Mali, le siège de Bamako



Les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) ont annoncé, hier, le siège total de la capitale malienne. Paris vient de recommander à ses ressortissants (moins de 10.000 dont la majorité sont des binationaux) de quitter temporairement le pays « dès que possible » précise le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères.

Revers
Le chef de la junte, le général Goïta a eu beau expliquer, hier soir, dans un discours télévisé que « grâce à la promptitude et au professionnalisme des Forces armées et de Sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants » la réalité semble largement le contredire. Kidal, reprise en 2023 avec l’aide de Wagner, a été perdue face aux attaques coordonnées des jihadistes du GSIM et du Front de libération de l'Azawad (FLA). L’image qui restera est celle des mercenaires d’Africa corps (qui ont remplacé ceux de Wagner) quitter la ville sous le regard des vainqueurs. Quatre autres localités auraient été prises par les insurgés. En outre, le ministre malien de la défense, Sadio Camara a été tué, samedi, dans la ville garnison de Kati.
Faiblesse russe
Plus globalement, cette incapacité russe à contribuer à restaurer l’intégrité territoriale du Mali est la leçon que chancelleries, population et observateurs, tirent. « Sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s’être retirées trop vite, voire d’avoir laissé les soldats maliens exposé » écrit le site Afrik.com. « Ceux-ci, en effet, n’ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… »

Photo : ©Facebook, présidence de la République du Mali.

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