CIO, les poids et les mesures



Comme dans l’expression que nous connaissons tous, ils vont par deux. D’un côté le Comité international olympique disqualifie le skeletoneur* ukrainien Vladyslav Heraskevytch pour avoir voulu porter un casque en hommage à des athlètes de son pays tués lors de « l’opération militaire spéciale » engagée par la Russie.

La règle
Au nom du strict respect de l’article 50 de la charte olympique qui stipule « qu’aucune manifestation politique, religieuse ou raciale n’est autorisée sur les sites, les lieux et autres zones olympiques ».
Kirsty Coventry, la présidente de l’institution, qui explique ne pas contester, à titre personnel, le message de l’athlète, s’est finalement retranchée derrière les règles. Une exclusion de Vladyslav Heraskevytch des JO d’hiver de Milan Cortina confirmée, hier, par le tribunal arbitral du sport (TAS).

Oui mais…
D’un autre côté, le quotidien sportif L’Equipe rappelle ce matin que le footballeur coréen Park Jong-woo qui avait brandi en 2012 à Londres, un message de soutien à l’occupation d’une île disputée au Japon « avait fini par recevoir sa médaille de bronze ». Quatre ans plus tard, à Rio de Janeiro, l’Ethiopien Lilesa, 2e du marathon « avait croisé ses poings au-dessus de sa tête sur le podium, en soutien aux Oromos** ». Enfin, à Tokyo, en 2021, la médaillée d’argent du lancer du poids « montait sur le podium les bras en forme de X, pour défendre la communauté LGBT ».
Le CIO gagnerait beaucoup en crédibilité en expliquant, avec précision, ce que recouvre un message politique.

* Contrairement à la luge le skeletoneur se place sur son engin à plat ventre, la tête en avant.
**Majoritaires en Ethiopie mais maintenus loin du pouvoir.

Illustration : ©Instagram

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