Seraj, l’un des instruments répressifs du cyber iranien
Répression
En 2022, lors des manifestations qui ont suivi la mort de l’étudiante Mahsa Amini, arrêtée par la police des moeurs pour « port de vêtements inappropriés » (voir post du 26 août) le Seraj aurait joué « un rôle central dans le doxxing (identification) des manifestants et activistes », explique le journal du New Lines Institute for Strategy and Policy, groupe de réflexion américain cité par Projet Fox. « L’organisation a collecté puis divulgué des données personnelles permettant aux forces de sécurité iraniennes et aux Basij d’identifier et de cibler les protestataires. » Dans le contexte de la guerre avec Israël, ces paramilitaires ont accentué la répression.
Propagande
Le Seraj, outre ce volet « étouffement » est un instrument actif de la propagande de la dictature des mollahs. Une cyber-influence qui se manifeste par la production « de contenus propagandistes : des jeux vidéo patriotiques, des films à portée idéologique, ainsi que des cours de sensibilisation à la cybersécurité accessibles au grand public. Ces formations comprennent des consignes précises sur la manière dite "appropriée" de s’exprimer en ligne, dans le respect des valeurs prônées par le régime » explique Projet Fox dans son étude mise en ligne le 1er juillet dernier.
*Créé fin 2020, le Projet Fox se présente comme un groupe sous pseudonyme destiné à la promotion du renseignement et de ses techniques et à leur application aux crises et aux conflits armés.