Sommet Russie-Afrique à Moscou, un pari diplomatique sous la menace des drones
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| Moscou ©Capture d'écran |
Le 3 septembre dernier, le vol TC422 de la compagnie Air Tanzania, à destination de Moscou, n’a pas pu atterrir à l’aéroport de Vnoukovo en raison d’une attaque de drones. L'appareil a dû être dérouté vers Saint-Pétersbourg, incitant la compagnie à suspendre temporairement ses liaisons vers la capitale russe au nom de la sécurité des passagers. Cet incident illustre l’inquiétante situation que vit la capitale russe à moins d’une vingtaine de jours de l’ouverture du sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre. La menace aérienne s'est en effet encore intensifiée depuis une attaque massive de plus de 650 drones dans la nuit de lundi à mardi sur Moscou qui a fait deux morts, des blessés et provoqué la suspension temporaire des vols dans les quatre principaux aéroports de la ville. Des drones ukrainiens lancés en réponse aux frappes russes contre sa population civile.
Un risque acceptable ?
Même si les représentants africains ne sont pas directement ciblés, les drones visant des infrastructures clés, comme un dépôt de carburant alimentant les aéroports moscovites, exposent le trafic aérien. La mobilisation des défenses antiaériennes, les retombées de débris et la paralysie soudaine du ciel représentent des dangers bien réels pour les délégations et les équipages. Face à un environnement aussi instable, maintenir ce rassemblement au cœur d'une zone de guerre suscite de vives préoccupations, poussant certains diplomates à envisager la délocalisation du sommet vers le continent africain, afin d'assurer la sécurité des invités.
