Un ami hongrois
L’autrice Huguette Pérol a écrit, en 2011, ce roman Un ami hongrois publié chez l’Harmattan. Vladimir Poutine a lui aussi un ami hongrois, Viktor Orban qu’il espère sûrement voir remporter les élections législatives, le 12 avril. Mais celui-ci ne semble guère en position favorable, si l’on en croit les sondages. Car Orban est un peu le « petit rapporteur » des réunions de l’Union Européenne, dont son pays est membre depuis 2004. Mais aussi un agent d’influence au profit de Moscou.
La machine hongroise au service de la Russie
L’illibéral et nationaliste premier ministre hongrois a mis son gouvernement au service du Kremlin. Ainsi d’après The Insider *« une ligne directe entre le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, a permis à Moscou d'obtenir des informations stratégiques sur des questions cruciales pour l'UE ». Deux ministres qui méprisent ouvertement l’UE. « Szijjártó faisant également pression pour que des oligarques russes sanctionnés, dont la sœur du milliardaire Alicher Ousmanov, soient retirés des listes noires de l'UE » poursuit le site. Ou agissant pour bloquer, avec la Slovaquie, un train de sanctions de l’Union européenne.
Agent traitant et informateur
Ces informations ont été obtenues à partir des transcriptions et des enregistrements audios de conversations téléphoniques entre Szijjártó et Lavrov. « Si vous anonymisez ces conversations et les montrez à n'importe quel agent traitant, il jurera qu'il s'agit de la transcription d'une conversation entre un agent de renseignement et son informateur », a précisé un haut responsable du renseignement européen après avoir examiné une version imprimée des échanges.
* En collaboration avec ses partenaires d’investigation Frontstory, VSquare, Delfi Estonia et ICJK.
Photo : Szijjártó reçoit l'Ordre de l'amitié russe des mains de Sergueï Lavrov le 30 décembre 2021,
© Gouvernement hongrois-Kormany.hu.
