Paul Leterrier (1921-2025), au nom de la liberté



Le courage et l’exemple. Ainsi peut-on résumer Paul Leterrier, Français libre, qui vient de mourir à l’âge de 103 ans à Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
Le symbole également car il était le dernier membre du 1er régiment de fusiliers marins (RFM/BFM) à avoir participé à la bataille de Bir Hakeim. L’une des 18 unités à avoir reçu la Croix de la Libération.

1941
Né au Havre le 21 décembre 1921, le jeune homme s’engage à 15 ans comme mousse sur les paquebots de la Compagnie Générale Transatlantique. Après la débâcle de 1940, à l’heure du choix alors que la France est écrasée par le désastre, le jeune Paul choisit le camp de Gaulle. Ce sera en septembre 1941, à Beyrouth. Et c’est l’intégration dans ce qui est alors le 1er bataillon de fusiliers marins commandé par le capitaine de corvette, Hubert Amyot d'Inville. De cet engagement, Paul Leterrier a dit : « on n'a fait que ce qu'on avait à faire, et ce que n'ont pas fait la majorité des Français qui pouvaient aussi le faire ».

Bir Hakeim
Il enchaine les combats. Bir Hakeim, El Alamein, la Tunisie, Monte Cassino, puis le débarquement de Provence et la libération de la France. A Bir Hakeim, il est blessé deux fois. Notamment quelques heures avant la sortie de vive force, le 9 juin 1942, un éclat d'obus vient se nicher dans sa cuisse. Mais il arrivera à sortir vivant de l’enfer.
Après-guerre, Paul Leterrier sera policier à la Direction de la Surveillance du Territoire (DST). Titulaire de nombreuses décorations, il était commandeur de la Légion d’honneur.
Le mot, enfin, qui pourrait définir ce type d’homme, ceux qui ont dit « non » au risque de leur vie, est celui d’« héroïsme sans faille ».

Photo : ©X

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