Le capitaine du pétrolier russe Tagor en garde à vue
Le parquet de Brest vient de confirmer le placement en garde à vue du capitaine du Tagor, un pétrolier russe arraisonné dimanche par la France. Ce navire-citerne appartient à la flotte fantôme russe, qui a pour objectifs de contourner les sanctions internationales. Le Tagor arborait un faux pavillon camerounais. Il a depuis été escorté par la marine nationale en baie de Douarnenez (Finistère) où une enquête a été ouverte par le parquet.
Un an de prisonL’interception s’est déroulée à plus de 400 nautiques à l’ouest de la pointe de Bretagne par la marine française avec le soutien de plusieurs partenaires dont le Royaume-Uni. Le capitaine, de nationalité russe, encourt un an de prison et 150 000 euros d’amende pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer en mer, ainsi que la confiscation du navire. L’armateur « en cours d’identification » peut être condamné aux mêmes peines, a précisé le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger dans un communiqué.
9282481
Depuis 2005, ce pétrolier a successivement arboré les pavillons de l'Ile de Man, des Iles Marshall, de Panama et à faussement utilisé les pavillons de Guinée et de Madagascar. Le 3 avril dernier, l'agence portuaire, maritime et fluviale malgache signalait « les activités systématiques d'immatriculation frauduleuses » de 40 navires dont le Tagor (IMO 9282481).
Nihilisme juridique
Pour la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères citée par l’agence Tass, « les déclarations de la partie française concernant la détention du pétrolier Tagor sont un exemple de nihilisme juridique européen et de réécriture des normes pour servir ses propres besoins ». Pour sa part, Emmanuel Macron, sur X, a estimé « inacceptable que des bateaux contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que mène la Russie contre l’Ukraine depuis plus de 4 ans ».
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©VesselFinder
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