La difficile mission de Serge Bavaud à la tête du SRC
« La menace terroriste en Suisse est élevée » estimait le Service de renseignement de la Confédération dans son rapport 2025. Un chantier parmi de nombreux autres pour Serge Bavaud, son directeur depuis le 1er novembre dernier. Ce cinquantenaire, qui a été nommé à l’orée de l’été dernier ambassadeur de Berne en Algérie a finalement été retenu par le comité de sélection mandaté par le chef du département de la défense, de la protection de la population et des sports, Martin Pfister, pour diriger le SRC. Spécialiste de la politique de sécurité, il a occupé de nombreux postes au sein de son « ministère » de tutelle, le DDPS.
Réforme contestée
Ce Fribourgeois a franchi les portes d’un SRC qui fait face à de nombreux défis. A commencer par sa transformation tout en assurant ses missions au quotidien, initiée par son prédécesseur Christian Dussey, démissionnaire, qui a créé de fortes tensions avec le personnel et entrainé des départs. C. Dussey l’explique ainsi « C’est comme piloter un avion et modifier celui-ci tout en volant ». Cette réforme concerne notamment le périmètre de ses unités, le processus de travail et vise à moderniser le renseignement helvétique.
Nombreux chantiers
Le nouveau patron du service a donc pour objectif de rétablir la confiance avec ses nouveaux collaborateurs (plus de 400). « Une priorité pour le nouveau directeur » confirme Martin Pfister. Autre nécessité, obtenir une substantielle hausse des crédits pour faire face à des missions toujours plus nombreuses. Un autre point d’amélioration réside dans une reprise du dialogue avec les cantons.
Le Conseil fédéral vient d’adopter une révision de la loi sur le renseignement afin d’améliorer « la détection précoce sur les menaces graves, l’extrémisme violent et les cyberattaques ». Le texte a été transmis au Parlement.
Photo Serge Bavaud ©VBS-DDPS
