazonie. Les registres civils péruviens recensent ainsi plusieurs milliers de citoyens portant pour prénom des noms de dictateurs.
Failles du système
Les sociologues et historiens précisent qu'il ne faut y voir aucune adhésion idéologique, motivation politique ou sympathie. Le choix des parents découle plutôt de la recherche d'une image d'autorité, de prestige ou de puissance liée à ces figures, dont le parcours réel demeure, sur place, largement méconnu. Ce phénomène reflète principalement les failles du système éducatif quant à l'enseignement de la Seconde Guerre mondiale, couplées à l'éloignement géographique et mémoriel du Pérou vis-à-vis des grands conflits européens du XXe siècle.
En novembre dernier, le conseiller régional Adolf Hitler Uunona était candidat à sa réélection en Namibie (voir post du 26 novembre 2025).
