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Deux militaires français tués en Centrafrique (actualisé)

Il s'agit d'Antoine Le Quinio (22 ans) et Nicolas Vokaer (23 ans), tous deux parachutistes du 8ème RPIMA (Castres, Tarn) tués hier, en fin de soirée, à Bangui. Ils sont décédés à l'antenne chirurgicale de l'aéroport M'Poko où ils avaient été transférés. Depuis vingt quatre heures, les militaires français ont entamé une très délicate mission de désarmement des milices et groupes armés. Ceux-ci, rien que la semaine dernière, se sont livrés à des exactions qui auraient causé la mort de 400 personnes dans la capitale. D'autres sources parlent de 700 victimes. Ce matin, 7 personnes auraient été tuées avenue de France à Bangui. Un témoin parle  "d'hommes en uniformes à bord d'un véhicule de la FOMAC" (force d'interposition africaine) qui auraient "ouvert le feu sur des Banguissois. C'étaient des Tchadiens" ajoute-t-il.  François Hollande sera ce soir dans la capitale de RCA.

Guyane, deux légionnaires gravement brûlés

Ces deux hommes, un australien et un français, militaires au 3ème régiment étranger d'infanterie (3ème REI, Kourou) participaient lundi à une mission de destruction d'une base d'orpaillage clandestin (opération Harpie) en forêt amazonienne. Près de sept tonnes de carburant et quatre tonnes de vivres ont été saisies à Saül (Maripasoula) et détruites.  C'est au cours de la combustion du gas-oil qu'une explosion s'est produite, brûlant les deux légionnaires. L’un aux mains, l’autre plus grièvement. Celui-ci, dont le pronostic vital est engagé, a été plongé dans un coma artificiel à son arrivée à l’hôpital Percy à Clamart (92) où les deux hommes ont été transportés. 

Action militaire immédiate de la France en Centrafrique

"Vu l'urgence" vient d'annoncer François Hollande à l'issue d'un conseil de défense," j'ai décidé d'agir immédiatement, c'est-à-dire ce soir, en coordination avec les Africains et le soutien de partenaires européens. Déjà 600 militaires sont sur place. Cet effectif sera doublé d'ici quelques jours, pour ne pas dire quelques heures". Cette réunion restreinte s'est déroulée en début de soirée à l'Elysée, après que le Conseil de sécurité de l'ONU ait donné mandat à la France d'intervenir en Centrafrique où des affrontements auraient fait au moins 150 morts, aujourd'hui, à Bangui.

Mort du général Aussaresses

Dans un livre publié en mai 2001, Services spéciaux, Algérie 1955-1955,  il   avait reconnu avoir pratiqué la torture, "tolérée sinon recommandée" par le pouvoir politique. Ajoutant que celle-ci "devient légitime quand l'urgence s'impose". Des révélations qui avaient alors suscité la polémique. Né en 1918 dans le Tarn, son premier engagement, durant la Seconde Guerre mondiale est dans les services secrets. Paul Aussaresses est ainsi parachuté en Ariège en 1944 (opération Jedburgh). Il participe à partir de 1947 à la création du 11ème choc avant de partir en Indochine puis en Algérie où il conduira des opérations de "guerre psychologique". En 1957, il est chargé par  le général Massu, commandant la 11e division parachutiste,   de rétablir l'ordre à Alger. Il se retrouve à la tête de ce qu'il appelle lui-même "un escadron de la mort", chargé de procéder à des arrestations nocturnes, suivies de tortures, avec élimination si néces...

Quel scénario politique en Centrafrique ? (actualisé)

L'intervention militaire française a pour objectif premier de mettre fin au désastre humanitaire, "pré-génocidaire" pour reprendre une expression utilisée aux Etats-Unis. De reprendre la main, également, sur la Séléka, coalition-paravent que l'on pourrait comparer vaguement à ces compagnies de routiers ou de cottereaux que la France du Moyen-Age redoutait tant. Des soldats mercenaires qui s'enrôlaient dans une "armée" mais aussi pillaient et combattaient pour leur propre compte. L'hétéroclite Séléka abrite également des islamistes, trop heureux de bénéficier d'une totale autonomie dans un pays sans Etat, une zone de non-droit qui doit être protégée pour éviter qu'un arc de cercle formé par les Shebab, Aqmi, Boko Haram et d'autres ne se forme de l'Océan Indien à l'Atlantique. C'est là, le deuxième travail d'une armée française mandatée par l'ONU. Bien que les ex-présidents Patassé et Bozizé aient largement contribué à d...

Affaire Hami (suite)

Le sous-lieutenant Hami, élève de Saint-Cyr Coëtquidan est mort noyé le 30 octobre 2012, lors de la traversée d’un étang d’une cinquantaine de mètres, dans le cadre d’une soirée de " transmission des traditions" ( posts   du 31/10/2012 et du 29 juillet 2013) . Le parquet militaire de Rennes a ouvert une enquête. Le ministre de la défense a également ordonné une enquête de commandement. Qui a été menée par le général de corps aérien Rousseau, inspecteur des armées. Celui-ci a conclu que ces activités de tradition, relevant de la chaîne de commandement, engageaient « la responsabilité directe » du lieutenant-colonel, commandant le bataillon, qui a aujourd’hui quitté l’armée. Quant au général, commandant les écoles, aucune responsabilité personnelle n’a été pointée. Seule la responsabilité « es-qualité ».

Centrafrique. "Au printemps, je leur ai dit faites décoller deux coucous et vous leur ferez peur..."

Cet intellectuel centrafricain est régulièrement consulté par les autorités françaises. Il ne souhaite pas que son nom soit dévoilé et pour cela utilise un pseudonyme, comme tous les membres du bureau de la Ligue des patriotes de Centrafrique (LIPAC). Lui, "Jacob Asso" en est le secrétaire général. Dans l'attente d'une probable intervention militaire, conditionnée par le vote, ces prochains heures, d'une résolution par le conseil de sécurité de l'ONU, il livre son analyse : "Au début du printemps, j'ai dit à mes interlocuteurs : Faites décoller deux coucous et vous leur ferez peur. Sinon, dans huit mois, vous aurez à intervenir dans une crise généralisée...Nous y sommes ! Une intervention de l'ONU ? Cela marche là où il y a un Etat, des interlocuteurs. Mais il n'y a plus d'Etat en RCA et la classe politique est décriée par toute la population. Même au sein du gouvernement actuel, des voix s'élèvent pour dire que le pays doit être plac...