Le Sahel épicentre du terrorisme, un revers pour la Russie
C’est une tragique réalité, le Sahel concentre aujourd’hui près de la moitié des morts liés au terrorisme dans le monde. En 2024, plus de 7 500 décès y ont été enregistrés dont 51% dans la seule bande sahélienne. En 2025, la tendance se confirme : sur 5 582 morts, près d’un sur deux se situe dans la région. Ce constat est établi par Global Terrorism Index qui, chaque année, mesure l’impact du terrorisme dans 163 pays (voir également post du 16 mai 2025).
La gageure de l’AES
Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) figurent dans le top 5 des pays les plus touchés. Il y a moins de vingt ans, ils ne représentaient qu’1% des morts liés aux actes terroristes. « La région est devenue une sorte de cœur battant de la violence djihadiste mondiale » commente un ancien diplomate, familier de cette région. A noter que le Bénin progresse dans ce classement, passant de la 26e à la 19e place.
La stratégie russe inefficace
Le pari de ces trois capitales semble raté. Il se situe tout au moins très largement en deçà des espoirs. Car depuis le retrait occidental (18 000 militaires français ou onusiens), les groupes armés ont gagné en mobilité et les mercenaires de Moscou ne parviennent pas à s’imposer sur le terrain. D’autant que la Russie a de plus en plus besoin d’hommes pour combattre dans le cadre de l’aventureuse « opération miliaire spéciale » engagée en Ukraine. Comme l'explique un officier français qui a participé, naguère, à des opérations dans la région « la stratégie russe contribue à entretenir l’insécurité » et des faits documentés prouvent que ses représentants ont participé, avec des militaires locaux, à des violations des droits humains. Ainsi à Moura en 2022 au Mali, 500 morts.
La gageure de l’AES
Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) figurent dans le top 5 des pays les plus touchés. Il y a moins de vingt ans, ils ne représentaient qu’1% des morts liés aux actes terroristes. « La région est devenue une sorte de cœur battant de la violence djihadiste mondiale » commente un ancien diplomate, familier de cette région. A noter que le Bénin progresse dans ce classement, passant de la 26e à la 19e place.
La stratégie russe inefficace
Le pari de ces trois capitales semble raté. Il se situe tout au moins très largement en deçà des espoirs. Car depuis le retrait occidental (18 000 militaires français ou onusiens), les groupes armés ont gagné en mobilité et les mercenaires de Moscou ne parviennent pas à s’imposer sur le terrain. D’autant que la Russie a de plus en plus besoin d’hommes pour combattre dans le cadre de l’aventureuse « opération miliaire spéciale » engagée en Ukraine. Comme l'explique un officier français qui a participé, naguère, à des opérations dans la région « la stratégie russe contribue à entretenir l’insécurité » et des faits documentés prouvent que ses représentants ont participé, avec des militaires locaux, à des violations des droits humains. Ainsi à Moura en 2022 au Mali, 500 morts.
Photo : ©Global Terrorism Index.
