Le 4e RE et Castelnaudary : un demi-siècle de destin partagé
Malgré les pluies torrentielles et les fortes rafales de vent qui se sont abattues jeudi soir sur Castelnaudary, le 4e régiment étranger (RE), très investi dans la vie locale, est présent à la « fête du Cassoulet », une institution, qui se déroule jusqu’à ce soir.
La Légion étrangère fête cette année ses cinquante ans de présence à « Castel ». Et le 4e RE est « un acteur quotidien du lien armée-nation », comme l’explique son chef de corps, le colonel Jean-Hugues Delhumeau, dans cet entretien.
- Le 4e RE est un maillon essentiel de la Légion ?
Seul régiment d’instruction de la Légion étrangère, et seule unité d’instruction de l’armée de Terre structurée sur le modèle régimentaire, le 4e RE forme l’ensemble des sous-officiers et des légionnaires, qui y passent plusieurs fois comme stagiaires. Certains y sont affectés comme instructeurs, et ce dans trois domaines : la formation initiale, la formation des cadres et la formation des spécialistes.
C’est effectivement un maillon essentiel de la Légion, car il est garant de la transmission de l’esprit de corps aux plus jeunes, de l’exigence du commandement aux nouveaux cadres et du goût de la rigueur d’exécution aux nouveaux spécialistes, avant même la transmission à ces trois populations des savoir-faire indispensables.
- En deux ans de commandement, vous aurez formé l’equivalent des effectifs de l’institution ?
En moyenne, le 4e RE forme 5 500 stagiaires par an, répartis dans 38 stages différents. La Légion comptant presque 9 500 cadres et légionnaires, c’est donc plus que la totalité de son effectif, à tous les niveaux de responsabilité, que je reçois au régiment durant mon temps de commandement. C'est une réelle opportunité de renforcer ma connaissance globale de l’institution, de ses missions, de ses régiments, des hommes qui la composent, ainsi que des évolutions en cours.
- L’unité forme et instruit, mais elle doit aussi se transformer sans cesse afin de s’adapter à l’évolution du champ de bataille ?
L’instruction dispensée par le régiment pour la formation initiale du légionnaire concerne essentiellement les fondamentaux du combattant : savoir-être, actes réflexes et actes élémentaires. Ces fondamentaux ne sont, a priori, pas appelés à évoluer fréquemment, mais le cadre dans lequel ils sont enseignés doit coller à la réalité du champ de bataille d’aujourd’hui et permettre de la toucher du doigt au plus tôt.
Grâce au Centre d’instruction tactique drones et robotique (CITD-R), qui forme l’ensemble des télépilotes de drones de la Légion, l’appui et la menace drones sont insérés dès que possible aux différentes instructions et exercices régimentaires du 4e RE, avec l’objectif simple d’accoutumer au plus tôt le légionnaire au combat d’aujourd’hui. De même, un module aguerrissement a été ajouté à la formation initiale pour acculturer au durcissement physique et moral du combat.
Des réflexions sont en cours sur l’intégration, dès l’instruction initiale, d’autres évolutions du champ de bataille dans l’environnement du légionnaire, ainsi que sur le lancement de nouveaux projets d’innovation. Certaines évolutions pourraient rapidement créer de nouveaux besoins et conduire à la création de nouveaux stages de spécialistes. L’ingénierie de formation, pilotée par le Bureau instruction emploi, fait l’objet d’une remise en question permanente au 4e RE.
- Vous êtes le 51e « Caïd des Fortes Têtes » ?
L’histoire du « régiment du Maroc » — appellation d'origine du 4e RE créé en 1920 à Marrakech — est assez complexe. Le 4e REI est de tous les combats pour la pacification de 1920 à 1934. Il envoie également deux bataillons en Syrie dans le cadre du mandat français. Il est dissous en 1940 après avoir contribué, avec un bataillon, à créer la 13e demi-brigade de Légion étrangère (DBLE) envoyée en Scandinavie. Il est recréé en 1941 sous la dénomination de 4e demi-brigade de Légion étrangère à Saint-Louis au Sénégal, puis se bat en Tunisie en 1943. Il réapparaît en tant que 4e REI en 1946 et envoie des bataillons à Madagascar et en Indochine. À partir de 1956, il combat en Algérie puis opère au Sahara jusqu’à sa dissolution en 1964. Devenu Groupement d'instruction en 1976, il est recréé en 1977 comme régiment d’instruction de la Légion étrangère, retrouvant en 1981 le numéro et les traditions du 4e RE.
Dans cette filiation, je suis effectivement le 51e chef de corps du 4e RE, ou « Caïd des Fortes Têtes », m’inscrivant dans la lignée prestigieuse de mes prédécesseurs qui ont constamment fait évoluer le régiment en répondant sans état d’âme aux besoins de la Légion, avec un sens exemplaire du service. Je tiens à leur rendre un hommage particulier à l’occasion de cet entretien, en cette année de cinquantenaire, si importante pour l’identité des « Fortes Têtes » du 4e RE.
La Légion étrangère fête cette année ses cinquante ans de présence à « Castel ». Et le 4e RE est « un acteur quotidien du lien armée-nation », comme l’explique son chef de corps, le colonel Jean-Hugues Delhumeau, dans cet entretien.
- Une célébration de ce cinquantenaire qui a débuté le 13 juillet ?
La Légion étrangère est arrivée en 1976 à Castelnaudary avec son Groupement d’instruction, devenu ensuite le régiment héritier du 4e régiment étranger d’infanterie. Les « Fortes Têtes » surnom des légionnaires du 4 depuis leurs aventures marocaines, sont ainsi présents dans le Lauragais audois depuis cinquante ans, et ils y sont parfaitement accueillis et intégrés.
Vous savez, célébrer ce cinquantenaire, c’est d’abord remercier les Chauriens qui nous ont accueillis, ainsi que nos anciens qui ont continuellement amélioré les conditions de vie et d’instruction, qui est la mission confiée depuis au 4e régiment étranger par le général commandant la Légion. Ainsi, j’ai voulu commencer cette célébration le jour de la Fête nationale pour illustrer de la meilleure façon l’exemple du lien armée-nation que constituent aujourd’hui les relations entre le 4e RE et Castelnaudary, et la conclure le jour de la fête régimentaire, le 15 novembre, pour marquer notre reconnaissance envers nos anciens qui seront présents en masse.
En outre, nous nous inscrirons dans le rythme des festivités régimentaires et chauriennes en leur donnant un éclat particulier : la fête du Cassoulet ce week-end, le cocktail de rentrée régimentaire, les Journées du patrimoine au château des Cheminières et le semi-marathon de la Légion, que nous organisons chaque année au début du mois d'octobre.
- Castelnaudary n’est pas une sous-préfecture, mais elle abrite en revanche un régiment. Elle est une ville de garnison…
Oui, Castelnaudary est la ville de garnison par excellence : à taille humaine, on y vit et on y travaille dans des conditions optimales, tant pour les cadres et les légionnaires que pour leurs familles. Certes, la ville a perdu son statut de sous-préfecture en 1926 (il y a cent ans donc), mais elle a depuis conquis le titre de capitale mondiale du cassoulet, ce qui, pour beaucoup ici, vaut bien plus !
La qualité de vie y est réelle, et nombreux sont les légionnaires qui, quittant le service actif, reviennent s’y installer pour commencer une nouvelle vie en se reconvertissant ou en profitant d’une retraite bien méritée. Avec ses 550 permanents et 650 stagiaires — soit 1 200 cadres et légionnaires constamment présents sur le territoire car non projetés —, le 4e RE est un acteur quotidien du lien armée-nation, disponible sans préavis en cas de crise.
- Le « creuset de la Légion » est installé sur une partie de l’ancien domaine des Cheminières, aménagé avec goût, qui comprend des jardins à la française et à l’anglaise, ainsi qu'une orangerie ?
Après s’être installé, à son arrivée, au centre-ville dans la caserne Lapasset — un ancien centre mobilisateur assez exigu —, le régiment s’est vu attribuer un large terrain à proximité immédiate, sur lequel le nouveau quartier Capitaine-Danjou est sorti de terre. Ce domaine des Cheminières avait été acquis et aménagé au XIXe siècle par Eugène Mir, sénateur de l’Aude, qui y avait développé une exploitation agricole à la gestion très en avance sur son temps, dotée d'une remarquable infrastructure.
Ancienne demeure du sénateur, le château des Cheminières sert aujourd’hui de mess des officiers et des sous-officiers, et est également utilisé pour l’instruction des cuisiniers et des serveurs. Plusieurs outils de préparation opérationnelle ont été installés sur les terrains agricoles (village de combat, module d’audace, volière drones, terrain de rugby). Les jardins à la française, à l’anglaise et l’orangerie sont quant à eux conservés en l’état, et vont prochainement faire l’objet de mécénat pour leur restauration.
- Le régiment possède historiquement des fermes à proximité de la ville. Ces sites, à la fois proches et isolés, sont-ils bénéfiques pour la formation ?
Acquises initialement dans le but de gagner de l’espace pour l’instruction, les emprises extérieures — également appelées « fermes » car il s'agit de véritables anciennes fermes lauragaises isolées — sont aujourd’hui indispensables aux sections d’engagés volontaires en formation initiale pour s’imprégner de l’esprit de corps de la Légion étrangère. Coupés du monde, concentrés sur l’apprentissage des fondamentaux du métier militaire et sur la construction de leur cohésion, les engagés volontaires et leur encadrement s’y retirent pour que, loin de tout, l’individu s’efface, le collectif prenne le dessus, le superflu disparaisse et l’essentiel s’impose.
Ce premier mois en ferme de formation initiale, par lequel ils passent tous, est fondateur car il a pour objectif principal, comme je viens de l’évoquer, d’acquérir l’état d’esprit de la Légion étrangère et de les faire vivre selon le code d’honneur propre à l’institution. À l’issue de cette période, l’engagé volontaire devient légionnaire et entre véritablement dans la famille Légion lors de la cérémonie de remise du képi blanc. Il y prête serment de servir avec honneur et fidélité, et récite le code d’honneur qui réglementera ensuite sa vie.
La Légion étrangère est arrivée en 1976 à Castelnaudary avec son Groupement d’instruction, devenu ensuite le régiment héritier du 4e régiment étranger d’infanterie. Les « Fortes Têtes » surnom des légionnaires du 4 depuis leurs aventures marocaines, sont ainsi présents dans le Lauragais audois depuis cinquante ans, et ils y sont parfaitement accueillis et intégrés.
Vous savez, célébrer ce cinquantenaire, c’est d’abord remercier les Chauriens qui nous ont accueillis, ainsi que nos anciens qui ont continuellement amélioré les conditions de vie et d’instruction, qui est la mission confiée depuis au 4e régiment étranger par le général commandant la Légion. Ainsi, j’ai voulu commencer cette célébration le jour de la Fête nationale pour illustrer de la meilleure façon l’exemple du lien armée-nation que constituent aujourd’hui les relations entre le 4e RE et Castelnaudary, et la conclure le jour de la fête régimentaire, le 15 novembre, pour marquer notre reconnaissance envers nos anciens qui seront présents en masse.
En outre, nous nous inscrirons dans le rythme des festivités régimentaires et chauriennes en leur donnant un éclat particulier : la fête du Cassoulet ce week-end, le cocktail de rentrée régimentaire, les Journées du patrimoine au château des Cheminières et le semi-marathon de la Légion, que nous organisons chaque année au début du mois d'octobre.
- Castelnaudary n’est pas une sous-préfecture, mais elle abrite en revanche un régiment. Elle est une ville de garnison…
Oui, Castelnaudary est la ville de garnison par excellence : à taille humaine, on y vit et on y travaille dans des conditions optimales, tant pour les cadres et les légionnaires que pour leurs familles. Certes, la ville a perdu son statut de sous-préfecture en 1926 (il y a cent ans donc), mais elle a depuis conquis le titre de capitale mondiale du cassoulet, ce qui, pour beaucoup ici, vaut bien plus !
La qualité de vie y est réelle, et nombreux sont les légionnaires qui, quittant le service actif, reviennent s’y installer pour commencer une nouvelle vie en se reconvertissant ou en profitant d’une retraite bien méritée. Avec ses 550 permanents et 650 stagiaires — soit 1 200 cadres et légionnaires constamment présents sur le territoire car non projetés —, le 4e RE est un acteur quotidien du lien armée-nation, disponible sans préavis en cas de crise.
- Le « creuset de la Légion » est installé sur une partie de l’ancien domaine des Cheminières, aménagé avec goût, qui comprend des jardins à la française et à l’anglaise, ainsi qu'une orangerie ?
Après s’être installé, à son arrivée, au centre-ville dans la caserne Lapasset — un ancien centre mobilisateur assez exigu —, le régiment s’est vu attribuer un large terrain à proximité immédiate, sur lequel le nouveau quartier Capitaine-Danjou est sorti de terre. Ce domaine des Cheminières avait été acquis et aménagé au XIXe siècle par Eugène Mir, sénateur de l’Aude, qui y avait développé une exploitation agricole à la gestion très en avance sur son temps, dotée d'une remarquable infrastructure.
Ancienne demeure du sénateur, le château des Cheminières sert aujourd’hui de mess des officiers et des sous-officiers, et est également utilisé pour l’instruction des cuisiniers et des serveurs. Plusieurs outils de préparation opérationnelle ont été installés sur les terrains agricoles (village de combat, module d’audace, volière drones, terrain de rugby). Les jardins à la française, à l’anglaise et l’orangerie sont quant à eux conservés en l’état, et vont prochainement faire l’objet de mécénat pour leur restauration.
- Le régiment possède historiquement des fermes à proximité de la ville. Ces sites, à la fois proches et isolés, sont-ils bénéfiques pour la formation ?
Acquises initialement dans le but de gagner de l’espace pour l’instruction, les emprises extérieures — également appelées « fermes » car il s'agit de véritables anciennes fermes lauragaises isolées — sont aujourd’hui indispensables aux sections d’engagés volontaires en formation initiale pour s’imprégner de l’esprit de corps de la Légion étrangère. Coupés du monde, concentrés sur l’apprentissage des fondamentaux du métier militaire et sur la construction de leur cohésion, les engagés volontaires et leur encadrement s’y retirent pour que, loin de tout, l’individu s’efface, le collectif prenne le dessus, le superflu disparaisse et l’essentiel s’impose.
Ce premier mois en ferme de formation initiale, par lequel ils passent tous, est fondateur car il a pour objectif principal, comme je viens de l’évoquer, d’acquérir l’état d’esprit de la Légion étrangère et de les faire vivre selon le code d’honneur propre à l’institution. À l’issue de cette période, l’engagé volontaire devient légionnaire et entre véritablement dans la famille Légion lors de la cérémonie de remise du képi blanc. Il y prête serment de servir avec honneur et fidélité, et récite le code d’honneur qui réglementera ensuite sa vie.
- Le 4e RE est un maillon essentiel de la Légion ?
Seul régiment d’instruction de la Légion étrangère, et seule unité d’instruction de l’armée de Terre structurée sur le modèle régimentaire, le 4e RE forme l’ensemble des sous-officiers et des légionnaires, qui y passent plusieurs fois comme stagiaires. Certains y sont affectés comme instructeurs, et ce dans trois domaines : la formation initiale, la formation des cadres et la formation des spécialistes.
C’est effectivement un maillon essentiel de la Légion, car il est garant de la transmission de l’esprit de corps aux plus jeunes, de l’exigence du commandement aux nouveaux cadres et du goût de la rigueur d’exécution aux nouveaux spécialistes, avant même la transmission à ces trois populations des savoir-faire indispensables.
- En deux ans de commandement, vous aurez formé l’equivalent des effectifs de l’institution ?
En moyenne, le 4e RE forme 5 500 stagiaires par an, répartis dans 38 stages différents. La Légion comptant presque 9 500 cadres et légionnaires, c’est donc plus que la totalité de son effectif, à tous les niveaux de responsabilité, que je reçois au régiment durant mon temps de commandement. C'est une réelle opportunité de renforcer ma connaissance globale de l’institution, de ses missions, de ses régiments, des hommes qui la composent, ainsi que des évolutions en cours.
- L’unité forme et instruit, mais elle doit aussi se transformer sans cesse afin de s’adapter à l’évolution du champ de bataille ?
L’instruction dispensée par le régiment pour la formation initiale du légionnaire concerne essentiellement les fondamentaux du combattant : savoir-être, actes réflexes et actes élémentaires. Ces fondamentaux ne sont, a priori, pas appelés à évoluer fréquemment, mais le cadre dans lequel ils sont enseignés doit coller à la réalité du champ de bataille d’aujourd’hui et permettre de la toucher du doigt au plus tôt.
Grâce au Centre d’instruction tactique drones et robotique (CITD-R), qui forme l’ensemble des télépilotes de drones de la Légion, l’appui et la menace drones sont insérés dès que possible aux différentes instructions et exercices régimentaires du 4e RE, avec l’objectif simple d’accoutumer au plus tôt le légionnaire au combat d’aujourd’hui. De même, un module aguerrissement a été ajouté à la formation initiale pour acculturer au durcissement physique et moral du combat.
Des réflexions sont en cours sur l’intégration, dès l’instruction initiale, d’autres évolutions du champ de bataille dans l’environnement du légionnaire, ainsi que sur le lancement de nouveaux projets d’innovation. Certaines évolutions pourraient rapidement créer de nouveaux besoins et conduire à la création de nouveaux stages de spécialistes. L’ingénierie de formation, pilotée par le Bureau instruction emploi, fait l’objet d’une remise en question permanente au 4e RE.
- Vous êtes le 51e « Caïd des Fortes Têtes » ?
L’histoire du « régiment du Maroc » — appellation d'origine du 4e RE créé en 1920 à Marrakech — est assez complexe. Le 4e REI est de tous les combats pour la pacification de 1920 à 1934. Il envoie également deux bataillons en Syrie dans le cadre du mandat français. Il est dissous en 1940 après avoir contribué, avec un bataillon, à créer la 13e demi-brigade de Légion étrangère (DBLE) envoyée en Scandinavie. Il est recréé en 1941 sous la dénomination de 4e demi-brigade de Légion étrangère à Saint-Louis au Sénégal, puis se bat en Tunisie en 1943. Il réapparaît en tant que 4e REI en 1946 et envoie des bataillons à Madagascar et en Indochine. À partir de 1956, il combat en Algérie puis opère au Sahara jusqu’à sa dissolution en 1964. Devenu Groupement d'instruction en 1976, il est recréé en 1977 comme régiment d’instruction de la Légion étrangère, retrouvant en 1981 le numéro et les traditions du 4e RE.
Dans cette filiation, je suis effectivement le 51e chef de corps du 4e RE, ou « Caïd des Fortes Têtes », m’inscrivant dans la lignée prestigieuse de mes prédécesseurs qui ont constamment fait évoluer le régiment en répondant sans état d’âme aux besoins de la Légion, avec un sens exemplaire du service. Je tiens à leur rendre un hommage particulier à l’occasion de cet entretien, en cette année de cinquantenaire, si importante pour l’identité des « Fortes Têtes » du 4e RE.

