Domol Leydi, le signe d’une insécurité qui inonde la Niger



Le 27 mars dernier le conseil des ministres nigérien adoptait un projet d’ordonnance instituant des organisations territoriales d'auto-défense. Celles-ci dénommées « Domol Leydi », « sont des auxiliaires des Forces de Défense et de Sécurité, sont chargées plus précisément de missions de sensibilisation, de renseignement et d'auto-défense de leurs terroirs respectifs » lit-on dans le compte-rendu du conseil. Le texte précise également que les personnels de cette structure sont issus des Forces de défense et de sécurité « ressortissants des terroirs concernés ou parmi les habitants de ces terroirs ». Une décision qui avalise une situation existante, ces milices locales de protection existent déjà mais seront armées, formées par les FDS.

Les risques
Cette décision « confirme si besoin était, une situation extrêmement inquiétante, note un ancien de l’ex-ministère de la Coopération. La junte Tiani n’arrive pas à contenir une menace qui ne cesse de s’étendre ». Notamment, vers la frontière de ses voisins, en particulier ceux du Golfe de Guinée. Et rajoute un militaire français, « si Niamey arme et organise des civils cela signifie que les forces de sécurité sont dépassées ». Comme au Burkina Faso qui a, également, armé des civils « ce choix confirme une incapacité à stabiliser le territoire » ajoute cet officier. Au Burkina, ces Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont affiché rapidement les dérives que beaucoup redoutaient : se retourner contre les populations civiles. En outre, ces milices deviennent immédiatement les cibles de groupes terroristes.

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