Vente aux enchères des objets d’art de la Maison de la Nouvelle-Calédonie à Paris

 


C’est un crève-cœur. Aussi lourd que d’assister, impuissant, à la dérive du « Caillou ». A Paris, à la suite de la fermeture de la Maison de la Nouvelle-Calédonie, l’ensemble des objets d’art qui y étaient exposés sont dispersés et mis aux enchères. Celles-ci ont commencé, aujourd’hui, en début d’après-midi et se déroulent en ligne jusqu’au 8 juin 14h.

Charge mémorielle
« Chacune des œuvres a son parcours particulier » explique la MNC dans un communiqué. Les poteaux et les totems sacrés ont une charge mémorielle. Comme ces bambous kanak gravés, ces chambranles en bois figurant des visages stylisés, ces flèches faîtières ou les tableaux… « Ces œuvres ont installé le Caillou à Paris 
« rappelle-t-on à la MNC. 
Cette collection de 196 objets, chargée d’émotion, est le témoin d’un cycle de vingt ans.

Après Joël
Au mitan de l’année 2022, quelques temps avant sa disparition, Joël Viratelle, directeur de cette « ambassade » s’inquiétait quant à l’avenir de la MNC. Ce fin diplomate disparu, divers événements ont conduit inexorablement à cette triste fin. 
Au-delà des symboles qui vont être dispersés, les Calédoniens qui vivent, font des études en métropole ou viennent s’y faire soigner sont les grands perdants de cette disparition. Ce volet social était la raison d’être de cette représentation. « Un gâchis » conclut un natif de la côte est, en métropole pour encore deux ans. Même commentaire chez les derniers salariés de la rue de Ventadour.

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