Le recrutement d’enfants soldats par Téhéran



Le 29 mars dernier, Alizera Jafari, 11 ans, était tué par une frappe de drone* à un poste de contrôle à Téhéran. Il était alors en compagnie de son père, bassidji du Corps des gardiens de la révolutions islamique (CGRI). La mère de l’enfant a déclaré au journal Hamshari que son mari avait évoqué « une pénurie de personnel » et qu’il était donc parti avec Alizera et son frère, âgé de 9 ans. Lui expliquant que le plus grand des deux devait « se préparer pour les jours à venir ».

Enfants armés
Amnesty international explique avoir vu des photos ou des vidéos montrant des enfants « maniant des armes comme des AK47, ou se tenant aux côtés de membres du CGRI ou d’autres forces à des postes de contrôle, pendant des patrouilles ou des rassemblements militarisés organisés par l’Etat à Téhéran, Meched et Kermânchâh. » L’ONG rappelle que l’article 93 des statuts et règlements du corps des gardiens de la révolution autorise les enfants de moins de 15 ans à devenir des bassidjis ordinaires (l’une des trois catégories avec les bassidjis actifs et les bassidjis spéciaux).

A partir de 12 ans

Human Rights Watch, autre organisation des droits humains rappelle que le 26 mars, un responsable de la 27ème division Mohammad Rasulullah du CGRI a déclaré qu’une campagne visant à enrôler des civils, intitulée « Combattants pour la défense de la patrie en Iran », avait fixé l’âge minimum du recrutement à 12 ans. Ce recrutement d’enfants soldats « constitue un crime de guerre » précise Erika Guevar-Rosas, directrice générale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes d’Amnesty.

*Israélien selon les autorités iraniennes.
Photo : © capture d’écran ANA

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